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Comment faire pour le chemin synodal diocésain ? Il sera en deux étapes :

  • D’octobre à février 2022 : en travail préparatif dans le diocèse, du synode des évêques à Rome
  • A partir de Pâques : relecture des projets de vision pastorale et d’orientations missionnaires qui seront ensuite retravaillés puis promulgués lors d’une fête diocésaine à l’Ascension 2022

Comment créer une équipe synodale ?

Le Pape François lance un appel à tous les Baptisés. L’Eglise entière est convoquée en Synode !

Ce peut-être naturellement tous les groupes existants : équipes Notre-Dame, groupes CVX, Communauté de l’Emmanuel, Equipes MCR, Communauté du Chemin Neuf, groupe de prière, etc… Mais l’idéal serait alors de les élargir, ou de créer des groupes « brassés ». Se retrouver entre personnes … qui pensent la même chose est une chose, marcher ensemble avec d’autres chrétiens est encore mieux pour laisser s’exprimer l’Esprit Saint.

La paroisse est aussi un bon niveau pour susciter des petits groupes synodaux, avec le concours de tous les mouvements et associations de fidèles. Concrètement, par exemple, inviter deux ou trois personnes rencontrées dans l’entourage, dans le village, dans la paroisse, etc… y compris des non-pratiquants. Se réunir autour d’un « café synodal » une, deux ou trois fois … en quelques mois semble réalisable.

Comment cheminer ensemble ?

Plus qu’une simple concertation ou consultation, il s’agit d’une étape de discernement, un chemin spirituel à l’écoute de l’Esprit Saint qui communique à travers les baptisés. Plus que « produire » quelque chose, il s’agit d’expérimenter la grâce synodal, que nous avons à devenir un synode !

Le document préparatoire présente les pistes : https://eglise.catholique.fr/vatican/les-synodes-des-eveques/synode-des-eveques-sur-la-synodalite-2021-2023/518172-document-preparatoire-pour-une-eglise-synodale-communion-participation-et-mission/

Pour se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint, chacune des réunions commencera par un temps de prière :

  • un temps de louange (plusieurs chants se terminant par un chant à l’Esprit Saint),
  • l’écoute de l’Évangile du jour puis un partage spontané et libre, 
  • la prière du synode
  • la prière du Notre-Père,
  • une prière mariale

Puis il est demandé de réfléchir à la manière dont la synodalité ou le « marcher ensemble » se vit actuellement dans vos paroisses, associations chrétiennes, etc.

Une Église synodale, en annonçant l’Évangile, “ marche ensemble ” : comment ce “ marcher  ensemble ” se réalise-t-il aujourd’hui dans votre Église particulière ? Quels pas l’Esprit nous invite-t-il à accomplir pour grandir dans notre “ marcher ensemble ” ? 

Pour faire ce bilan le document préparatoire propose des moyens au choix. Il n’y a aucune obligation de tout prendre ! Un groupe peut se sentir plus orienté (par l’Esprit Saint) à aborder plus spécifiquement tel ou tel thème, sans se décourager par la totalité des objectifs.

Trois questions pour relire le FONCTIONNEMENT synodal actuel de l’Eglise Diocésaine

1- A quelles expériences de votre Église particulière cette question fondamentale du marcher ensemble vous fait penser ?

2- Relire plus profondément ces expériences : quelles joies ont-elles provoquées ? Quelles difficultés et obstacles ont-elles rencontrés ? Quelles blessures ont-elles fait émerger ? Quelles intuitions ont-elles suscitées ?

3- Recueillir les fruits à partager : comment résonne la voix de l’Esprit dans ces expériences « synodales » ? Qu’est-ce que l’Esprit est en train de nous demander aujourd’hui ? Quelles sont les points à confirmer, les changements à envisager, les nouveaux pas à franchir ? Où voyons-nous s’établir un consensus ? Quels chemins s’ouvrent pour notre Église particulière ?

Dix pôles thématiques à approfondir

1.              LES COMPAGNONS DE VOYAGE

Dans l’Église et dans la société, nous sommes sur la même route, côte à côte. Dans votre Église locale, quels sont ceux qui “ marchent ensemble ” ? Quand nous disons “ notre Église ”, qui en fait partie ? Qui nous demande de marcher ensemble ? Quels sont les compagnons de voyage avec qui nous cheminons, même en dehors du cercle ecclésial ? Quelles personnes ou quels groupes sont-ils laissés à la marge, expressément ou de fait ?

2.              ÉCOUTER

L’écoute est le premier pas, mais demande d’avoir l’esprit et le cœur ouverts, sans préjugés. Vers qui notre Église particulière a-t-elle “ un manque d’écoute ” ? Comment les laïcs sont-ils écoutés, en particulier les jeunes et les femmes ? Comment intégrons-nous la contribution des personnes consacrées, hommes et femmes ? Quelle place occupe la voix des minorités, des marginaux et des exclus ? Parvenons-nous à identifier les préjugés et les stéréotypes qui font obstacles à notre écoute ? Comment écoutons-nous le contexte social et culturel dans lequel nous vivons ?

3.              PRENDRE LA PAROLE

Tous sont invités à parler avec courage et ‘parrhésie’ (une parole libre et franche), c’est-à-dire en conjuguant liberté, vérité et charité. Comment favorisons-nous, au sein de la communauté et de ses divers organismes, un style de communication libre et authentique, sans duplicités ni opportunismes ? Et vis-à-vis de la société dont nous faisons partie ? Quand et comment réussissons-nous à dire ce qui nous tient à cœur ? Comment fonctionne le rapport avec le système des médias (pas seulement les médias catholiques) ? Qui parle au nom de la communauté chrétienne et comment ces personnes sont-elles choisies ?

4.              CÉLÉBRER

“ Marcher ensemble ” n’est possible que si ce chemin repose sur l’écoute communautaire de la Parole et sur la célébration de l’Eucharistie. De quelle façon la prière et la célébration liturgique inspirent et orientent effectivement notre “ marcher ensemble ” ? Comment est-ce que cela inspire les décisions les plus importantes ? Comment encourageons-nous la participation active de tous les fidèles à la liturgie et à l’exercice de la fonction de sanctification ? Quelle place est donnée à l’exercice des ministères du lectorat et de l’acolytat ?

5.              CORESPONSABLES DANS LA MISSION

La synodalité est au service de la mission de l’Église, à laquelle tous ses membres sont appelés à participer. Puisque nous sommes tous des disciples missionnaires, de quelle manière chaque baptisé est-il convoqué à être un acteur de la mission ? Comment la communauté soutient-elle ses membres qui sont engagés dans un service au sein de la société (engagement social et politique, engagement dans la recherche scientifique et dans l’enseignement, au service de la promotion des droits humains et de la sauvegarde de la Maison commune, etc.) ? Comment la communauté aide-t-elle à vivre ces engagements dans une dynamique missionnaire ? Comment se fait le discernement concernant les choix missionnaires et qui y participe ? Comment ont été intégrées et adaptées les diverses traditions en matière de style synodal, qui constituent le patrimoine de nombreuses Églises, en particulier des Églises orientales, en vue d’un témoignage chrétien fécond ? Comment fonctionne la collaboration dans les territoires où sont présentes des Églises sui iuris différentes (par exemple les églises orientales catholiques – non présentes en tant que telle dans les Hautes-Alpes, mais des catholiques orientaux sont bien présents) ?

6.              DIALOGUER DANS L’ÉGLISE ET DANS LA SOCIÉTÉ

Le dialogue est un chemin qui demande de la persévérance, et comporte aussi des moments de silences et de souffrances, mais qui est capable de recueillir l’expérience des personnes et des peuples. Quels sont les lieux et les modalités de dialogue au sein de notre Église particulière ? Comment sont gérées les divergences de vue, les conflits et les difficultés ? Comment encourageons-nous la collaboration avec les diocèses voisins, avec et entre les communautés religieuses présentes sur le territoire, avec et entre les associations et mouvements de laïcs, etc. ? Quelles expériences de dialogue et d’engagement en commun mettons-nous en œuvre avec des croyants d’autres religions et avec ceux qui ne croient pas ? Comment l’Église dialogue-t-elle et apprend-elle d’autres instances de la société : le monde de la politique, de l’économie, de la culture, la société civile, les pauvres… ?

7.              AVEC LES AUTRES CONFESSIONS CHRÉTIENNES

Le dialogue entre chrétiens de diverses confessions, unis par un seul Baptême, occupe une place particulière sur le chemin synodal. Quelles relations entretenons-nous avec les frères et sœurs des autres Confessions chrétiennes ? Quels domaines concernent-ils ? Quels fruits avons-nous recueillis de ce “ marcher ensemble ” ? Quelles difficultés aussi ?

8.              AUTORITÉ ET PARTICIPATION

Une Église synodale est une Église de la participation et de la coresponsabilité. Comment sont définis les objectifs à poursuivre, la voie pour y parvenir et les pas à accomplir ? Comment est exercée l’autorité au sein de notre Église particulière ? Quelles sont les pratiques de travail en équipe et de coresponsabilité ? Comment sont encouragés les ministères laïcs et la prise de responsabilité de la part des fidèles ? Comment fonctionnent les organismes de synodalité au niveau de l’Église particulière ? Constituent-ils une expérience féconde ?

9.              DISCERNER ET DÉCIDER

Dans un style synodal, les décisions sont prises via un processus de discernement, sur la base d’un consensus qui jaillit de l’obéissance commune à l’Esprit. Avec quelles procédures et avec quelles méthodes discernons-nous ensemble et prenons-nous des décisions ? Comment peuvent-elles être améliorées ? Comment favorisons-nous la participation de tous aux décisions au sein de communautés structurées d’une manière hiérarchique ? Comment conjuguons-nous la phase consultative et la phase délibérative, le processus menant à la prise de décision (decision-making) et le moment de la décision (decision-taking) ? De quelle façon et avec quels instruments encourageons-nous la transparence et la responsabilité (accountability) ?

10.           SE FORMER À LA SYNODALITÉ

La spiritualité du marcher ensemble est appelée à devenir le principe éducatif de la formation humaine et chrétienne de la personne, la formation des familles et des communautés. Comment formons-nous les personnes, spécialement celles qui occupent des rôles de responsabilité à l’intérieur de la communauté chrétienne, pour les rendre davantage capables de “ marcher ensemble ”, de s’écouter mutuellement et de dialoguer ? Quelle formation au discernement et à l’exercice de l’autorité offrons-nous ? Quels instruments nous aident-ils à lire les dynamiques de la culture dans laquelle nous sommes immergés et leur impact sur notre style d’Église ?

Que faire remonter avant le 11 février, fête de ND de Lourdes ?

La synthèse élaborée par chaque Église diocésaine au terme de ce travail d’écoute et de discernement constituera sa contribution propre au parcours de l’Église universelle. Pour rendre plus faciles et viables les phases suivantes du cheminement, il est important de parvenir à condenser les fruits de la prière et de la réflexion en une synthèse d’une dizaine de pages au maximum pour tout le diocèse.

Chaque groupe synodal est invité à faire remonter à l’équipe diocésaine une page A4 maximum à l’adresse mail synode05@diocesedegap.com, avant le vendredi 11 février 2022 (fête de ND de Lourdes).

Ce sera la clôture de la première partie commune à tous les diocèses du monde.  L’équipe diocésaine enverra une synthèse à la CEF à Paris pour fin février. Une synthèse nationale sera effectuée au cours d’une assemblée extraordinaire des évêques de France le 16 mars 2022. Une synthèse continentale sera rédigée pour le Synode des évêques à Rome d’octobre 2023.

>>> Vous ne pourrez donc pas tout dire, mais en extraire ce qui vous semble vraiment inspiré par l’Esprit Saint.

Ainsi, les 10 pôles thématiques ne sont pas tous à traiter : chaque groupe synodal optera pour quelques-uns ou l’une des questions de la relecture de nos pratiques actuelles. Il vaut mieux viser un approfondissement d’un domaine plutôt que le survol de tout.

Puis s’ouvrira la seconde étape diocésaine du 11 février à Pâques, la relecture du projet de vision pastorale et du projet des Orientations missionnaires diocésaine, qui seront ensuite retravaillées avec les remontées des groupes synodaux, puis promulguées au cours d’une fête diocésaine à l’Ascension 2022.

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