“La Bible pas à pas” n° 55

Le livre des Proverbes. Cinquante-cinquième numéro de la série « La Bible pas à pas », par le père Jean-Marie Dezon, prêtre du diocèse de Gap et d’Embrun. Une production du studio “Agapé” du diocèse.

De tout temps, les Orientaux ont aimé les paraboles, les proverbes, les énigmes, toutes sortes de formules frappantes, faciles à fixer dans la mémoire, utiles en maintes occasions, et qui donnent matière à de longues réflexions. C’est l’œuvre des Sages, hommes d’âge et d’expérience, doués d’observation et de finesse, habiles à instruire. Les Égyptiens en firent des recueils, dont le principal, celui d’Amenemopé, est sûrement antérieur à David.

Or, on s’est aperçu que le livre biblique des Proverbes, attribué à Salomon, contenait la traduction en hébreu d’une grande partie de ce recueil. On se souvient en effet que Salomon avait développé son royaume en y faisant venir des spécialistes étrangers. Ceux-ci apportèrent leurs livres et ce fut le début de la collection. Rien n’empêche que Salomon y ait lui-même effectué plusieurs ajouts, et ainsi s’explique le fait que ce livre lui soit resté attribué, bien qu’il ait continué à s’augmenter jusqu’au retour de l’exil à Babylone. La situation est, en somme, la même que pour le livre des Psaumes.

Le livre des Proverbes n’est pas toujours enthousiasmant. Trop souvent, il donne à penser que le succès en ce monde est la récompense de ceux qui plaisent à Dieu, et que bien faire n’est rien de plus qu’un moyen de réussir.

Mais il y a des proverbes qui sont passés presque tels quels dans notre langue : « Celui qui a pitié du faible prête au Seigneur qui le lui rendra » (19,17). D’autres le mériteraient : « L’or et le corail abondent ; mais un langage plein de savoir, quelle chose rare ! » (20,16).
Il y a surtout les grands poèmes philosophiques sur la Sagesse, première créature et fille de Dieu, qui aime habiter parmi les hommes et les invite à partager son repas.

Et maintenant, fils, écoutez-moi. Heureux ceux qui gardent mes voies ! Car celui qui me trouve, moi, la Sagesse, a trouvé la vie et il a rencontré la faveur du Seigneur. Mais celui qui m’offense se blesse lui-même. Tous ceux qui me haïssent aiment la mort. (Prov. 8, 32.35.36)