Bienvenue à la rencontre du Père François BEDIN : à VEYNES lundi 22 juillet

Bienvenue à vous ce lundi 22 juillet, 15h à 18h,
à Veynes, Salle Paroissiale, avec le Père François BEDIN,
ancien curé de Veynes, actuel curé du Secteur paroissial de Tallard.

Le Père Pierre Fournier introduira le Père Bedin qui dédicace son tout récent livre:
“UN LOUBARD CHEZ LES CURES”.

C’est son autobiographie, sa jeunesse difficile, sa découverte de Dieu et de la vie spirituelle, mystique.

Voici une présentation de son livre.

Le verre de l’amitié accompagnera la rencontre.

‌LIVRE: “UN LOUBARD CHEZ LES CURES“.
FRANCOIS BEDIN, éd. Amalthée, 2019, 231 p., 20 €.

Ce livre commence par des remerciements bien haut-alpins: “A mes paroissiens de Veynes, de Tallard, Remollon, Espinasses, qui m’ont fait vivre mon sacerdoce et aidé à grandir” (p.5). Le Père François Bedin est prêtre du diocèse de Gap, en ministère à Veynes, puis au secteur de Tallard. Il a fait connaissance des Hautes-Alpes quand il était novice dans la Communauté St-Jean, et quand il est venu “faire du désert“, pendant quatre mois d’été, en Valdoule, à Montmaurin, à la laure qui reçoit des ermites (p.151). L’auteur rappelle les origines de cette laure haut-alpine, pratiquement la plus ancienne des laures actuelles en France. Elle a été “fondée par le Père Emmanuel de Floris, ancien bénédictin de l’abbaye d’En Calcat, autorisé à se retirer en solitude“, en 1968 (p.135). En cette retraite, le jeune François écoute avec passion les cassettes du P. de Floris: la théologie mystique dans l’Evangile de st Jean.
Ordonné prêtre à 35 ans, en 1990, et ayant maintenant près de trente années de ministère presbytéral, le P. Bedin relit sa vie qu’il estime soutenue “par la main de la Providence” (p.174). Il nous fait confidence ici de son parcours “de chez les loubards vers les curés“. Une enfance, dans la Sarthe, familialement assez difficile, une jeunesse lycéenne tâtonnante, puis des temps de galère à Paris et ailleurs, à la rue, des essais de travail ou d’entrée chez des religieux, la chance d’un emploi à Paris, à la Librairie La Procure, et, là, le bonheur de se passionner pour les livres et la rencontre de penseurs (son amitié avec Cl. Tresmontant,..). Dans la Communauté St-Jean, François trouve des chemins de vie spirituelle, pas seulement les écoles de spiritualité, mais la théologie mystique (p.136). Un éblouissement durable. Prêtre dans le diocèse de Cahors, puis à Marseille, le P. Bedin est maintenant curé dans le diocèse de Gap, à Tallard, au service de quatorze villages.
Un chapitre s’intitule “Les Hautes-Alpes“. Etant arrivé dans le département à Toussaint, F. Bedin est immédiatement impliqué avec les paroissiens sur les questions de sociologie religieuse: le rapport local à la mort et les pratiques rurales de prières à l’église, puis aux cimetières pour les défunts, le rapport au cimetière lui-même et au défunt que l’on accompagne. Et sur le service paroissial des paroisses “perchées” au-dessus de la vallée, les précautions à prendre pendant les mois difficiles de service l’hiver,…
Au fil d’un itinéraire atypique, l’auteur nous entraîne ainsi dans sa quête spirituelle, mystique, exigeante et rebondissante. Dans un langage à la fois direct et soigné, avec une franchise allant de l’humour à la vigueur critique, et avec fraternité, il nous plonge à la fois dans la vie de la rue, dans la chanson populaire, ou les recherches théologiques et philosophiques, et dans le monde des “curés“. Il nous dit son bonheur d’avoir découvert le sens de sa vocation profonde: “Toujours, j’ai cru et voulu que l’appel à l’Amour, à la beauté, au partage, à la bonté, à la tendresse, soit le moteur de ma vie” (p.11). Il termine pour ce souhait de croissance intérieure: “J’espère grandir dans l’Amour jusqu’à l’infini du Père. Ce sont mes frères et mes soeurs en humanité qui m’ont ouvert à ce mystère” (p.228).
A travers ce récit autobiographique très vivant, le loubard devenu prêtre entend donner son “témoignage pour montrer la fidélité absolue de ‘Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière’ (1 Pi. 2,9)”. Le lecteur trouve ici une expérience de vie concrète dans le contexte socio-culturel actuel, et un exemple de vocation presbytérale qui se veut témoignage de foi au Dieu Tout-Autre, de miséricorde, et de rencontre des autres.
Père Pierre Fournier.

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