Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur
(Jr 17, 7)

Le dialogue entre Abraham et l’homme riche, dans l’Évangile de ce jour, traduit bien notre difficulté à reconnaître la présence agissante du Seigneur dans notre vie. Que faudrait-il pour que nos yeux soient enfin capables de le contempler ? Quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus ! (Lc 16, 31).

Aussi, mettre notre foi dans le Seigneur demande une double conversion, celle du cœur et celle de la confiance. Le cœur de l’homme est compliqué et malade (Jr 17, 9). Pourtant, le Seigneur ne cesse pas de nous travailler de l’intérieur, de nous planter en terre à la manière d’un arbre près d’un ruisseau pour faire advenir les fruits de son salut. En mettant notre confiance dans le Seigneur (Jr 17, 7), nous découvrons ainsi la plénitude de son amour. Celle-ci nous provoque alors à franchir les abîmes, à dépasser nos peurs pour témoigner de l’espérance que le Seigneur fait surgir dans notre vie. En définitive, saisissons le Carême comme un moment favorable pour entraîner nos contemporains à prendre le chemin du Seigneur.

Père Olivier Praud

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Méditation extraite du hors-série n° 27, Le compagnon de Carême, publié pour le Carême 2012 par la revue Magnificat.

Avec l’aimable autorisation de la revue Magnificat

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