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Éléments de discernement – 36 / Le libre échange au niveau international

De la même façon, l’Église n’hésite pas à remettre en cause le bien-fondé du libéralisme économique au niveau international, notamment dans les échanges entre économies développées et sous-développées : « La règle de libre échange ne peut plus - à elle seule - régir les relations internationales. Ses avantages sont certes évidents quand les partenaires ne se trouvent pas en conditions trop inégales de puissance économique : elle est un stimulant au progrès et récompense l’effort. C’est pourquoi les pays industriellement développés y voient une loi de justice.

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Éléments de discernement – 35 / Le surdéveloppement et la surconsommation

Alors que la consommation des ménages est présentée comme une voie essentielle de la croissance économique, l’Église n’hésite pas à critiquer ouvertement et à appeler chacun à remettre en cause un mode de vie relevant de la « surconsommation » et du « surdéveloppement » : « Une constatation déconcertante de la période la plus récente devrait être hautement instructive : à côté des misères du sous-développement, qui ne peuvent être tolérées, nous nous trouvons devant une sorte de surdéveloppement, également inadmissible parce que, comme le premier, il est contraire au bien et au bonheur authentiques. En effet, ce surdéveloppement, qui consiste dans la disponibilité excessive de toutes sortes de biens matériels pour certaines couches de la société, rend facilement les hommes esclaves de la « possession » et de la jouissance immédiate, sans autre horizon que la multiplication des choses ou le remplacement continuel de celles que l’on possède déjà par d’autres encore plus perfectionnées.

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Éléments de discernement – 34 / L’État providence et ses limites

L'Église reconnaît la mission d'assistance de l'État auprès des différents secteurs : « L'État a le devoir de veiller au bien commun et de pourvoir à ce que chaque secteur de la vie sociale, sans exclure celui de l'économie, contribue à le promouvoir, tout en respectant la juste autonomie de chacun d'entre eux. » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 11 Cependant l'Église met en garde contre une action exagérée de « l'État providence » et les réelles limites d'une intervention purement « technique » :

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Éléments de discernement – 33 / L’État a le devoir d’intervenir et de protéger certains secteurs d’activités au sein du marché économique

Alors que le tissu industriel français se distend et que la spéculation financière soulève bien des questions éthiques, l'Église veut rappeler qu'elle se positionne clairement en faveur d'une limitation par l'État des mécanismes de marché qui ne peuvent à eux seuls protéger de façon satisfaisante les différents besoins de la société : « L'État avait le devoir de défendre les droits fondamentaux du travail, de même, avec le nouveau capitalisme, il doit, ainsi que la société, défendre les biens collectifs qui, entre autres, constituent le cadre à l'intérieur duquel il est possible à chacun d'atteindre légitimement ses fins personnelles.

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Éléments de discernement – 32 / Le profit ne peut pas être le seul but de l’entreprise

Alors que l'un des critères exclusif de performance est le profit, l'Église veut rappeler l'insuffisance d'une telle évaluation : « L'Église reconnaît le rôle pertinent du profit comme indicateur du bon fonctionnement de l'entreprise. Quand une entreprise génère du profit, cela signifie que les facteurs productifs ont été dûment utilisés et les besoins humains correspondants convenablement satisfaits. Cependant, le profit n'est pas le seul indicateur de l'état de l'entreprise. Il peut arriver que les comptes économiques soient satisfaisants et qu'en même temps les hommes qui constituent le patrimoine le plus précieux de l'entreprise soient humiliés et offensés dans leur dignité. Non seulement cela est moralement inadmissible, mais cela ne peut pas ne pas entraîner par la suite des conséquences négatives même pour l'efficacité économique de l'entreprise. En effet, le but de l'entreprise n'est pas uniquement la production du profit, mais l'existence même de l'entreprise comme communauté de personnes qui, de différentes manières, recherchent la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et qui constituent un groupe particulier au service de la société tout entière. Le profit est un régulateur dans la vie de l'établissement mais il n'en est pas le seul ; il faut y ajouter la prise en compte d'autres facteurs humains et moraux qui, à long terme, sont au moins aussi essentiels pour la vie de l'entreprise. » Jean-Paul II , encyclique Centesimus Annus, 35

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Éléments de discernement – 31 / La promotion des entreprises par l’État

Pour l'Église, il est normal que l'État favorise la vie des entreprises : « l'État a le devoir de soutenir l'activité des entreprises en créant les conditions qui permettent d'offrir des emplois, en la stimulant dans les cas où elle reste insuffisante ou en la soutenant dans les périodes de crise. L'État a aussi le droit d'intervenir lorsque des situations particulières de monopole pourraient freiner ou empêcher le développement. Mais, à part ces rôles d'harmonisation et d'orientation du développement, il peut remplir des fonctions de suppléance dans des situations exceptionnelles, lorsque des groupes sociaux ou des ensembles d'entreprises trop faibles ou en cours de constitution ne sont pas à la hauteur de leurs tâches. » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 48

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Éléments de discernement – 30 / La juste propriété privée

Pour l’Église, la propriété privée ne peut se concevoir dans une optique purement individualiste : « Mais si l’on demande en quoi il faut faire consister l’usage des biens, l’Église répond sans hésitation : "À ce sujet, l’homme ne doit pas tenir les choses extérieures pour privées, mais pour communes", car "au-dessus des jugements de l’homme et de ses lois, il y a la loi et le jugement de Jésus-Christ." (…) Le Concile Vatican II a également proposé la doctrine traditionnelle dans des termes qui méritent d’être cités littéralement : "L’homme, dans l’usage qu’il fait de ses biens, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes, en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui, mais aussi aux autres." » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 30

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Éléments de discernement – 29 / Le développement humain authentique ne saurait être exclusivement économique !

Le développement humain authentique ne saurait être exclusivement économique ! « Ainsi, il reste clair que si le développement a nécessairement une dimension économique puisqu'il doit fournir au plus grand nombre possible des habitants du monde la disponibilité de biens indispensables pour "être", il ne se limite pas à cette dimension. S'il en était autrement, il se retournerait contre ceux que l'on voudrait favoriser. (...) Un développement qui n'est pas seulement économique se mesure et s'oriente selon cette réalité et cette vocation de l'homme envisagé dans sa totalité, c'est-à-dire selon un paramètre intérieur qui lui est propre. (...) »

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Éléments de discernement – 28 / Les rapports entre l’Église et l’État

L'Église demande pour elle-même une réelle liberté d'expression au service de la société : « Il est juste que l'Église puisse partout et toujours prêcher la foi avec une authentique liberté, enseigner sa doctrine sociale, accomplir sans entraves sa mission parmi les hommes, porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l'exigent, en utilisant tous les moyens, et ceux-là seulement, qui sont conformes à l’Évangile et en harmonie avec le bien de tous, selon la diversité des temps et des situations. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 76-5

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Éléments de discernement – 27 / L’État garant de l’ordre et de la sécurité

Il relève du rôle de l'État d'assurer le respect, la défense et la promotion des droits et des devoirs de l'ensemble des citoyens : « Le rôle des gouvernants consiste surtout à garantir la reconnaissance et le respect des droits, leur conciliation mutuelle, leur défense et leur expansion, et en conséquence à faciliter à chaque citoyen l'accomplissement de ses devoirs. Car "la mission essentielle de toute autorité politique est de protéger les droits inviolables de l'être humain et de faire en sorte que chacun s'acquitte plus aisément de sa fonction particulière." » Jean XXIII, encyclique Pacem in Terris, 60

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Éléments de discernement – 26 / L’État doit veiller à respecter le principe de subsidiarité à tous les niveaux

Il est du rôle de l'État de garantir le respect des prérogatives de l'ensemble des corps intermédiaires : « Les gouvernants se garderont de faire obstacle aux associations familiales, sociales et culturelles, aux corps et institutions intermédiaires, ou d'empêcher leurs activités légitimes et efficaces; qu'ils aiment plutôt les favoriser, dans l'ordre. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 75-2

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Éléments de discernement – 25 / L’autorité de l’État est nécessaire et légitime

L'Église reconnaît volontiers la nécessité et la légitimité de l'autorité politique : « Les hommes qui se retrouvent dans la communauté politique sont nombreux, différents, et ils peuvent à bon droit incliner vers des opinions diverses. Aussi, pour empêcher que, chacun opinant dans son sens, la communauté politique ne se disloque, une autorité s'impose qui soit capable d'orienter vers le bien commun les énergies de tous : non d'une manière mécanique ou despotique, mais en agissant avant tout comme une force morale qui prend appui sur la liberté et le sens de la responsabilité. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 74-2

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Éléments de discernement – 24 / La santé et les personnes âgées

L’Église se veut de rappeler à tous l’attention qu’il faut savoir donner à tous ceux qui subissent la maladie : « Considérant que la maladie est une situation qui suscite des questions essentielles sur le sens de la vie, « dans une société de la prospérité et de l’efficacité, dans une culture caractérisée par l’idolâtrie du corps, par le refus de la souffrance et de la douleur, et par le mythe de la jeunesse éternelle », l’attention envers les malades doit être considérée comme une priorité. » Jean-Paul II, exhortation apostolique Ecclesia in Europa, 88

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Éléments de discernement – 23 / La dignité de la femme

L'Église, au contraire de ce que l'on voudrait souvent faire croire, se positionne explicitement pour la promotion de la femme au sein de la société : « En vérité, il est affligeant de constater que les droits fondamentaux de la personne ne sont pas encore partout garantis. Il en est ainsi lorsque la femme est frustrée de la faculté de choisir librement son époux ou d'élire son état de vie, ou d'accéder à une éducation et une culture semblables à celles que l'on reconnaît à l'homme. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 29-2

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