Enseignement du vendredi 3 avril 2020.

5e journée : SUR LA TERRE, UN GRAND SILENCE…

Samedi saint. L’Église en ce jour se fait comme muette.

Il faudra attendre le troisième jour pour retrouver un signe de vie et de lumière.

Et si nous profitions de ce jour pour méditer des lignes admirables de saint Paul, que l’on trouve dans sa lettre adressée aux chrétiens de Philippe ? Au chapitre 2 de la lettre aux Philippiens (v. 6 à 11), l’apôtre Paul reprend une hymne liturgique de la première communauté chrétienne. On peut bien dire qu’il nous est donné, ici, de contempler d’un seul regard tout le mystère du Christ.

Voici donc cet hymne christologique : Philippiens 2,6-11.

Cette hymne commence par un mouvement de descente en deux étapes : d’abord l’Incarnation, où Jésus passe de la « condition divine » à la « condition de serviteur » ; puis, la Passion qui conduit à une mort si dramatique et ignominieuse que le texte insiste : jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Cette descente manifeste l’extrême obéissance de Jésus à la volonté de son Père, par amour.

Vient ensuite un mouvement ascendant qui est la réponse de Dieu le Père à l’offrande totale du Fils, et qui s’opère par la Résurrection et l’Ascension de Jésus : Il l’a élevé au-dessus de tout (v. 9).

Le Christ est maintenant le centre de l’adoration de toutes les créatures, qu’elles soient angéliques (au ciel), humaines (sur terre) ou encore en attente de vision béatifique (aux enfers). Toutes sont unies par une même proclamation liturgique : « Jésus Christ est Seigneur ! »