Le Carême 2016 avec des couples et familles du diocèse – Quatrième dimanche
  • Post published:5 mars 2016

Durant ce Carême 2016, des couples ou des familles présentes sur le diocèse commentent la Parole de Dieu.

En ce quatrième dimanche de Carême, la parole est donnée à Cristina et Didier Zografou, de Laragne.

4e dimanche de Carême
Cristina et Didier Zografou

Cristina : Bonjour, nous sommes  Cristina et Didier et nous avons une fille de 14 ans, Virginia. Nous venons d’Italie et depuis un an nous vivons à Laragne-Montéglin. Voilà, nous sommes arrivés au 4e dimanche de Carême et l’Évangile nous propose la parabole du fils prodigue que notre Pape François – dans sa modernité et sa fraîcheur – appelle « le fils rusé ».

« Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ». Déjà une bonne nouvelle : on peut revenir à la vie. Nous sommes devant un père qui fête notre retour, car il attend depuis toujours qu’on retourne à la vie à travers lui et dans la joie.

Didier : On connaît tous cette parabole : le jeune frère pensait s’émanciper loin du père, et il part (chose que le père autorise, bien sûr, car pour grandir il faut « peut-être » partir !).
L’autre frère, par contre, reste au foyer. Dans cette parabole on prend souvent la défense de celui-ci, et je me suis aperçu qu’en réalité les deux sont immatures chacun à sa façon : le premier croyait qu’en s’éloignant du père il allait pouvoir vivre heureux, le deuxième – qui reçoit sa part d’hérédité même s’il n’a rien demandé – reste, non pas par amour mais plutôt par confort, par habitude et peut être même par peur de l’inconnu. Donc, dans cette histoire nous avons trois personnages :
– un fils qui dilapide tout son argent et qui était désormais perdu ;
– l’autre fils, peut-être un peu mesquin, qui reste tous les jours aux côtés de son père, probablement sans le comprendre ;
– un père à l’écoute. Mais qu’est-ce qu’il a de si extraordinaire ce père ?

Cristina : Eh bien : il organise une fête ! Le jour où le fils qu’on croyait perdu rentre à la maison et demande pardon, il ne perd pas de temps à faire la morale, à faire la liste des erreurs, il ne dit pas « je le savais… je te l’avais dit… tu n’as plus un sou ! ». Il est au contraire au comble de sa joie. La même joie qu’il essaye de partager avec le fils aîné, sourd et lointain lui aussi, dans son manque d’amour fraternel.

C’est justement l’amour infini de cet homme qui est au centre de la parabole. Un père vraiment fou d’amour qui guette à l’horizon notre retour, qui nous a laissés partir en sachant bien qu’il risquait de nous perdre pour toujours, qui souffre pour nous mais qui nous a laissés libres, qui espère qu’un jour ou l’autre on frappe à sa porte. Et ce jour-là… eh bien… c’est un jour d’immense joie pour lui, car c’est la vie qui recommence. Il ne nous juge pas, il peut enfin nous sauver.

Didier : Cette joie, nous avons pu vraiment l’expérimenter dans notre famille car, il y a quelques années, nous nous étions éloignés de l’Église, et grâce à notre propre fille nous avons ressenti le besoin, comme le fils prodigue, de retourner au Père. Dieu nous a fait la grâce ce jour-là de nous faire découvrir un chemin de foi plein de joie – le chemin néocathécuménal – qui nous a aidés (et qui nous aide encore) à regarder la vie à travers cet amour, avec des frères et des sœurs qui, comme  nous, essayent de mettre tous les jours Dieu à la première place en découvrant ensemble les Écritures.

Grâce à ce chemin, pour nous, vivre en profondeur la période du carême est très important : prières et confessions, aumônes et jeûnes sont les moments forts que nous essayons de pratiquer, sans oublier les laudes en famille et, bien sûr, l’Eucharistie.

Et, tout cela, parce nous allons vers la Pâque du Seigneur : « la vraie fête des chrétiens ». Bon carême à tous !

Dimanche prochain, 5e dimanche de Carême, vidéo par Hélène et Pierre-Marie Estève.