Des vœux pour le diocèse sous le signe de l’annonce de la foi aux adultes

Webmaster 12 janvier 2013 0

Une centaine de prêtres, diacres et laïcs en responsabilité ont répondu positivement à l’invitation de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri de se retrouver au sanctuaire Notre-Dame du Laus pour fêter la nouvelle année.

La matinée a commencé en ce vendredi 11 janvier 2013 par une présentation, par le service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat, de l’annonce de la foi aux adultes et du chemin les menant jusqu’au baptême.

Ces deux heures de réflexion et de partage d’expériences ont été suivis de la messe. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri avait invité le Père Jean-Marie Dezon à assurer la prédication.

Puis ce fut le déjeuner dans la grande salle à manger du sanctuaire.

Ci-dessous, quelques photos de la célébration et du déjeuner, le texte de l’homélie, et des témoignages lus durant la matinée consacrée au catéchuménat des adultes.

Le Père Jean-Marie Dezon au cours de son homélie

L’ensemble des prêtres du diocèse concélébrant autour de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

Photo de groupe à la sortie de la célébration

Le déjeuner dans la grande salle du restaurant du sanctuaire.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri remercie le personnel

 

Homélie du Père Jean-Marie Dezon
commentant l’évangile selon saint Luc,
chapitre 5, versets 12 à 16,
sur la guérison d’un lépreux

Tout au long de cette semaine qui suit la fête de l’Épiphanie, la liturgie nous offre de nombreux récits de miracles de Jésus : guérisons, multiplication des pains, marche sur les eaux, et aujourd’hui purification d’un lépreux.

Il est bien vrai que ces miracles constituent autant d’épiphanies, de révélations de Dieu en Jésus-Christ. Dieu se fait pèlerin, et ne craint pas de fouler nos chemins de peine pour y déposer la paix ; Dieu se laisse visiter par la faim de l’homme, et va jusqu’à se donner lui-même en nourriture. Le Très-haut se rend très proche, révélant non seulement sa compassion, sa tendresse à l’égard des hommes, mais aussi sa volonté de les recréer intérieurement par la foi et par l’amour.

Dans les gestes de Jésus, dans sa parole souverainement libre, dans sa communion à toute détresse, se dévoile le mystère d’un Dieu généreux et solidaire, soucieux de la vie de l’homme, médecin du cœur de la terre.

L’Évangile de ce jour nous montre le Christ qui ne met aucun obstacle à la rencontre, aucune barrière, lorsqu’un homme, fût-il frappé de lèpre, s’avance avec audace et foi vers lui. Bien plus, Jésus étend la main, le touche et offre la parole qui va restituer l’homme à lui-même et à ses frères : « Je le veux, sois purifié ».

Jésus étendit la main et le toucha. La main étendue, comme pour bénir, tendue pour soutenir, relever ou remettre en confiance. Le toucher divin, le contact qui adoucit et qui devient bienfaisant, enveloppant comme un regard aimant. La main de Jésus se tend comme un pont de communion, de compassion, et ne craint pas de toucher la plaie qui défigure l’homme, pour le guérir et le rendre à sa beauté.

« Jésus étendit la main et le toucha ».

Aujourd’hui nous confessons notre joie de nous savoir rassemblés par le Christ et en son nom. Aujourd’hui, autour de notre évêque, nous recevons et offrons des vœux alors que commence l’année 2013. Comment ne pas désirer, espérer les uns pour les autres, pour tous, cette présence, cette douceur du Christ qui étend la main et qui touche ? Comment ne pas appeler cette bénédiction du Christ sur toutes les personnes auprès desquelles nous sommes envoyés et dont nous aurons à partager les joies et les peines, sur les hommes et les femmes que nous côtoierons et de qui nous recevrons de l’aide ou que nous aiderons, sur tous ceux qui voudront se remettre en chemin et permettre à la lumière de l’Évangile de les guider ?

Comment pourrions-nous appeler sur nos frères et sœurs la main de Jésus qui bénit, espérer pour eux et pour nous-mêmes le toucher délicat qui guérit, le souffle bienfaisant qui pacifie, sans réaliser que cela passe aussi par nous, et que le Christ aujourd’hui se donne en l’homme, à travers lui ; c’est-à-dire qu’il a besoin de chacun, chacune d’entre nous pour continuer à se donner, pour, encore et toujours, étendre la main, toucher, sauver ? C’est ce qu’une petite carmélite de Dijon, Élisabeth de la Trinité avait si bien compris et exprimé avec ses mots sublimes : « qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je lui sois une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son mystère ».

Et si notre vocation chrétienne, qui est à la fois une grâce et un appel, n’était finalement pas autre chose que cela : offrir, par toute notre vie, une humanité de surcroît à ce Dieu, Verbe fait chair, qui vient étendre la main, toucher et sauver ?

Rendons grâces pour grâces. Amen.

 

***

Les sacrements de l’initiation chrétienne
(baptême, eucharistie, confirmation)
sont possibles à tout âge.

Ci-dessous les témoignages lus durant la matinée pour illustrer les chemins de foi d’adultes dans les Hautes-Alpes.

Une partie de l’assistance au cours de la présentation du catéchuménat des adultes dans le diocèse

Jordan – 46 ans, néophyte

J’ai reçu le baptême l’année dernière et maintenant je suis en chemin pour la confirmation. J’ai vécu mon catéchuménat comme un enrichissement personnel. Il y a eu plein de questions auxquelles je n’avais même pas pensé : sur le sens du travail, sur la famille, les amis, les valeurs qu’on veut avoir… Par les échanges et les textes de la bible qui ont été approfondis, s’est ouvert devant moi un nouveau champ où la foi apporte une lumière sur ce que je vis au quotidien, sur qui je veux être en tant que chrétien.

Bérengère – 38 ans, future baptisée en 2013

Au début, je me suis dit que le baptême cela était compliqué. Mais dès mon Entrée en catéchuménat, j’ai vu que les gestes étaient simples, ils se répètent pour chaque catéchumène ; chacun de nous étant différent et pourtant, tous désireux d’être catholiques. Ces célébrations des étapes sont belles et elles me parlent encore dans ma tête. Je sais vraiment que Dieu veut me le donner ce baptême pour être enfin son enfant. Et à Pâques ce sera une fête car je me sens accueillie comme je suis par les autres, par l’Église. Avec toutes ces  célébrations et il y en aura d’autres d’ici le carême, je sais que les chrétiens sont heureux que des adultes veuillent se faire baptiser.

Grégory - 26 ans, candidat au baptême  

Moi, je commence juste. Et au fond le baptême, je ne sais pas trop ce que c’est. J’ai parfois envie que ce soit déjà fait, car, au moins, je n’hésiterai plus ; ce serait décidé une fois pour toutes. Mais j’ai des accompagnateurs et, je sais que nous allons prendre le temps d’en discuter, de mûrir les choses. Et au fond, je me dis que cela vaut sans doute mieux car je n’ai pas non plus envie de faire les choses à moitié. De toute façon, je suis papa depuis quelques mois, ma copine voudrait que l’on se marie bientôt. Au point où j’en suis, pour faire dans le bon ordre, c’est déjà raté. Alors ! Maintenant ce qui compte pour moi, c’est d’avancer pour réussir ma vie et construire une vraie famille.

Léa - 28 ans, en chemin vers l’eucharistie  

En inscrivant ma petite fille au catéchisme, ma décision était prise : moi aussi je ferai le chemin de la première communion. J’ai été baptisée bébé mais rien ensuite ; je n’ai jamais eu d’occasion pour prendre contact avec l’Église. Maintenant j’ai deux enfants et dans ma belle-famille, ils sont très catholiques. Mais cela ne m’influence pas beaucoup et je tiens à dire que c’est moi qui souhaite aller à l’Église et participer à la messe.

En revanche, je suis très contente d’apprendre que pour les adultes, il y a un catéchisme de possible et que je pourrais aussi être confirmée. Moi, vis-à-vis de mes filles, je ne veux pas être en reste ; je voudrais tout connaître de la Bible et tout savoir sur Dieu… Vis-à-vis aussi de ma belle-famille, je veux pouvoir discuter d’égal à égal et avoir ma manière à moi de parler de ma foi et de prier.   

Marc - 68 ans, confirmé récemment    

J’ai redécouvert la foi petit à petit en participant à un groupe biblique. Quand on m’a proposé d’être confirmé, j’ai dit oui pour avoir l’occasion de dire « je crois » avec d’autres. Mais je fus très étonné du retentissement sur moi de faire partie d’un groupe de sept confirmands. Quoique très différents par l’âge et nos expériences de vie, nous avons formé une vraie fraternité. Du coup, pour moi l’Église est devenue une réalité beaucoup plus tangible. Il n’était pas seulement question de comprendre la bible mais d’y entendre ensemble une Parole, de se situer en témoin du Christ dans nos vies. Je n’avais pas du tout réalisé à quel point le sacrement de confirmation allait me faire devenir un membre de l’Église à part entière et me convertir.   

NB : Les prénoms ont été changés pour garder plus de discrétion vis-à-vis de  ces personnes.

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