La chronique de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri –  Le mariage des prêtres

Dans sa chronique du 20 septembre 2013, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri aborde la question du mariage des prêtres.

Les chroniques de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri sont également diffusées toutes les semaines sur les ondes de RCF Alpes Provence et sur le site internet du journal Le Point, et tous les quinze jours sur KTO dans l’émission À la source.

 

Cet article a 11 commentaires

  1. merci monseigneur pour cette position claire. Vous aller sans doute créer des vocations chez les pères de famille. Quand on a en charge des enfants, des enfants à faire grandir, une vie spirituelle est nécessaire au développement harmonieux de chacun. Nous devons tous apporter notre part, à hauteur de ce que nous pouvons faire et de nos engagements.

  2. En total accord avec les propos de Monseigneur Jean Michel Di Falco Léandri.
    Il y a d’autres pistes à explorer notamment l’ordination d’hommes mariés à la retraite (inconvénient le vieillissement du clergé !) encore faut-il qu’il y ait des vocations !
    Penser et croire des idées reçues comme celles de penser que l’église réformée a plus de pasteurs (parce que mariés) que l’église catholique de prêtres (en proportion) est faux, cette église connaît aussi le problème de la sécularisation de la société et par conséquent la baisse de fréquentation et la baisse des vocations !

  3. Tout à fait d’accord avec Simone G; d’Avignon. Ayant nous-mêmes reçu un enfant de pasteur il y a de nombreuses années à la maison, ce jeune nous disait que depuis que son père était pasteur, il ne le voyait plus car ce dernier était très dévoué à ses paroissiens, ce qui était par ailleurs formidable. Mais la famille en souffrait énormément et ce jeune nous disait qu’il comprenait pourquoi les catholiques n’étaient pas d’accord avec le mariage des prêtres. Par ailleurs, ayant moi-même un frère prêtre, ce dernier me confirme régulièrement qu’une charge familiale est absolument impossible à envisager en plus d’une charge paroissiale. Chaque charge est énorme et si on ne veut pas faire les choses à moitié et tout rater, il ne faut pas se disperser. Quant à l’affection que les prêtres sont en droit de recevoir, il faut que chaque famille se bouge pour entourer un peu plus son ou ses prêtres et que ces derniers se sentent toujours les bienvenus chez leurs paroissiens… et aidés dans leur tâche paroissiale.

  4. C’est un grave problème soulevé par le Pape François et Mgr DI FALCO. Mais les pasteurs protestants se marient et ils font bien vivre leur famille. Alors pourquoi ne pas commencer par les diacres qui pourraient se marier, fonder une famille et deviendraient prêtre ? A réfléchir. Bien amicalement.

  5. Bonsoir à toutes et à tous….

    Pour ma part, je pense qu’il faut vivre avec son temps. Le célibat des prêtres n’est plus d’actualité…..
    Les pasteurs eux, sont mariés pour beaucoup d’entre eux, et j’approuve. A mon sens, cela ne nuit pas à la foi, au contraire le fait de créer une famille, ne fait que renforcer la foi. Les prêtres vivent leur foi seul…..et parfois, le doute peut s’installer, dans leur cœur !!!
    Je suis donc pour le mariage des prêtres, moi qui ai toujours rêvé d’en épouser un…..

    1. J’habite une région à forte population protestante. Un pasteur disait un jour : “oui, c’est vrai, les pasteurs protestants sont mariés, mais ils peuvent aussi divorcer, c’est plus fréquent qu’on ne le pense, et cela fait beaucoup de mal à notre Eglise”. Alors nous laïcs laissons donc nos prêtres vivre leurs engagements dans la fidélité qu’ils ont promise au Christ, soutenons-les et prions pour eux car ils ont besoin de nous pour vivre cette fidélité, mais de grâce ne “pensons” pas à leur place que le salut de l’Eglise passe par leur mariage. A réfléchir aussi. Fraternellement.

  6. Les couples normaux travaillent tous les deux, alors où est le problème pour un prêtre marié ? Sa femme aussi peut travailler même si elle est marié avec lui. De nos temps, aujourd’hui, devenir abbé, curé, prêtre, etc… c’est une vocation.

  7. Alors, monseigneur, voilà la meilleure des propositions : ordonner des hommes déjà marier et installés dans leur vie de famille. J’espère que cette idée fera son chemin, s’imaginer que le mariage des prêtres les faire se multiplier et un peu utopique comme vous le démontrez ; Merci Monseigneur.

  8. On ne peut pas tout dire en si peu de temps et Mgr Di Falco a déjà bien évoqué le “pour” et le “contre” de l’ordination d’hommes mariés – “pour”, parce que des zones entières sont sans prêtres, donc sans eucharistie; “contre”, car il faudrait envisager un denier du culte bien plus performant. Mais il n’a pas eu le temps de rappeler combien les prêtres ont besoin de disponibilité pour leurs tâches si prenantes et particulièrement dans leur paternité spirituelle. J’ai vu, dans ma propre paroisse, un curé qui, non seulement assumait tout l’ordinaire de sa “fonction”, si je puis dire, mais allait visiter les malades, prenait le temps de parler aux personnes âgées, se souciait des familles, se voulait présent au catéchisme, consacrait beaucoup de temps à prier, était présent non seulement au presbytère “aux heures d’accueil”, mais dans les églises qui lui avaient été confiées, pour pouvoir rencontrer les gens qui entraient, pour parler, pour confesser… églises qui étaient ouvertes souvent tard le soir… Comment accorder cela avec une vie de famille où l’on doit mener ses enfants à l’école, partager les soucis de son épouse, contribuer aux corvées du ménage, etc…? Tout dépend finalement de l’idée qu’on se fait de l’appel au sacerdoce, et d’une vie “donnée”.

  9. Très bon positionnement du sujet, et dans l’esprit évangélique de l’interview jésuite (et non jésuistique) du pape François.

  10. Explication claire et précise avec toujours une pointe d humour merci monseigneur pour votre presence et votre soutien vous êtes plus qu un guide un véritable père merci encore et comme vous le dites si bien ‘à bientôt ´

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