Ces hommes sont fous !

Oui, fous de l’amour de Dieu ! Ils ont de 29 à 66 ans et ils s’engagent dans les Hautes-Alpes au service de Dieu, de l’Évangile, et de leurs frères et sœurs en humanité !
 
Jean-Marie sera prêtre. Damien, André, Éric et Jean-Baptiste seront diacres en vue d’être prêtres ensuite. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri les ordonnera dimanche 1er juillet 2012 à 15h30 au Sanctuaire Notre-Dame du Laus.

 

Qui sont-ils ?

 

Jean-Marie Dezon, 25 ans de vie monastique

Sera prêtre le 1er juillet

J’ai 50 ans, et je suis originaire de Dordogne. Mais c’est dans les Hautes-Pyrénées que j’ai passé la plus grande partie de ma vie.
 
En effet, dès l’âge de 20 ans j’ai eu le désir de me consacrer à Dieu, et alors que je n’avais pas encore 23 ans, je suis entré dans un monastère de bénédictins, près de Tarbes. J’ai passé 25 années dans ce monastère, vouant mes journées à la prière et au service des frères, dans une relative solitude et une recherche incessante de Dieu.
 
Puis à un moment j’ai perçu un autre appel : il venait toujours du Christ, mais c’était un appel à être plus agissant dans l’Église, plus présent aux hommes et aux femmes de notre temps, qui sont souvent habités par une quête de vérité et de sens.
 
Et c’est ainsi que je suis arrivé dans le diocèse de Gap, il y a deux ans, alors que j’étais déjà diacre. En exerçant mon ministère de diacre, l’appel au sacerdoce s’est peu à peu fait plus pressant, et certaines rencontres, certaines interpellations de la part de croyants mais aussi d’incroyants, ont été déterminantes.
 
J’ai conscience qu’en répondant aujourd’hui à l’appel au sacerdoce, ce que j’aurai à vivre sera bien différent de ce que j’ai vécu au monastère, mais je suis sûr que cette nouvelle aventure humaine et spirituelle sera passionnante, et c’est le même amour qui habite et anime l’une et l’autre vocations.
 
Dans ma vie de prêtre, je sais que je ne serai pas seul, et j’ai déjà beaucoup de bonheur à travailler avec d’autres chrétiens, ainsi qu’à aller à la rencontre des gens. Le témoignage de certains prêtres est pour moi très stimulant ; le prêtre est serviteur de l’Évangile et de ses frères. C’est à la fois une grâce inouïe, et une grande responsabilité.

 

Damien de Beaumont, ancien commercial

Sera diacre le 1er juillet
 
Je m’appelle Damien, j’ai 36 ans et suis originaire de Tours. J’ai roulé un peu ma bosse avant d’entrer au séminaire puisque j’ai étudié, exercé une activité professionnelle, vécu à l’étranger.
 
En 1994, une fois mon bac en poche, je commence l’IUT de Tours en gestion. Après l’obtention du DUT, j’intègre l’École de Commerce d’Amiens qui me permet de partir un an en Angleterre et un an au Canada, à l’université de Moncton dont j’obtiens le MBA.
 
Je reste au Canada deux ans de plus pour accomplir mon devoir civique du service national.
Ainsi j’habite Montréal de 1999 à 2001 où je travaille pour le groupe Lafarge en CSNE (Coopération du Service National Entreprise), l’ancêtre de l’actuel V.I.E..
De retour en France, j’exerce le métier de commercial pour une PME fabricant des éléments entrant dans la construction des piscines, jusqu’à mon entrée au séminaire en 2004.
 
Ce changement de vie ne fut pas si simple, pourquoi quitter une vie si confortable et une carrière prometteuse ?
 
Longtemps je luttai contre cette idée folle, contre le renoncement à une vie de famille, le renoncement à une vie conjugale. Mais l’idée fit son chemin, ou plutôt je parcourus mon chemin vocationnel.
 
Ce chemin prit des directions que je n’aurais pas voulu et certainement je ne me serais pas engagé sur cette voie si j’en avais su à l’avance l’itinéraire. Mais je ne regrette rien car un désir supérieur m’aspire sur cette voie, un appel aussi, qui est le sens même du mot « vocation ». Un appel à suivre le Christ en servant mes frères et sœurs. Cette expression banale dans le « milieu catho » reste pourtant la meilleure formule pour relier les deux versants, spirituel et sensible, de la vocation religieuse.

 

André Girier, père et grand-père

Sera diacre le 1er juillet

Je suis né le 4 janvier 1945 à Lyon, deuxième enfant d’une famille qui comptera 4 filles et 7 garçons.
 
Mon père et ma mère étaient issus de familles catholiques ferventes, dauphinoises. Une religieuse dans chaque famille et un évêque, oncle de ma mère.
 
J’ai reçu une éducation chrétienne, particulièrement au petit séminaire.
 
En 1962, j’entame des études de médecine. Cinq ans plus tard, je suis interne à Avignon où j’y rencontre celle que j’épouse en mai 68 et où je m’installe comme pédiatre.
 
En 1978, mon épouse me conduit à un rassemblement du Renouveau charismatique. Conséquence : animation d’un groupe de prière et cheminement vers une vie communautaire dans la communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé. Nous partons au Zaïre : je suis « berger » de l’équipe qui va fonder en Afrique et médecin-directeur de l’hôpital de Kabinda.
 
En 1985, retour en France, fondation à Nîmes pour animer la maison diocésaine, mais nous arrêtons la vie communautaire en janvier 1986. Nous nous installons à Aix-en-Provence où je suis pédiatre libéral pendant 18 ans. Veuf en 2004, mes amis me suggèrent de m’orienter vers le sacerdoce : je n’en avais pas la motion intérieure. Je suis appelé à Briançon où je participe au service de pédiatrie. En mai 2011, l’idée du sacerdoce me revient. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a accepté que je m’y prépare.

Maintenant à la retraite, j’occupe à Briançon un local diocésain qui permet d’accueillir des personnes en difficultés et les pèlerins de Compostelle. Je participe à la vie paroissiale autant que possible.
Le 30 juin, un de mes fils se marie. Le lendemain je serai au Laus pour devenir diacre en vue d’être prêtre !

 

Éric Juretig, la contemplation au service de l’action

Sera diacre le 1er juillet

Je suis né le 22 février 1968 à Meaux en Seine-et-Marne, le cadet d’une famille de 3 garçons.  
 
Mon parcours de formation et mon expérience professionnelle se sont exercés dans le domaine de la comptabilité-gestion, j’ai commencé aussi un cycle universitaire en psychologie.  
 
En juin 1999, je suis entré au monastère bénédictin de Notre-Dame de la Pierre-qui-Vire, dans le département de l’Yonne, où j’ai suivi les différentes étapes de la formation monastique.
Arrivé au terme des vœux temporaires en août 2011, je portais un questionnement et une sensibilité quant à un service d’Église plus en proximité des besoins spirituels et humains des personnes, notamment à travers le sacerdoce.  
 
J’ai donc frappé à la porte du diocèse de Gap et d’Embrun pour faire une expérience au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, où Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et le Père Ludovic Frère ont bien voulu m’accueillir. C’est un diocèse que j’avais eu l’occasion de traverser et d’apprécier pour des temps de vacances en famille dans le Savinois et pour un service d’une année dans le Briançonnais auprès d’une association de loisir sportif pour personnes handicapées.  
 
Je garde une sensibilité forte pour la vie contemplative, mais je désire néanmoins poursuivre et affiner mon discernement pour un engagement ouvert aux réalités pastorales de l’Église. Le ministère diaconal en vue du sacerdoce sera donc une étape importante pour reconnaître l’appel de Dieu et y répondre.
 
Cette citation de saint Augustin me touche et rejoint mon désir spirituel à la suite du Christ : « Qui possède la charité dans son cœur trouve toujours une chose à donner. »

 

Jean-Baptiste Tran, du Vietnam aux Hautes-Alpes

Sera diacre le 1er juillet

Je viens du Vietnam et j’ai 29 ans. Mon père a été séminariste et son séminaire a été fermé après la chute de Saigon en 1975. Ma mère, une fervente catholique voulait que ses enfants aillent à la messe tous les jours. J’ai deux frères et une sœur.
Heureusement, ma famille a été toujours spirituellement à mes côtés tout au long du chemin de ma vocation vers le sacerdoce.

Après 7 ans de formation au séminaire, à Aix-en-Provence d’abord puis à Rome à la demande de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, je suis heureux de l’appel de mon évêque à l’ordination diaconale. Comme diacre je pourrai me donner au service de Dieu et de son peuple de manière plus efficace. Je voudrais remercier mon évêque Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, les prêtres, les religieuses, les familles et les amis dans le diocèse auprès de qui j’ai reçu un soutien très fort depuis mes premiers jours à Gap.
 
Ma vocation a commencé par un appel « héroïque », mis par le Seigneur au fond du mon cœur, auquel je suis conscient depuis mon enfance : rendre heureux les autres ! Les années de formation m’ont appris que Dieu seul pouvait rendre l’homme vraiment heureux, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve. Mon envie de « rendre heureux les autres » rejoint celui de Dieu, le vrai et unique Auteur du bonheur. Ce que je me sens appelé à faire, c’est de « crier » sans fatigue au monde la présence permanente et l’agir perpétuel de Dieu pour les hommes et avec les hommes. Je vais essayer de manifester ce « cri » à travers ma vie de
service dans les paroisses. En effet, rendre témoignage à Dieu est une tâche impossible au
regard de ma force et de mes faiblesses parce que Dieu est si bon, si aimable et si saint. Mais je suis convaincu que le Seigneur m’aidera à réaliser cette grande mission.

Cet article a 3 commentaires

  1. Par ces temps si difficiles, c’est merveilleux de constater qu’il y a encore des hommes capables d’un tel dévouement. Merci à vous tous, hommes de paix et d’amour.

  2. Seigneur que j’aime ces fous!

  3. je suis complètement en admiration de tant de dévouement . pour dieu et pour son prochain …

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