Dimanche 12 janvier 2014, à 15h00, en la cathédrale de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri ordonnera prêtre Mickaël Fontaine pour le diocèse de Gap et d’Embrun.

La célébration sera diffusée en direct sur RCF Alpes Provence.

Depuis 2009, les ordinations de prêtres se succèdent dans les Hautes-Alpes. Avec cette ordination du 12 janvier, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri ordonnera un neuvième prêtre pour le diocèse. Même si ce nombre ne comble pas celui des décès, cette remontée soudaine permet d’envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité.

Mickaël Fontaine, à la sortie de son ordination comme diacre, le 4 mai dernier, en l’église Saint-Roch de Gap

Mickaël Fontaine
– Naissance le 9 octobre 1984
– Baptême le 16 avril 1995
– Confirmation le 31 mai 2000
– Baccalauréat en juin 2005
– Séminariste depuis septembre 2005
– Arrivée dans les Hautes-Alpes
     puis formation pour le diocèse en 2010
– Diacre le 4 mai 2013
– Prêtre ce 12 janvier 2014

 

Mickaël Fontaine, d’où venez-vous ?

« Je suis originaire de Sotteville-lès-Rouen près de Rouen, où j’ai suivi toute ma scolarité jusqu’au baccalauréat. Puis je suis entré au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux. Je suis issu d’une famille de trois enfants. Je suis l’aîné, j’ai deux sœurs plus jeunes que moi. J’ai été baptisé à l’âge de 10 ans à ma demande. Puis j’ai grandi librement dans l’amour de l’Église. Aujourd’hui je rends grâce à Dieu car mes parents me soutiennent et je les sens heureux de me sentir heureux. »

Vous êtes devenu diacre en mai 2013 en l’église Saint-Roch à Gap. Vous venez de vivre ce temps sur la paroisse Saint-Arnoux pour le Gapençais. Comment l’avez-vous vécu ?

« Je l’ai vécu dans la joie, parce que j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui ne sont pas forcément pratiquantes et que j’ai eu l’occasion de croiser grâce au sacrement du baptême notamment. J’ai gardé contact avec certaines d’entre  elles. Elles viennent plus facilement se confier et ont, par conséquent, une toute autre image de l’Église. J’ai pu vivre ce diaconat sereinement et je l’ai vraiment vécu non comme un presbytérat mais comme un service auprès des gens. Ce fut une année formatrice car se faire serviteur c’est redécouvrir le visage du Christ. Il y a aussi des moments de bonheurs et de tristesse. Mais ce que je retiens c’est que celui qui est toujours à nos côtés c’est le Christ. »

Quelles sont les différences avec le temps où vous étiez séminariste en stage sur cette même paroisse ?

« La principale différence c’est le fait de pouvoir donner les sacrements. De plus le diaconat est un engagement définitif pour l’Église : être à son service et bien entendu au service de Dieu et de l’Église. Même en stage en paroisse, le séminariste est plutôt tourné vers le séminaire, dans une communauté de séminaristes, alors que le diacre vit dans une communauté de fidèles. »

Quelle a été votre mission pendant ce diaconat ?

« J’ai été très actif auprès des jeunes. J’avais des groupes de catéchèse pour le Gapençais. J’ai eu la charge des servants et servante de la liturgie. J’ai pu accompagner des jeunes de divers horizons, croyants ou pas. Il y a également les jeunes du groupe de projet Christ, qui se réunissent le mercredi soir, afin de réfléchir sur un thème concernant la foi ou des sujets de société. Aussi le groupe d’aumônerie du lycée Saint-Joseph. Et enfin côté jeunes, j’ai eu la chance de partir cet été avec les JMJistes à Rio de Janeiro pour nous rendre au rendez-vous fixé par le Pape. Les JMJ est une expérience extraordinaire en tant que diacre ! Ces journées m’ont montré l’universalité de l’Église et la mission importante de l’Église dans le monde. On se rend compte qu’en réalité l’Église est composée de nombreuses cultures, de différentes traditions et qu’elle ne se résume pas qu’à ce que l’on connaît. Mais que l’Église est composée de personnes qui aiment le Christ.
Évidemment ma mission a été importante auprès des jeunes, mais également auprès des plus démunis. Auprès des personnes qui ont des questions et qui sont en attente de réponses. Auprès des personnes qui n’osent pas se mettre au service de l’Église et qui n’osent pas s’exprimer, j’essaie de leur donner la parole. Si notre présence peut redonner un peu d’espoir à ceux qui l’ont perdu… »

Vous allez bientôt être prêtre, comment concevez-vous cet engagement ?

« Ce ministère presbytéral va me faire entrer dans le presbyterium, qui est l’ensemble des prêtres d’un diocèse. Ma vie sera entièrement donnée à l’Eglise et à tous. Je pourrai ainsi donner le sacrement de la réconciliation, celui des malades, célébrer des messes : tout cela pour la gloire de Dieu et le salut du monde.
Pour moi être prêtre c’est être tourné vers toutes les personnes, notamment et je dirais même surtout, vers celles qui ne sont pas dans l’Église. Être auprès des pauvres c’est être entièrement tourné vers ceux qui ne connaissent pas Dieu et le Christ. »

Cet article a 1 commentaire

  1. Grimaldi Marie José

    La vie est belle ! Bonne route mon Père , vous mettez en joie votre Évêque, l’église, vos paroissiens et … pas mal de catholiques !

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