La chapelle de L’Aulagnier réhabilitée et ouverte tous les jours

La cérémonie d’inauguration de la chapelle rénovée de L’Aulagnier a eu lieu samedi 13 septembre. Depuis 2008, à l’initiative de personnes âgées du hameau qui souhaitaient que la chapelle soit réhabilitée, le projet avançait, soutenu par l’association loi 1901 “Association chapelle Saint-Roch”.

De nombreuses activités ont été organisées pour récolter des fonds et mener à bien cette restauration : vide-greniers, vente de pâtisseries, repas soupe au pistou ou méchoui, apéritif récréatif… Des subventions ont été accordées par le Conseil général et le Conseil régional. La commune de Saint-Bonnet, propriétaire des lieux, a assuré les réaménagements extérieurs. Des bénévoles, croyants ou pas, liés par l’amitié, ont porté les animations et le chantier de réhabilitation intérieure, des murs jusqu’au mobilier.

Pour tout rassembler dans l’amitié et la foi, la fête du 13 septembre s’est ouverte par la messe de bénédiction de la chapelle Saint-Roch, présidée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, avec les pères Jean-Pierre Oddon, Adrien Michel et Marius Chevallier. La présidente de l’association, Édith Brochier, a accueilli les 250 personnes qui emplissaient la chapelle et garnissaient le parvis et la rue du hameau. Si l’Évangile du jour invitait à bâtir sur le roc (Luc 6, 43-49) et si la chapelle en donnait le signe, c’est aussi à la croix, à la veille de la fête de la Croix glorieuse, que Mgr di Falco Léandri a fait référence. À la fin de la messe, une petite croix assemblée pour la circonstance a été remise à chaque personne présente. Déjà, lors de la procession d’offrande assurée par des jeunes, un morceau de bois avait été apporté, évoquant tout le travail accompli, ainsi que des noisettes pour signifier la vie du hameau (en patois l’aulane est le noisetier). Tout cette vie était confiée au Seigneur dans le chant et l’action de grâce.

Après la messe, un apéritif-dînatoire a rassemblé la foule au centre de vacances du hameau “Les Hirondelles” : spécialités locales – tourtons bien sûr – et gâteaux géants portant l’image de la chapelle ont été partagés. En douceur et en musique, le rassemblement s’est prolongé dans l’après-midi. Désormais, la chapelle, ouverte chaque jour, est un lieu – beau et paisible – pour accueillir les habitants et les passants…

Père Jean-Pierre Oddon, curé

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Méditation sur la croix
de Mgr Jean-Michel di Falco Léndri
lue au cours de la célébration

Nous prêtres, comme le fit Simon de Cyrène pour le Christ, nous avons pour mission de porter les croix parfois bien trop lourdes pour les  fragiles épaules de certains de ceux que le Christ place sur notre route.

La Croix est plantée au cœur de notre vie, quand nous nous reconnaissons impuissants devant la misère du monde, lorsque regardant en vérité au fond de nous-mêmes, nous nous reconnaissons minables. Quand nous ne parvenons pas à aimer les autres. Quand nous ne  nous aimons pas nous-mêmes et nous ne nous savons pas nous laisser aimer, nous laisser pardonner.

La Croix est plantée au cœur de notre vie, quand les choix de vie que nous faisons ne sont pas compris, admis, par ceux que nous aimons.

La Croix est plantée au cœur de notre vie, lorsque face à la douleur des autres, nous ne trouvons pas les mots qui apaisent et consolent. Lorsque, confrontés à la mort, nous ne savons balbutier que quelques phrases toutes faites, vides d’Espérance.

La Croix est plantée au cœur de notre vie, quand le doute nous envahit et que montent à nos lèvres des cris de révolte, lorsque nous tournant vers le Père nous lui adressons ces paroles : « Mais si tu existes, Dieu, comment peux-tu accepter tout ce mal ? »

La Croix est plantée au cœur de notre vie, lorsque la désunion s’installe et que nous n’avons plus la force de prier l’Esprit  qui fonde l’unité, quand, au plus profond de notre désespoir comme le Christ nous crions : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné. »

Combien pèse la Croix sous laquelle le Christ est écrasé ?

Lui seul le sait, parce que lui seul connaît le poids de la haine, du mensonge, de l’injustice, de l’égoïsme, de la jalousie, de l’intolérance, du désespoir et du doute.

Souvent je demande à Dieu, de nous donner un peu de sa force pour traîner nos Croix.

Celle de nos peurs. Peur d’être seul, peur d’être malade, de vieillir, de mourir, peur d’être abandonné, rejeté, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être reconnu, accepté, peur de plus être aimé…

Chaque visiteur de la cathédrale  de Chartres peut admirer le grand labyrinthe de la nef, tout proche de l’entrée. Ce labyrinthe est un mystère.

Et s’il s’agissait de l’image des chemins de notre vie ? « Dieu écrit droit avec des lignes courbes. » Dans tout labyrinthe, malgré la complexité de ses méandres, il y a toujours une entrée et une sortie. La naissance, la mort. Entre les deux : l’inconnu. Des voies qui ne conduisent nulle part, des raccourcis qui n’en sont pas, des impasses qui obligent à rebrousser chemin, des tours et des contours inutiles, sans parler des pièges et des embûches… Un jour pourtant, on parvient à sortir de ce dédale et à atteindre l’issue. C’est là que le but ultime de toute existence nous est révélé, enveloppés que nous sommes par la lumière qui éclaire et donne un sens à tout le chemin parcouru.

Alors, quand dans notre vie se profile l’ombre de la Croix, c’est aussi que pointe la lumière.

Il n’y a pas d’ombre sans lumière.

Celle qui dessine les contours de la Croix est la lumière de la Résurrection.

Cet article a 1 commentaire

  1. C’est toujours un plaisir de vous lire et le texte de MONSEIGNEUR est sur le CD AMEN TRES BEAU .ET PRIONS POUR CE QUI SE PASSE DANC CE MONDE ACTUELLEMENT ,Car c’est très grave !!!!
    ?

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