1918 : la terrible victoire !!!

En ce lundi 11 novembre 2013, la messe du souvenir était célébrée en la cathédrale de Gap pour tous les morts de la Grande Guerre et leurs familles. Le père Sébastien Dubois, curé, et le père Éric Blanchard, aumônier du 4e régiment de chasseurs de Gap, concélébraient la messe en présence de fidèles et des autorités civiles et militaires.

La messe a été suivie d’une remise de médailles et d’un dépôt de gerbes au monument aux morts, en présence de nombreux élèves des écoles, dont ceux de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc de Gap.

Une partie des autorités. Ici au premier rang, de gauche à droite, le colonel Armel Dirou, commandant le 4e RC de Gap, le lieutenant-colonel Jean-Pierre Théron, délégué général départemental du Souvenir français, Roger Didier, maire de Gap
Au moment de la consécration : le sacrifice de nos soldats uni au sacrifice du Christ
Devant le monument aux morts de Gap, le 11 novembre 2013 à 11h00 : à l’heure même du cessez-le-feu du 11 novembre 1918
À droite Patrick Perchain, directeur de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc, au milieu d’enfants des écoles et collèges de Gap
Broderie d’une chasuble de Saint-Julien-en-Champsaur (Hautes-Alpes)

À paraître

Sous peu va paraître sous forme numérique un Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France. Ce guide est le fruit d’un travail coordonné par Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun, et Natacha Tourseiller, archiviste du diocèse de Marseille. Auront participé à ce travail les archives de sept diocèses de la région, de diverses congrégations religieuses, de bibliothèques diocésaines et de monastères.

Ce guide liste les centres de ressources et rend compte des documents ecclésiastiques mis à la disposition du public au sujet de la Grande Guerre : fonds épiscopaux, archives de prêtres, de grands séminaires, d’écoles, etc. Bref un catalogue fort utile aux chercheurs sur la Première Guerre mondiale.

 

Une recension du père Pierre Fournier

1918, LA TERRIBLE VICTOIRE
par Max Gallo
éditions XO, 2013
239 pages, 18 €

Au moment où l’on commémore le 95e anniversaire de l’Armistice, et avant même que ne commencent les commémorations de la Guerre 1914-1918, paraît ce “récit” de l’historien académicien Max Gallo, avec le sous-titre Une histoire de la Première Guerre mondiale. Ce second tome fait suite au premier : 1914, le destin du monde. Avec croquis ou cartes, et de nombreuses photos, l’auteur nous donne bien le contexte du drame qui se joue sur les divers fronts: 1915 l’ “année lugubre” (p. 44) avec tant de morts et de blessés grave, et les suites avec de rudes débats au niveau de l’Assemblée nationale… en 1918, l’ “heure terrible, grande et magnifique” (p. 193) du fait du constat de tant de pertes humaines et matérielles, et de la lourde nécessité de reconstruire les pays.

Max Gallo souligne “la démesure et la barbarie” de cette guerre, ainsi que l’intervention du nouveau pape, Benoît XV, qui avait proposé, dès le 3 septembre 1914, une trêve, en vain. Il insiste surtout sur le rôle de Clemenceau, « Le Tigre », si proche des troupes dans les tranchées.

En lisant ce récit, nous pensons aux combattants de nos familles et ceux dont les noms sont inscrits sur les plaques commémoratives en beaucoup de nos églises de villages: “Morts pour Dieu et pour la France”. Nous pensons aussi à l’évêque de Gap, Mgr Gabriel-Roch de Llobet, qui était alors sur le front et qui écrivait régulièrement à ses diocésains, ainsi qu’aux nombreux religieux (comme Teilhard de Chardin) mêlés aux autres soldats. Dans un style alerte, ce récit nous rappelle, à sa manière, l’importance de la béatitude du Christ: “Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu”.

Père Pierre Fournier
Responsable diocésain
de la formation permanente

Cet article a 2 commentaires

  1. COTIN

    BONJOUR,

    En vacances je vais très souvent en Lozère, pour ses paysages, pour la gentillesse de ses habitants. J’ai toujours été frappée par les monuments aux morts et la longue liste des “morts au champ d’honneur” pour cette boucherie que fut “la grande guerre”. Dans de si petits villages cela paraît impensable par la souffrance que cela laisse envisager.

    “QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR” chante un poète il n’y aura plus de guerre.

    Le verrons-nous ?

    Amitiés.

  2. Grimaldi Marie José

    “Mort où est ta victoire” ?

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