La chronique de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : “Ces bons chrétiens qui voudraient m’égorger”
  • Post published:19 octobre 2014

“Les très bons catholiques invitent à me combattre, à m’égorger même”, dit Mgr Jean-Michel di Falco Léandri dans sa chronique du dimanche 19 octobre 2014.

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sont également diffusées toutes les semaines :

• sur les ondes de RCF Alpes Provence
• sur le site internet du journal Le Point
• sur D!CI TV
• sur le site internet du sanctuaire Notre-Dame du Laus

et tous les mois sur KTO dans l’émission À la source.

Bonjour,

Je reste, je l’avoue, encore surpris par la capacité de certaines personnes à critiquer sans proposer d’alternative, à commenter sans avoir lu ou entendu, et à essayer de nuire à quelqu’un en se basant sur des « on dit », tomber dans la caricature, l’approximatif, le vulgaire.

Je le constate dans les lettres anonymes que je reçois et que je ne lis d’ailleurs pas. Seuls mes collaborateurs m’en disent un mot à l’occasion, sans plus. Mais où donc est le courage lorsqu’on exprime une opinion sans l’assumer ? Cela s’appelle plutôt de la lâcheté.

Je constate également cela dans certains articles publiés sur les sites des « bons » et des « vrais » catholiques… vous savez ceux qui détiennent la vérité, qui savent tout sur tout et qui ont réponse à tout. Ceux-là même d’ailleurs que le Pape François dénonçait récemment en disant : « Si quelqu’un a la réponse à toutes les questions, c’est la preuve que Dieu n’est pas avec lui, que c’est un faux prophète qui utilise la religion à son profit. »

Dans ces articles sur les sites bien-pensants, les auteurs, toujours très bons catholiques, invitent à me combattre, à m’égorger même, ou m’invitent, je cite, « à fermer ma gueule ». Et certains se sentent plus une âme de poète qui m’interpellent ainsi : « Papi nostalgique des années soixante ; hippie ayant fumé un gros chichon ». Parmi eux, certains qui prétendent qu’il n’y a jamais eu de slogans agressifs dans les récentes manifestations… Ils confirment par de tels propos ce que je dénonçais, paraît-il à tort.

Mes collaborateurs relèvent de temps à autre les commentaires que les internautes laissent suite à mes chroniques. Je ne les lis pas davantage. On peut apparemment y trouver tout genre de réactions, mais ce qui surprend le plus c’est le nombre de commentaires de personnes qui n’ont manifestement pas écouté ou lu la chronique. Ils se sont contentés du titre. Je reçois parfois des lettres de personnes scandalisées par mes propos alors même que j’ai exprimé exactement l’inverse dans la chronique qu’ils critiquent.

Les exemples que je donne ici me concernent, mais je sais que chacun peut donner des exemples dans sa propre vie. Quel plaisir ont certains, nombreux hélas, de répandre rumeurs et la puanteur de la calomnie, de cracher le venin de l’insulte et de la vulgarité, de critiquer pour le plaisir de critiquer. Qu’on ne soit pas d’accord avec un avis est une chose. Mentir, inventer, montrer du doigt sans s’être renseigné en est une autre. On peut combattre des idées, pas les personnes.

Alors ayons le courage de nos opinions, signons-les, soyons constructifs et argumentons, faisons-le dans le respect de la personne, surtout si nous nous réclamons de quelque valeur. Faisons tout cela pour ne pas correspondre à la définition du critique que donne Channing Pollock, à savoir : « Un critique, c’est un cul-de-jatte qui veut vous apprendre à marcher. »

Au XVIIIe siècle, le philosophe allemand Georg Christoph Lichtenberg disait « Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l’art de juger les livres sans les avoir lus. » Alors nous verrons aux commentaires de cette chronique si cela se vérifie !

À très bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri Évêque de Gap et d’Embrun

Cet article a 23 commentaires

  1. odile-marie

    Ce que Jésus a enduré

    7 Alors que Jésus arrivait au terme de sa vie sur terre, aucune cruauté ne lui a été épargnée. Outre l’angoisse extrême qui le taraudait, pensez aux déceptions et aux humiliations qu’il a subies. Il a été trahi par un intime, abandonné par ses amis les plus proches, soumis à un procès illégal au cours duquel les membres de la plus haute cour religieuse du pays se sont moqués de lui, lui ont craché dessus et lui ont donné des coups de poing. Il a pourtant tout enduré avec calme et dignité. — Matthieu 26:46-49, 56, 59-68.

  2. Albrand

    Vous êtes attaqué comme tous les bâtisseurs!l histoire se souviendra d un Grand évêque.Je suis de tout cœur avec vous Respect et fidélité Dr Louis Albrand

  3. Albrand

    vous êtes attaqué comme tous les bâtisseurs !l histoire se souviendra d un Grand Évêque.Je suis avec vous de tout cœur .Fidelite et grand respect.

  4. HALPHEN Nicole

    Merci Monseigneur pour vos chroniques qui apparemment dérangent certains qui se disent chrétiens mais qui vous insultent anonymement ! Parfois, il m’arrive de ne pas être d’accord avec vous, mais ça m’oblige à réfléchir et peut-être trouver les réponses dans les Saintes Ecritures. Continuez à poser les bonnes questions, à exposer vos idées et “laissez couler les égouts” !!! A bientôt pour d’autres chroniques et que Dieu vous garde.

  5. francine

    MERCI! A VOUS AMIS POUR SES PAROLES RÉCONFORTANTES ,
    MONSEIGNEUR EN BESOIN DANS CES MOMENTS DIFFICILES, HÉLAS LA MÉCHANCETÉ EST GRATUITE ET N’ENGAGE QUE CEUX QUI S’EN SERVENT POUR BLESSER, HUMILIER .
    MAIS NE NOUS ATTARDONS POUR DE TELS PROPOS,
    NOUS AIMONS TOUS MONSEIGNEUR ET LE SOUTENONS PAR NOS PRIÈRES,
    DEMANDONS A DIEU DE VEILLER SUR LUI.
    ET QUE NOTRE DAME VOUS BÉNISSENT
    CORDIALEMENT
    FRANCINE.

  6. pons

    mon dieu pardonnez leur, monseigneur, nous on vous aime, on vous écoute avec beaucoup d’attention, continuez à avoir votre franc parler!!! à bientôt

  7. Bernard

    Nous suivons notre Père évêque et nos prêtres, diacres, religieux de notre diocèse. Nous pouvons vous dire merci !

  8. Sr Antoinette

    Bon courage Monseigneur et je vous remercie pour votre prédication. Vous êtes au service du Christ en étant pasteur. Lui, le Christ même si sa prédication est mise à l’épreuve du refus, il dévoile toujours plus en profondeur le sens de sa venue et rien ne l’empêche de continuer sa mission. Il sait que ce mépris le conduira à donner sa vie sur la croix. Devant l’incrédulité des certains auditeurs, tant d’autres peuvent profiter d’ouvrir leurs cœurs et s’enrichir de votre chronique. Merci Monseigneur pour votre témoignage d’aller vers nos frères pour les rencontrer malgré la complexité des questions et problèmes de notre temps. Soyez assuré de notre prière.

  9. francine

    Monseigneur,
    bonjour!
    Je voudrais vivement réagir à votre article!
    Non mais pour qui se prennent-ils! ou est le respect!
    quels sont ses gens à tenir de tels propos!
    ses”POURRIS “chrétiens pour le fun quand ca les arrangent ces grandes gueules sans foi ni loi déstructeurs , les mêmes qui crucifiés Jesus sans comprendre ses propos.
    Des gens jaloux peut fréquentables avec leurs propos de peut de valeur pour des gens comme vous et nous
    mais nous savons tous que vous êtes bon et généreux et nous aimons votre franc parler,
    et nous vous aimons tel que vous êtes.
    Alors! dans la foi et l’éspérance! assurons nos propos et ignorons ces gens minables d’une telle bassèsse
    Merci! pour ce que vous représentez pour nous tous.
    cordialement! avec mon bon souvenir.
    Dieu vous garde.
    A bientôt!
    Francine.

  10. NATHALIE-MARIE

    Cher Monseigneur,
    Fidèles de Notre dame du Laus, nous recevons votre chronique à Paris. Nous observons tout le travail que vous réalisez sur votre diocèse, dont bénéficie toute la région. ce que vous faites est formidable. Nous sommes profondément attristés des attaques envers un pasteur. C’est la basse besogne de l’adversaire. Benoît XVI disait en mai 2011 au cours d’un voyage à Fatima “que tout baptisé devait se préparer au martyre”. Que la Sainte Mère de Dieu que vous honorez tant soit votre consolation. Soyez assuré de notre reconnaissance, de notre fidèle amitié et de nos prières, Nathalie-marie et Daniel

  11. ZAESSINGER Pierre

    Merci Monseigneur, pour cette chronique, écoutée et lue du début à la fin, comme toutes les autres d’ailleurs, et dans lesquelles j’apprécie toujours le ton juste, mêlé de finesse et d’humour. Je les attend toujours avec un grand intérêt et elles représentent pour moi de belles “bouffées d’oxygène”. Merci encore, et pardonnez moi si je peux me permettre de vous saluer “fraternellement”

  12. MG VEYNES

    Mgr,
    Je viens de lire votre article, comment les gens peuvent-ils être si grossier et manquer de respect envers leur pasteur, puisqu’ils se disent catholiques, drôle de conception de la religion. Vous avez le soutien des autres catholiques.

  13. Père Daniel Weber St Georges Marseille

    Cher Père Evêque,

    Je viens de lire votre article et je suis extrêmement peiné pour vous…
    Il y aura toujours de “bons catholiques” et de “vrais faux-jetons”, hélas.

    Mais je suis sûr que vous continuerez à exprimer l’Evangile avec le talent qui est le vôtre …
    que nous puissions être nombreux à vous lire.

    Merci Monseigneur pour la clarté de votre langage en face de la complexité des questions et problèmes de notre temps.

    Respectueuse et fraternelle amitié. Père Weber

  14. Bernadette JOUET-PASTRE

    Merci pour votre message que j’ai lu avec beaucoup d’attention ; Merci pour votre courage de dire même si les critiques vous accablent.
    J’aime votre Diocèse, j’y ai vécu quelques années et mes parents y sont enterrés.
    Mais j’y ai encore des amis et mon frère que je vois peu (vu la distance).
    Continuez sur votre chemin avec joie et courage !

  15. Grandidier Nicole

    Merci au Père Di Falco… j’espère qu’il va prendre connaissance de mon message..! . en souvenir du passé. Mais cela me fait du bien de vous entendre au présent, on est si vite oublié, heureusement qu’il y a des petits signes de temps en temps.
    Courage et prions ensemble.
    Nicole Grandidier … vous souvenez-vous ?

  16. Marie France

    Où bien comme vous le pensez n’écoutent pas la chronique et répondent n’importe quoi.
    J’avais oublié ent

  17. Marie France

    Mon Seigneur, je sais que vous ne lirez pas ce petit message mais je dois vous dire que vous avez raison de dire ce que vous pensez. J’écoute vos chroniques et la plupart du temps je suis en accord avec vous, ceux qui vous veulent du mal ne comprennent rien à ce que vous dîtes ! Où bien comme vous le pensez n’écoute pas la chronique et réponde n’importe quoi.
    Laissez parler les gens mon Seigneur quand ils en auront assez ils se tairont.
    Amicales pensées

  18. mondoloni

    Je ne suis pas toujours d’accord avec Mgr Di Falco, notamment en ce qui concerne “Les Prêtres”, dont je regrette le côté trop “people” et commercial, mais cependant je respecte et j’apprécie l’homme et le pasteur, dont j’ai lu quelques livres qui m’ont beaucoup plu. “Le garri”, en particulier, est remarquable. Pour un ancien élève d’un lycée professionnel de Marseille, le parcours a été exceptionnel.

  19. Francis Libaud

    Je suis scandalisé par ces attaques à votre encontre Monseigneur, comment peut-on être chrétien et proféré de telles insultes, Dieu jugera le moment venu!

  20. LAMOURET Benoit

    Cher Mg Di Falco, la nuit est avancée et je pense à vous … Nos 4 enfants nous ont offert une place au concert des prêtres ce jeudi dernier à Lille .apres une lourde journée j’avoue être parti “à reculons” ! Mais quel cadeau … MERCI de votre présence , pour vos prières tellement ( oú se les procurer?) belles, pour ce temps de Paix et de Communion. Je lis votre chronique avec bcq de tristesse, elle me touche car je sais le poids de la méchanceté et de la calomnie. Mais parler c’est s’exposer, votre sensibilité est belle et émouvante , ne relevez pas la médiocrité , elle ne mérite pas vos commentaires. ” les chiens aboient, la caravane passe…”. Je pars demain pour Embrun et notre maison de vacances du Melezet. J’irai découvrir Notre Dame du Laus que je ne connais pas et prierai pour vous à Boscodon que j’aime tant. Je confie ma fille Agathe à vos prières, responsable logistique de mission MSF, elle rentre du Burundi bien fatiguée , en recherche… Portez vous bien, continuez de parler d’Amour et de Dieu, car comme Matisse, quand vous parlez, Dieu est là… MERCI.
    Benoit LAMOURET

  21. rossaut jean françois

    Peut être Monseigneur, que la fumée qui se dégage de ces propos, mensongers ou non, mettent en lumière, des vérités… Assumez vous toutes vos erreurs, êtes vous pasteur en refusant d’aller à la rencontre de chacun, bon courage… Que le Miséricorde gagne le Cœur de chacun à commencer par vous mêmes, Jf Rossaut….

  22. Bernard Mariotti

    Je vote: “Jean Michel Di Falco”.
    Bonjour, je m’appelle Bernard Mariotti, je suis né en 1940. De 1959 à 1966 j’étais au Grand Séminaire de Marseille. Je suis volontairement retourné à l’état laïc à ce moment-là sans me faire ordonner. J’ai continué à prendre quelques repas au Séminaire pour y retrouver mes amis. En 1970 je me suis marié, aujourd’hui je suis grand père. J’ai suivi de 1966 à aujourd’hui et de loin Jean Michel Di Falco et je partage son sens de la Pastorale, son indépendance, sa fidélité à diffuser la véritable parole du Christ, je veux dire la parole qui n’est pas passée entre les engrenages de l’Histoire, sa fidélité au Magistère. Il est possible que les lettres anonymes qu’il reçoit soient identiques à celles envoyées au Pape François. J’ai bien connu l’évêque de Gap et ne pratiquant plus aucune religion depuis longtemps mon témoignage ne saurait être considéré comme partial. Et voici ma devise: “Un pour tous, tous pour un”. Cordialement à tous les lecteurs.

  23. lafalla

    courage Mgr vous n êtes pas tout seul je relaie vos chroniques et monte au créneau lorsque c est nécessaire parler de ces gens la c est leur donner de l importance laissez les si je puis me permettre dans l anonymat que Dieu vous garde et comme vous le dites si bien a bientôt

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