BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 23
janvier 2013

Synthèse de la catéchèse en langue française

 

« Je crois en Dieu »

Chers frères et sœurs, je voudrais commencer aujourd’hui à méditer avec vous sur la profession solennelle de notre foi : le Credo. Dans la Bible, Abraham est la première grande figure de référence pour parler de la foi. Il obéit à Dieu qui l’appelle à tout quitter. Il part dans l’obscurité, sûr cependant de la promesse d’une nouvelle terre et d’une paternité, malgré la stérilité de sa femme. Abraham discerne au-delà des apparences le dessein de Dieu qui est bénédiction. C’est pourquoi il est béni et il est le père des croyants : ceux qui acceptent de marcher à sa suite dans l’obéissance à l’appel de Dieu. Quand nous affirmons : « Je crois en Dieu », nous disons comme Abraham : « j’ai confiance en toi ; je m’abandonne à toi, Seigneur ». Dire « Je crois en Dieu » signifie aussi fonder ma vie sur Dieu, laisser sa Parole m’orienter. Avec le don de la foi reçu au baptême, c’est toute ma personne qui doit se convertir. La foi nous rend pèlerins sur la terre, des porteurs de valeurs qui ne coïncident pas souvent avec la mode. Affirmer « Je crois en Dieu », nous pousse à sortir de nous-mêmes comme Abraham, pour porter dans la réalité quotidienne la présence de Dieu qui ouvre à une plénitude de vie qui ne finira jamais.

* * *

Je salue avec joie les pèlerins francophones, surtout les jeunes ! La foi est un don de Dieu et un engagement personnel. Elle insère le chrétien dans le monde et dans l’histoire. Fiers de votre foi, n’ayez pas peur d’aller à contre-courant ! Résistez à la tentation du conformisme ! Apportez Dieu là où existent les idoles, l’égocentrisme et l’illusion de la toute-puissance de l’homme.
Bon pèlerinage !

Article suivantRead more articles

Cet article a 1 commentaire

  1. Salvador RIBES

    Bonjour
    .
    La formule « Je crois en Dieu » parfois me dérange, pourquoi ?
    .
    Dans les Églises primitives on utilisait le « Nous » communautaire, « Nous croyons en Dieu »
    Ce « Nous » communautaire signifie l’adhésion de chacun et de tous à la foi de toujours et de partout :
    Nous croyons avec les pères anciens, avec toutes les Églises de partout et de tous temps, celles des apôtres et celles d’aujourd’hui et de demain.
    Ce « Nous » permet d’associer dans nos prières nos parents et nos enfants vivants et décédés, ainsi que les malades qui ne peuvent pas se déplacer.
    Ce « Nous » me permet de joindre mes parents et un fils décédé dans ma prière.
    .
    Monseigneur Albert Rouet, Archevêque de Poitiers, a écrit une homélie sur le Sacrement des malades, en citant celui de l’Église wisigothique ou de Saint Isidore de Séville, toujours en vigueur en Espagne, dans lequel il utilise le « Je », alors qu’il aurait dû comme dans ce sacrement utiliser le « Nous »
    Par messagerie je l’informe ce fait, en lui transmettant des références,
    .
    un extrait de sa réponse
    Par l’adresse email du diocèse, vous m’avez fait parvenir un texte extrêmement intéressant au sujet de l’onction des malades, tel qu’il était pratiqué dans l’Espagne wisigothique.
    Ce rituel est particulièrement intéressant, en particulier, parce qu’il emploie le « Nous » communautaire comme vous le dites au lieu de l’individualisme, de trop de liturgie sacramentelle qu’ils lui ont succédé.
    J’ai grâce à vous, découvert un rituel que je ne connaissais pas et que je trouve extrêmement intéressant à cause de son antiquité. Si je l’avais connu j’aurais pu m’y référer dans cette homélie déjà ancienne que j’ai prononcée sur le sacrement des malades.

    Bonne journée,

Les commentaires sont fermés.