Une œuvre monumentale généreusement offerte au sanctuaire du Laus
  • Post published:7 mai 2013

Mercredi 1er mai 2013, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a présidé la fête de Notre-Dame du Laus. La messe solennelle, qu’il concélébrait avec Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice, a été suivie par la bénédiction d’un tableau monumental représentant la cérémonie de reconnaissance officielle des apparitions du 4 mai 2008.

Mgr Louis Sankalé au cours de son homélie, avec à sa droite Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et à sa gauche Mgr André Fort

C’est à Philippe Casanova, artiste français résidant à Rome, passionné par le baroque italien, que Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a confié la création de cette toile.

Après une visite à Notre-Dame du Laus durant l’été 2012 pour s’imprégner des lieux, l’artiste a consacré la quasi-totalité de ces six derniers mois à la réalisation de l’œuvre dans son atelier romain. Les dernières retouches ont été effectuées sur place au Laus, la veille de la bénédiction.

Dernières retouches à J – 1

“Le tableau est offert au sanctuaire par Madame Maryvonne Pinault et le cadre, quasiment aussi cher que le tableau, par le groupe “Les Prêtres” » a dit Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sous les applaudissements. Pour une minute plus tard, après un aparté avec Madame Pinault, expliquer que “un petit miracle vient d’avoir lieu.” Madame Maryvonne Pinault et son frère souhaitaient offrir aussi le cadre, afin que l’argent du groupe “Les Prêtres” bénéficie aux associations qu’ils soutiennent. Ce qui suscita une nouvelle salve d’applaudissements.

Cet argent que “Les Prêtres” comptaient à l’origine donner au sanctuaire ira donc finalement aux foyers pour enfants orphelins nord-coréens que “Les Prêtres” ont rencontré lors de leur récente tournée en Corée du Sud.

Madame Maryvonne Pinault et le Père Jean-Michel Bardet, au nom du groupe “Les Prêtres”, dévoilent le tableau.

Le dévoilement fut suivi d’une explication de l’œuvre par l’artiste lui-même, sur le thème de la séparation des ténèbres par la lumière.

Philippe Casanova présentant le tableau.

Les explications
de Philippe Casanova

Le titre du tableau est emprunté à la Genèse (1, 4) : « Séparer la lumière des ténèbres ».

Sa composition fait écho au tableau du couronnement par la gamme des couleurs et par la présence imposante en son centre du podium. Celui-ci est traité comme le dais d’une procession, avec en son sein la statue de la Vierge de Bon-Rencontre et, légèrement proéminente, une bannière reprenant l’image de Benoîte.

Il n’y a pas d’unité de temps. Deux séquences sont juxtaposées : le moment où l’évêque lit le décret de reconnaissance des apparitions, qui est le point central, l’épicentre du tableau ; et, d’autre part, au premier plan, s’avançant vers le spectateur, se frayant un chemin au milieu de la foule ondulante, les cardinaux, évêques et prêtres invitent la multitude à embrasser la dévotion à Notre-Dame du Laus.

Il n’y a pas vraiment non plus d’unité de lieu. Autour de ces deux scènes, j’ai recomposé divers sites liés à l’histoire du sanctuaire : le Col de l’ange, la chapelle du Précieux-Sang, le groupe sculpté de Pindreau et, comme fond de la toile, la chaîne de Chabrières.

Le rayon principal illumine le dais et tend à dissoudre les figures qu’il irradie, les rendant plus abstraites. La lumière traverse d’abord Benoîte, qui la communique à l’évêque célébrant, avant que celle-ci ne se répande par vagues successives dans l’assemblée, et dans la nature alentour.

Ce rayonnement symbolise les apparitions, le Ciel qui s’invite, le Ciel en fête, qui vient consoler les créatures, et, leur ouvrant cette lucarne sur l’infini, remettre nos existences en perspective.

Le mouvement de la procession, son élan, vient nous rappeler que la conversion est un chemin et nous invite à mettre nos pas dans ceux de Benoîte.

L’œuvre de Philippe Casanova est désormais placée dans la chapelle latérale gauche de la basilique : heureux pendant au tableau commémorant le Couronnement de Notre-Dame du Laus par Mgr Jean-Irénée Depéry en 1855.

 Vidéo de l’événement

 

Cet article a 1 commentaire

  1. Nicole

    J’ai fait connaissance cet été avec Notre Dame de Laus. Je ne connaissais pas Benoîte. Bienheureuse fut-elle d’avoir ces apparitions !!! Ce lieu est un havre de paix. Merci à Monseigneur DI FALCO de tout faire pour que ce lieu soit connu, vivant et pour que perdure la mémoire de Benoîte.

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