#SemaineSainte Homélies en la cathédrale de Gap
  • Post published:11 avril 2020

NB : de l’homélie la plus récente à la plus ancienne. L’homélie du Jeudi Saint a été prononcée par le père Gilbert Dampaty et celle du Vendredi Saint par le père François-Xavier Mfizi. Celles du Dimanche des Rameaux, de la Vigile Pascale et du jour de Pâques par Mgr Xavier Malle.


Jour de Pâques 12 avril confiné, par Mgr Xavier MALLE – LA CHARITE

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Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite.” On espère qu’il y avait le mètre réglementaire entre eux et qu’ils couraient dans les heures prévues !

L’humour nous aide à surmonter cette épreuve de la pandémie. Après cette course de Pierre et de Jean, il y a un acte de charité: le plus jeune laisse le plus âgé passer devant lui. Certes il y avait sans doute aussi un respect de l’autorité ; la primauté de Pierre ayant été clairement affirmée par Jésus, mais j’aime aussi y voir un geste de respect du plus jeune vers le plus vieux. Un acte de Charité. Après avoir développé la foi dans mon homélie des Rameaux, l’espérance hier soir, ce matin, je vais parler de la charité.

Actuellement, quand je sors dans la rue pour venir à la Cathédrale, ce qui me frappe c’est notre ambivalence quand on croise quelqu’un : tu es peut-être porteur du virus, éloigne-toi de moi. Ou alors au contraire, je te fais mon plus beau sourire et t’adresse un grand bonjour. 

Frères et soeurs, la résurrection de Jésus, la victoire de la vie sur la mort, du bien sur le péché, nous permet de choisir le sourire, le bien ; de faire le choix fondamental de la fraternité. Dans notre vie d’église, de diocèse, de presbyterium, de paroisse, c’est ainsi le choix fondamental de la communion entre nous. Est-ce que vous ne trouvez pas que nos petites disputes, nos jugements prennent leur juste valeur, c’est à dire riquiqui, en comparaison des enjeux actuels, qui sont la vie même, notre existence même. Oui, puisse cette crise sanitaire si ardue nous faire prendre conscience que ce qui est important, ce n’est pas mon petit avenir à moi, mon petit confort à moi, ma petite idée.

La seule voie pour grandir dans la communion entre nous est le don de nous-mêmes. Ne plus s’appartenir. Avoir tout donné à Dieu, y compris ses aspirations, ses préférences, ses goûts personnels. Jésus pour être tout à tous à été tout à son Père. Le père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus le dit dans un passage éclairant (page 66 du Prier 15 jours avec…) « Le don de soi, ce n’est pas seulement un acte passager. Ce n’est pas seulement aujourd’hui, mais demain et après-demain et toujours. … Regardons Notre-Seigneur : « En entrant dans le monde, le Christ dit : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » (He 10,5). Le premier geste de l’humanité du Christ, c’est l’offrande de lui-même. Et au moment de la mort, c’est un autre acte d’offrande qui va clore toute sa vie et rejoindre le premier : « Père, en tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23,46). Ces deux gestes du Christ nous disent toute la valeur du don de nous-mêmes.»

L’évêque de Dassa au Bénin, Mgr François, diocèse avec lequel nous sommes en approche de jumelage, disait dans un message le 4 avril dernier : «Ce petit virus de rien du tout …qui ravage et paralyse toute l’humanité, nous fait prendre conscience que nous devons tous respecter et défendre la dignité humaine,  qui que nous soyons et où que nous soyons… Si pour Dieu l’être humain a du prix – Jésus a payé au prix de son sang sur la croix pour le rachat de l’homme -combien plus l’homme doit tout consacrer au bonheur et au bien-être de l’homme son semblable. …»

Dans sa bénédiction Urbi et Orbi du 27 mars, le pape François le disait aussi : Dieu «nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. …(C’est) le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas… Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

Frères et soeurs, avec la force du ressuscité, du Christ Vivant, qui sur la croix nous a remis l’Esprit, faisons le choix de la charité, le choix de la fraternité, le choix de la communion entre nous. Amen.


Vigile Pascale 11 avril confiné, par Mgr Xavier MALLE – L’ESPERANCE

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«Vous soyez sans crainte. Je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit… Il vous précède en Galilée.» Merveilleuses paroles de l’Ange au matin de Pâques. 

Dans la nuit de cette pandémie mondiale, dans la nuit de tant de souffrances chez nous, en France et dans le monde, ce soir une lumière a jailli. C’est la lumière d’une Espérance.  Aux Rameaux, je vous ai parlé de la Foi, ce soir je veux vous parler de l’Espérance, et demain dimanche, de la charité. Ce sont les trois cadeaux que nous recevons comme chrétiens, mais que nous n’avons jamais finis de déballer de leur papier cadeau ; chaque fête de Pâques nous redécouvrons cette vertu de l’espérance. Par la résurrection de Jésus, la mort est vaincue. Or la mort nous menace chacun en cette pandémie. Mais nos vies vont au delà de cette vie. Cette vie n’est qu’une anticipation de la vie éternelle. Et nos gestes d’attention entre nous pendant cette pandémie sont autant de signes du Royaume de Dieu éternel.

Le grand poète Charles Péguy, dans son texte «Le Porche du mystère de la deuxième vertu», en 1912, fait dire à Dieu : 

« Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. Et je n’en reviens pas. Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus, dit Dieu. Les trois vertus mes créatures. Mes filles mes enfants. Sont elles-mêmes comme mes autres créatures. De la race des hommes. La Foi est une Épouse fidèle. La Charité est une Mère. Une mère ardente, pleine de cœur. Ou une sœur aînée qui est comme une mère. L’Espérance est une petite fille de rien du tout. (…) La Charité aime ce qui est. Dans le Temps et dans l’Éternité. Dieu et le prochain. Comme la Foi voit. Dieu et la création. Mais l’Espérance aime ce qui sera. Dans le temps et dans l’éternité. Pour ainsi dire dans le futur de l’éternité. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Dans le futur du temps et de l’éternité. »

Oui, depuis cette sainte nuit de Pâques, l’espérance a été donnée au monde. Elle a été donnée à chacun d’entre nous par notre baptême. Comme st Paul le dit dans la lecture qui précède l’évangile : «si par le baptême nous avons été unis à la mort de Jésus, c‘est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ, qui par la toute puissance du Père, est ressuscité.»
Et comment ce soir ne pas avoir une pensée et une prière fervente pour les 6 catéchumènes qui devaient être baptisés cette nuit dans différentes paroisses du diocèse, dont cette cathédrale ? Nous prions pour que la situation sanitaire nous permette de vivre ces baptêmes d’adultes en vigile de la fête de la Pentecôte. Nous continuons à prier pour vous chers frères et soeurs qui avaient tant hâte de nous rejoindre.

Cette fête de Pâques ne va pas faire revenir ceux qui sont partis trop tôt par ce fichu virus. Elle ne va pas guérir d’un coup nos frères et soeurs hospitalisés ou inquiets chez eux par des symptômes. Elle ne va pas diminuer notre peur. Mais elle va habiter tout cela. C’est comme dans une pièce toute noire, si vous craquer une allumette, il commence à se faire jour. Le jour va bientôt se lever. Ce que nous vivons ici bas compte ; c’est un avant goût certes actuellement souvent amer, mais réél de la vie éternelle.

Le bienheureux père Marie Eugène de l’Enfant Jésus que nous prêtres du diocèse de Gap avons mieux connus début mars lors de notre retraite sacerdotale juste après la mort du père Sébastien, disait :  «On confond l’espérance avec le sentiment. J’ai de l’ardeur, donc j’ai de l’espérance ; mais l’espérance ne se traduit pas toujours par des ardeurs.» Nous l’expérimentons avec le deuil que nous vivons. Beaucoup l’expérimentent dans la souffrance due à ce coronavirus. Pourtant, nous le vivons, une petite lueur d’espérance s’est allumée ce soir de Pâques.

Dans sa mémorable bénédiction Urbi et Orbi du 27 mars dernier, le pape François parle merveilleusement de l’espérance. Il commentait l’évangile de la tempête apaisée : «Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. (…) Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, poursuit le Pape, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés.» 

Il est ressuscité et vit à nos côtés. Voilà le coeur de l’espérance pascale ! Ou comme dit St Paul, «Nous le savons : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.» L’ange dit aux femme de la Résurrection : «Il vous précède en Galilée.» Frères et soeurs, Jésus est ressuscité et vit à nos côtés. Il nous précède en Galilée, c’est à dire dans le quotidien de nos vie, chemin de vie éternelle. C’est notre espérance. C’est l’espérance de Pâques.

La Vierge Marie nous soutient de son espérance, elle à qui selon la tradition le Christ est apparu en premier au matin de Pâques. Qu’elle nous aide à avancer dans l’espérance c’est à dire dans la confiance. Il est ressuscité, il vit à nos côtés. Amen. 


Vendredi Saint 10 avril confiné, par le père François-Xavier Mfizi

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Jeudi Saint 9 avril 2020 confiné, par le père Gilbert Dampaty

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Dimanche des Rameaux 5 avril 2020 confinés : LA FOI

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Homélie du dimanche des Rameaux 2020 : LA FOI

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Ce dimanche des Rameaux de l’année du Seigneur 2020 marque l’entrée dans une Semaine Sainte particulière dont nous nous souviendrons. Mais frères et soeurs, la Semaine Sainte de Jésus fut particulière. Et il me semble que ce carême, fut malgré tout un bon carême, peut-être le meilleur pour certains depuis longtemps. Nous sortons de ces 40 jours plus appauvris, financièrement pour certains – et ce sera difficile, mais aussi pour tous appauvri de nos certitudes, appauvri de notre orgueil. Ce tout petit virus a réussi une chose : nous rappeler notre condition humaine.

Nous sommes si fragiles. Nous sommes si capables de grandes héroïcités, jusqu’à donner notre vie pour en sauver d’autres,  mais nous sommes aussi capables de si grandes lâchetés.

Dans tous ces sentiments qui nous habitent, nous traversent,  il y a un roc : Dieu. Dieu est là. Il est là dans nos églises où si vous ne pouvez vous rassembler, vous pouvez venir prier individuellement.

Il y a déjà quelques semaines, après le drame de la mort du curé de cette cathédrale de Gap, 20 prêtres en mission sur le diocèse sont partis en retraite annuelle à l’institut ND du Vie à Venasque, pour se poser, auprès du bienheureux père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, béatifié récemment par le pape François. Le prédicateur sachant ce que nous avions vécu en diocèse, nous a proposé de nous appuyer sur le Roc de sa présence.

Alors nous avons posé des actes de Foi. «Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !»

Les habitants de Jérusalem ont eu foi en Jésus. Il est le Messie attendu. Mais qu’est-ce que la foi ? 

Je vais également prêcher lors de la vigile pascale et le jour de Pâques ; alors pour ces 3 homélies, j’ai eu l’inspiration de relier chacune de ces journées à nos trois actes habituels, foi, espérance et charité : l’acte de foi aux Rameaux, l’acte d’espérance la nuit de la Résurrection, et l’acte de Charité le jour de Pâques.

Revenons à la foi avec des réflexions du Bx père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus : « La foi est le seul moyen, dit-il, pour atteindre Dieu. La foi atteint véritablement Dieu. Ce n’est pas l’intelligence qui l’atteint ; il y a l’infini entre elle et Dieu. Comment franchir la distance, toucher Dieu, Dieu qui est amour, Dieu qui est vie ? Par la foi. La foi est une antenne qui fait franchir la distance infinie qui nous sépare de Dieu, qui atteint Dieu. » (Prier 15 jours, p46s)

Mais frères et soeur, il est troublant que les mêmes foules qui ont acclamé Jésus, qui ont posé des gestes de foi, l’ait ensuite abandonné et crié : «à mort, qu’il soit crucifié». La même foule l’acclamant comme un roi qui entre dans sa ville, ensuite le couronne d’épine et se moque de lui. La foule est par nature changeante. Nous sommes changeants. Il me semble que ce qui a provoqué ce changement est la peur. La peur de l’occupant romain, la peur des grands prêtres, etc… Or la peur nous habite actuellement. Tous.

Vendredi 27 mars dernier, le pape François a donné une bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle à l’occasion de cette pandémie. Il commençait ainsi son homélie : «Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus.»

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen dans le journal La Vie, a eu une très belle réponse à propos de cette peur qui nous habite : « il me semble que la meilleure manière d’accompagner le moment présent est d’avoir le courage d’habiter nos peurs (…). Notre premier réflexe, en effet, pourrait être de nous dire : « Prions et n’ayons pas peur car nous sommes chrétiens et nous croyons en la vie éternelle, en Jésus sauveur. » Il ne faut pas oublier que croire en Jésus sauveur, c’est être disciples de Jésus qui a eu peur ! Je ne suis pas certain qu’il ait fanfaronné devant le tentateur au désert, ou en descendant de la montagne de la Transfiguration, sachant qu’il allait bientôt entrer à Jérusalem pour la dernière fois… Et je suis sûr, car l’Évangile l’atteste, qu’avant la Passion il a versé des gouttes de sueur qui étaient des gouttes de sang, tant l’angoisse était forte. Cela m’aide beaucoup de penser que Jésus lui-même a eu peur. Donc n’ayons pas peur d’avoir peur !» Fin de citation de Mgr Lebrun.

Le pape François, toujours dans son homélie de la bénédiction Urbi et Orbi, commentait l’évangile de la tempête apaisée. Les apôtres ont peur tandis que Jésus dort dans la barque. «C’est même la seule fois où dans l’évangile nous voyons Jésus dormir !, note le pape. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». 

«Cherchons à comprendre, propose le pape. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? (…) : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? ». Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.»

Nous aussi sans doute disons-nous dans notre prière : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Et nous entendons Jésus nous répondre : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Un peu plus loin dans son homélie, le Pape poursuit poursuit : «Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. (…) Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. (…) le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres.»

Puis il ajoute : «Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, (…) Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.» 

Terminons par l’acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que tu nous a révélées et que tu nous enseignes par ton Église, parce que tu ne peux ni te tromper ni nous tromper. » Amen  !

Cet article a 2 commentaires

  1. François

    Merci pour ces belles vidéos qui nous aident tellement en ces temps douloureux. Espérance !

  2. Maero annie

    MERCI pour votre belle homélie .Courage….. En union de prières.

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