Chemins de Croix d’hier et d’aujourd’hui à Ceillac

Chemins de Croix d’hier et d’aujourd’hui à Ceillac

Une exposition est organisée cet été, du 13 juillet au 24 août 2013, en l’église Sainte-Cécile de Ceillac : “Chemins de Croix d’hier et d’aujourd’hui”. Elle a été inaugurée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri ce samedi 13 juillet.

Cette exposition présente deux chemins de croix anciens de la paroisse ainsi que des créations originales de Gérard Esquerre, Josée Tourrette, Daniel Drouin, Maurice Maillard, Daniel Souriou, et des photos de Jacques Poujoulat et de Bernard Busser.

 

Église Sainte-Cécile
Ceillac
13 juillet – 24 août 2013

 

Exposition ouverte de 17h00 à 19h00
Entrée libre

 

 

Présentation

Les deux chemins de croix de Ceillac, retirés naguère de l’église paroissiale Saint-Sébastien lors de ses rénovations, dormaient au grenier du presbytère : quatorze stations en gravure au burin, quatorze stations en impression sur toile. Elles sont exposées en intégralité.

Les premières stations des deux anciens chemins de croix de l’église paroissiale Saint-Sébastien

À l’invitation de l’association des Amis de Ceillac, deux artistes, Gérard Esquerre et Josée Tourrette, ont accepté de créer un chemin de croix d’aujourd’hui, sur le programme artistique traditionnel des quatorze stations. 

Josée Tourrette a recréé un jubé en suspendant à la poutre traversière du chœur quinze « hosties » autour desquelles gravite la foule de la via crucis.

Le jubé de José Tourrette

Gérard Esquerre a réalisé en art numérique un chemin de croix exhaustif, complété de la quinzième station, celle de la résurrection. Les personnages traditionnels se détachent en silhouettes sur des fonds violemment colorés.

Quatorzième station, de Gérard Esquerre : La mise au tombeau

Trois autres artistes complètent l’exposition : Maurice Maillard, qui signe aussi la scénographie de cette exposition, Daniel Drouin et Daniel Souriou. Le premier montre trois fusains saisissants : le voile de Véronique, le crucifié et l’éclair de la résurrection. Le second, forgeron, prête un grand Christ de fer forgé se levant de la croix ; des photos de Jacques Poujoulat, sur les quatorze stations de fer forgé de Daniel Souriou accompagnent le texte intégral de L’Amour crucifié de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, écrit juste avant qu’il ne devienne évêque en 1997. Trois tapisseries de haute lisse de Daniel Drouin suggèrent quelque chose de la résurrection.

Huitième station, de Daniel Souriou : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Enfin le Chemin de la Croix écrit par Paul Claudel en 1911, et paru à l’époque dans Corona benignitatis anni Dei, est mis en résonance avec des photos captées par Bernard Busser sur le site antique de Delphes en Grèce. Ces pierres antiques ont-elles eu écho du drame qui s’est déroulé de leur temps à Jérusalem ? Peut-être, puisque, selon la tradition des Pères de l’Église, la Sibylle de Delphes avait prédit la venue du Christ…

Bernard Busser
Président des Amis de Ceillac

Témoignage
de Gérard Esquerre

Gérard Esquerre présente son œuvre à Mgr Jean-Michel di Falco Léandri lors de l’inauguration de l’exposition, samedi 13 juillet 2013. À droite, Gérard Busser

Au départ…

Après ma première exposition de groupe en l’église Sainte-Cécile de Ceillac en 2011, Bernard Busser me propose de renouveler la démarche.

Sachant le peu de relation qui me lie à l’Église, il me demande si je serais capable d’envisager une recherche sur la représentation plastique d’un Chemin de Croix.

“Pourquoi pas?” m’entends-je dire sans avoir réfléchi…

Il sait sans doute que je me lancerai à fond dans cette extraordinaire aventure. Car pour moi ce fut une véritable aventure à laquelle je n’étais pas préparé, n’étant qu’un simple baptisé…

J’ai alors commencé à me documenter, tant sur l’histoire et les histoires que sur les représentations visuelles qui existaient déjà. Ces dernières sont nombreuses et pour la plupart traditionnelles. Je fus très vite influencé par les plus marquantes d’entre elles dont, bien sûr, les étonnantes sculptures de Lourdes.

Et puis le medium s’imposa assez vite : je travaillais déjà sur des images numériques que je faisais imprimer sur du papier photo premium contrecollé sur plaque d’aluminium ou sur plaque forex. Je décidai d’employer à nouveau cette technique qui donne une très grande liberté d’expression, mais cette fois les tirages photographiques seraient contrecollés sur du plexiglas, de façon à obtenir un rendu parfaitement homogène, d’aspect brillant, donnant pourtant à voir des matières diverses, denses, complexes. Je choisis le format carré de 60 cm pour ses possibilités de composition stable et équilibrée.

Gardant à l’esprit chacune des 14 scènes, je recherchais alors des silhouettes épurées, esquissées. Très vite vint la question des fonds de chaque scène. Ils ont été peints sur papier ou sur toile, puis j’en ai réalisé des photographies numériques que j’ai retravaillées sur ordinateur. Progressivement les silhouettes s’intégraient au décor, les décors modifiaient les silhouettes, pour finalement créer des images homogènes. La couleur et les matières déterminaient l’agencement des formes, créant des atmosphères propres à chaque situation. Chaque scène, tout en ayant son caractère propre, participe d’un ensemble qui a son unité.

Alors Bernard Busser me dit : “Tu as pensé à la quinzième ?” *

Et là tout devint évident….

Gérard Esquerre

* NdR : Le chemin de croix traditionnel comprend quatorze station, la quatorzième évoquant la mise au tombeau. Depuis une soixantaine d’année une quinzième station s’est imposée, portant sur la Résurrection.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri avec José Tourrette, à la sortie de l’inauguration de l’exposition.

 

Ceillac, en ce samedi 13 juillet 2013

Grâce à Jean Meissimilly, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a pu faire ensuite un rapide pèlerinage à la chapelle Sainte-Anne.

 

Pour visionner le témoignage de Jean Meissimily
sur la vie à Ceillac et dans le Queyras,
cliquer ici :
Jean Meissimilly

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Cet article a été rédigé par le service communication du diocèse de Gap.

Cet article a 1 commentaire

  1. De très belles œuvres dans un paysage somptueux ! Quelle bénédiction de vivre dans de tels endroits !

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