En attendant le ressuscité
  • Post published:17 mars 2020

Quarantaine, confinement, comment le vivre en Carême ?

Voici un article d’un blog portugais qui peut nous aider.

Samedi 14 mars 2020

http://nosospoucos.blogspot.com/2020/03/a-espera-do-ressuscitado.html (Traduction du portugais par Chrome) 

La suspension des messes communautaires par la Conférence épiscopale (portugaise) a rappelé la phrase de Paul Claudel dans L’Annonce à Marie : pourquoi nous tourmenter s’il est si facile d’obéir? De toute évidence, nous avons tous notre avis sur la question. Bien sûr, nous sommes tous libres de le donner. Mais je me demande : est-ce utile ? La vérité est que le Saint-Esprit n’a pas choisi de blogueurs catholiques ou de abonnés Facebook pour gouverner l’Église. Il a choisi les évêques.

Face à cette décision, plus qu’aux opinions, il me semble que le plus utile est de réfléchir à ce sacrifice auquel le Seigneur nous appelle dans ce Carême. On nous demande aussi de nous retirer du monde pendant un certain temps. Il est évident que nous n’allons pas dans le désert comme Jésus. Aujourd’hui, même enfermés chez nous, nous pouvons être en contact avec le reste du monde. De plus, nous avons quoi manger et quoi boire. Mais ces jours de recueillement peuvent être utiles pour être plus seuls avec le Seigneur.

Ces journées sont également utiles pour raviver la soif d’Eucharistie en nous. Je parle pour moi : la facilité avec laquelle, à Lisbonne, je peux aller à la messe me conduit si souvent à ne pas lui donner la valeur qui lui revient. Combien de fois je traite la messe comme une nuisance ou un inconvénient. Combien de fois j’essaie d’adapter la messe entre les plans de dimanche. Combien de fois ai-je l’audace d’être bouleversée car dans une ville où il y a la messe presque toutes les heures, il n’y en a pas au moment qui me convenait le mieux. Lorsque j’ai entendu parler de la décision de suspendre les services publics, je me suis soudain sentie privée de quelque chose d’essentiel dans ma vie. Et je suppose que le temps qu’il faut avant que je puisse retourner à la Sainte Messe ne fera qu’augmenter ce sentiment. J’espère donc que cette « absence » servira à grandir dans la conscience de la grâce qu’elle est de pouvoir aller à la messe et recevoir le Corps du Christ.

De plus, je constate qu’au cours de ces deux jours depuis la prise de la décision de la CEP (Conférence Épiscopale Portugaise), je commence à prier de plus en plus intensément. Comme si l’absence de messe augmentait l’urgence d’être avec Dieu. Augmente ma dépendance à Dieu. En cette période d’incertitude, il est bon de raviver cette conscience que nous sommes la créature de Dieu, que nous dépendons de lui. Mais surtout, la conscience que seul IL EST.

Enfin, je pense quelle miséricorde pour nous de vivre ce sacrifice dans le Carême. Dans ce Carême, l’attente du Ressuscité devient plus charnelle. Nous aussi, comme les apôtres après la crucifixion, nous sommes fermés dans la maison dans la peur. Le Seigneur nous est également caché. La suspension des messes publiques est comme la pierre à la porte du tombeau. Et maintenant, nous allons bientôt passer un samedi saint. Jusqu’au jour où cette suspension est levée. Et puis nous pouvons courir à l’Eucharistie, comme Pierre et Jean au Sépulcre. Nous pouvons tomber à genoux comme Thomas devant le Corps du Christ et nous exclamer “Mon Seigneur et mon Dieu”.

Si Dieu le veut, nous nous reverrons dans l’Église. Nous adorerons à nouveau Dieu fait chair sur un morceau de pain. Nous communierons à nouveau le Sang du Christ. Puisse ce temps d’attente augmenter en nous le désir de l’Eucharistie et la conscience de la Grâce que Dieu nous accorde chaque fois que nous y participons. Surtout, ne désespérons pas. Comme le dit Saint Paul :

Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ? Lui, qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a abandonné pour nous tous, comment ne pourrait-il pas tout offrir avec Lui ?

Jésus-Christ, celui qui est mort mais a été ressuscité, qui est à la droite de Dieu, est celui qui intercède pour nous. Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger, l’épée ? Dans tout cela, nous sommes gagnants, grâce à celui qui nous a aimés. Je suis convaincu que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les principautés, ni le présent ni l’avenir, ni les pouvoirs, ni la hauteur, ni l’abîme, ni aucune autre créature ne peuvent nous séparer de l’amour de Dieu qui c’est en Christ Jésus.

Cet article a 1 commentaire

  1. REYNAUD PAUL

    Peut-être ce confinement va nous permettre de vivre carême et nous préparer à Pâque comme nous l’avons rarement fait avec un examen de conscience plus approfondi vu le temps que ça va durer, nous avons passé les 80 ans avec mon épouse conscient du risque que nous courons nous respectons ce confinement à la lettre, nos enfants se charge des courses , nous avons la chance d’habiter une maison en campagne au milieu de 4000 métrés carrés de terrain avec pelouse et grand jardin qui m’occupe et nous produit beaucoup de légumes et de fruits qui sont bien utiles en ce moment
    Nous sommes pratiquant et investi dans notre paroisse et nous faisons con fiance au SEIGNEUR.

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