Éléments de discernement – 61 / Un appel à la mondialisation de la solidarité

Webmaster 8 avril 2012 0

3. Ce que l’Église a à dire sur les sujets au cœur de la campagne présidentielle 2012 en France
   3.8. La communauté internationale
     3.8.1. La France en Europe
     3.8.2. La France dans le monde
        3.8.2.1. La question sociale est devenue mondiale : devoir de solidarité internationale !
        3.8.2.2. Réformes nécessaires des institutions internationales
(voir article précédent)

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        3.8.2.3. Un appel à la mondialisation de la solidarité

La France, à part entière dans l’Europe, ne saurait renoncer à être de ces pays qui œuvrent résolument pour une « mondialisation de la solidarité » :

« « L’Europe ne saurait se replier sur elle-même. Elle ne peut ni ne doit se désintéresser du reste du monde; elle doit au contraire garder pleine conscience que d’autres pays, d’autres continents, attendent d’elle des initiatives audacieuses, pour offrir aux peuples les plus pauvres les moyens de leur développement et de leur organisation sociale, et pour édifier un monde plus juste et plus fraternel ». Pour réaliser une telle mission de manière appropriée, il sera nécessaire « de repenser la coopération internationale en termes de nouvelle culture de solidarité. Considérée comme ferment de paix, la coopération ne peut pas se réduire à l’aide et à l’assistance, surtout quand on envisage en retour de tirer profit des ressources mises à disposition. Au contraire, elle doit exprimer un engagement concret et tangible de solidarité qui vise à faire des pauvres les acteurs de leur développement et qui permette au plus grand nombre possible de personnes d’exercer, dans les circonstances économiques et politiques concrètes dans lesquelles elles vivent, la créativité propre à la personne humaine, d’où dépend aussi la richesse des nations ». De plus, l’Europe doit prendre une part active dans la promotion et dans la mise en pratique d’une mondialisation « dans la » solidarité. Comme condition de cette dernière, il faut ajouter une sorte de mondialisation « de la » solidarité et des valeurs connexes d’équité, de justice et de liberté, dans la ferme conviction que le marché requiert d’être « dûment contrôlé par les forces sociales et par l’État, de manière à garantir la satisfaction des besoins fondamentaux de toute la société. » » Jean-Paul II, 2003, exhortation apostolique Ecclesia in Europa, 111 – 112 

Pour aider au développement international, la responsabilité de chacun est aussi engagée. L’Église soumet plusieurs idées, dont celle pour chaque citoyen de pouvoir, dans une certaine mesure, librement affecter la destination de la partie de ses impôts servant à financer le développement :
« Une possibilité d’aide au développement pourrait résider dans l’application efficace de ce qu’on appelle communément la subsidiarité fiscale, qui permettrait aux citoyens de décider de la destination d’une part de leurs impôts versés à l’État. En ayant soin d’éviter toute dégénération dans le particularisme, cela peut aider à encourager des formes de solidarité sociale à partir des citoyens eux-mêmes, avec des bénéfices évidents sur le plan de la solidarité pour le développement. »
Benoît XVI, encyclique Caritas in Veritate, 60

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Pour aller plus loin

 

- Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

- Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

- Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

- Compendium de la doctrine sociale de l’Église

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