You are currently viewing Une vidéo pour l’année mariale : Marie confinée !

Le confinement est l’occasion d’accepter que Marie partage notre isolement, soit à nos côtés comme une mère soucieuse de l’épanouissement de ses enfants.

Notre évêque nous incitait dans cette année de consécration du diocèse à Marie, à accueillir Marie dans nos maisons comme une mère. Si nous l’accueillons elle se rend présente quelque soient nos tribulations et les évènements que nous traversons. Elle ne peut être que présente à nos côtés.

 Au début de l’apparition de l’ange Gabriel à Marie, pas de confinement pour Marie tout se met en place dans son corps et dans son cœur. Elle est vraiment femme désirant partager avec Élisabeth sa joie, sa surprise, sa confiance. En elle, l’Esprit parle à son corps, c’est une démarche intime qui sans doute la submerge. Elle désire la partager avec Élisabeth qui elle aussi est submergée de la grâce qui est présente dans son corps. Puis vous avez remarquez qu’elle va rester confinée « environ trois mois avec Élisabeth ». Puis Marie devient mère de Jésus, celui qui va se révéler être le messie, le Christ, quelques trente années plus tard…

Au sein de sa maison pendant toute sa vie à Nazareth elle va éduquer, aimer, protéger, soigner. Cela va durer trente années de sa vie. Cet épisode de la vie de Marie à Nazareth nous pouvons le faire nôtre en cette période de confinement. Marie peut se rendre présente à nous dans le cœur de notre maison dans les tâches quotidiennes, humbles, mais si vitales pour la vie de ceux que nous aimons. Elle se fait présente dans notre cœur c’est-à-dire dans notre intelligence, notre sensibilité. Puisque nous ne pouvons nous déplacer à notre guise dans le monde qui nous entoure, ne faisons rien d’autre qu’être le servant, la servante du Seigneur par notre désir de voir Dieu dans tout ce que nous vivons. Voir Dieu à travers les choses quotidiennes à travers nos femmes nos maris, les compagnons qui habitent nos cœurs: enfants, amis, proches. À travers ce confinement plus de présence physique à toucher, mais une présence dans notre cœur qui nous rend proche de tous nos frères.

J’aimerais vous citer un passage de l’encyclique du pape François au N° 286 de la joie de l’évangile : Marie sait transformer une grotte pour des animaux en maison de Jésus, avec de pauvres langes et une montagne de tendresse. Elle est la petite servante du Père qui tressaille de joie dans la louange. Elle est l’amie toujours attentive pour que le vin ne manque pas dans notre vie. Elle est celle dont le cœur est transpercé par la lance, qui comprend toutes les peines. Comme mère de tous elle est signe d’espérance pour les peuples qui souffrent les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que naisse la justice. Elle est la missionnaire qui se fait proche de nous pour nous accompagner dans la vie, ouvrant nos cœurs à la foi avec affection maternelle. Comme une vraie mère elle marche avec nous, lutte avec nous, et répand sans cesse la proximité de l’amour de Dieu.

Avec Marie on peut voir tous nos moments d’aridité, d’enfouissement, de fatigue, de difficultés dans nos vies, et consentir au réel de ce qui fait notre vie à chacun dans cette période de confinement et au-delà. Je voudrais vous partager encore cette parole de notre pape François au N° 288 de « la joie de l’évangile »

Il y a un style marial dans l’évangile. Car chaque fois que nous que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’il a renversé les potentats de leur trônes et à renvoyé les riches les mains vides, est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice. C’est aussi elle qui conservait avec soi toutes ses chose qu’elle méditait en son cœur.

Nous pouvons nous rappeler que Marie à apporté la joie à Élisabeth et à Jean dans le ventre de sa mère. Qu’elle soit aussi dans ce temps de confinement celle qui nous apporte la joie intime au fond de notre cœur, celle qui nous fait consentir au réel de notre vie pour notre joie.