Bienvenue aux nouveaux arrivants !

Le dimanche 13 octobre, Mgr Xavier Malle a accueilli au Sanctuaire Notre-Dame du Laus les nouveaux arrivants installés dans les Hautes-Alpes au cours de l’année 2019. Les membres de la Société Saint-Vincent-de-Paul de toute la Province de Marseille étaient aussi présents pour cette occasion.

« Revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu. » Voilà en une citation de Jésus, la pointe de la parole de Dieu de ce dimanche. 

Revenir sur ses pas. En langage d’église, on parle de relecture de vie ! Se poser, pour regarder en arrière. 

C’est finalement ce qui vous a été proposé, membres de la Société Saint-Vincent-de-Paul de la province, et nouveaux habitants des Hautes-Alpes. Vous poser une journée et découvrir ce refuge de montagne qu’est le sanctuaire Notre-Dame du Laus. Dans ce lieu d’apparition, Dieu veut nous faire des cadeaux.  

Revenons sur l’évangile. Quand Jésus entre dans un village, dix lépreux viennent vers lui, mais s’arrêtent à la distance prévue par la loi, qui leur prescrivait de crier aussi « impur, impur », pour éviter de transmettre cette maladie très contagieuse. Mais à la place, ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit :« Allez vous montrer aux prêtres. », pour que les prêtres puissent s’assurer de leur guérison et les autoriser à participer à nouveau au culte au temple. Et effectivement, en cours de route, ils furent purifiés. Seul, remarque l’évangéliste Luc, un samaritain, un étranger, est revenu sur ses pas pour rendre gloire à Dieu. Peut-être que les autres considéraient leur guérison comme normale, comme un dû ; ce sont des enfants gâtés. Jésus est triste, car ils n’ont pas rendu grâce à Dieu. Et seul le samaritain entend ces belles paroles de Jésus : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » 

Frères et sœurs, le chrétien est continuellement en action de grâce, même et surtout quand il ne sent pas la présence de Dieu, quand il se sent abandonné. Il s’agit alors de poser un acte de foi : ta foi t’a sauvé. Jésus, je crois en toi, tu viens à ma rencontre aussi dans les circonstances difficiles de ma vie. 

Sans doute connaissez vous cette parabole de Mary Steel Stevenson, des pas sur le sable : « Une nuit, j’ai eu un songe. 

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie. J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi. Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. 

J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur. Je l’ai donc interrogé : ” Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. ” 

Et le Seigneur répondit : ” Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais. » 

Frères et sœurs, c’est cette certitude de la présence de Dieu aussi dans les circonstances difficiles qui fait dire à saint Paul, notre seconde lecture : « Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts … Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. » 

« Revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu. » 

Non seulement pour ne pas encourir le reproche d’ingratitude, comme Jésus a fait avec les neuf lépreux qui n’ont pas remercié, mais aussi car comme disait saint Jean de la Croix, « Celui qui rend grâce attire la grâce. » Autrement dit : dire merci à Dieu pour les cadeaux qu’il nous fait, ouvre encore plus notre cœur et donc il peut encore plus y déverser des flots d’amour. 

C’est pourquoi notre prière doit aussi comporter le merci. Quand je suivais les équipes de catéchisme de ma paroisse, j’aimais bien expliquer la prière aux enfants, comme vous le faites sans doute en famille : merci, pardon, s’il vous plait… À la messe, c’est la même chose. 

On l’appelle aussi l’Eucharistie, et aujourd’hui encore, en grec pour dire merci, on dit eucharisto. Donc notre plus importante célébration est un merci à Dieu. En fait on se met dans le merci de Jésus à son Père lors de son sacrifice sur la croix. Quand on est sec dans sa prière, je vous conseille de lire une très belle prière, qui passe parfois inaperçue, la préface… 

Revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu avec le psaume : « Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. » Amen. 

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