Débat à Gap sur le politique

Vendredi 17 février 2017, Pierre Bernard-Reymond et Joël Giraud ont débattu à Gap, au Centre diocésain pape François, autour du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France : Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique. Ce débat, animé par Luc-André Biarnais, s’est déroulé en présence de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri dans un hémicycle plein. Voici l’intégralité de la soirée en vidéos.

Vidéo 1 : présentation et interventions avant le débat.

Vidéo 2 : débat et réponses aux questions posées depuis la salle.

Pierre Bernard-Reymond et Joël Giraud sont connus dans les Hautes-Alpes pour leur implication politique de longue date. Bien que de bords différents, ils se sont trouvés en accord avec les évêques de France lorsque ceux-ci évoquent la nécessité de « de sortir des logiques gestionnaires pour retrouver la question du sens. » Pierre Bernard-Reymond a dit regretter que trop souvent les politiques raccourcissent leur horizon à la prochaine échéance électorale. Joël Giraud a rappelé que le politique consistait à chercher et vouloir ce qui est juste. L’un et l’autre ont présenté des solutions de sortie de crise comme le non cumul des mandats, la démocratie participative, le recours à des référendums et à la proportionnelle.

Bref, ce débat voulu et organisé par le diocèse, à partir d’un texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, a bien montré que malgré la séparation de l’Église et de l’État les liens entre eux peuvent être fructueux. La terre n’est pas le ciel, certes, mais elle en est le chemin et le marchepied.

 

Cet article a 5 commentaires

  1. Mario

    Bonjour Père, Bonjour à tous,
    Un think tank qui date d’aujourd’hui (proche du parti socialiste), propose de remplacer deux jours fériés. Le lundi de Pâques et de Pentecôte par deux nouveaux jours fériés : un pour Kippour et l’autre pour l’Aïd-el-kébir.
    Du coup, je voudrais poser une question : Pourquoi dans les orientations religieuses en matière de laïcité (…) faut-il supprimer les jours Chrétiens pour les remplacer par une autre religion ? Car si la laïcité ne cherche à blesser personne elle devrait plutôt dire ; « on ajoute sans rien retrancher ». A mon sens, ce think tank fonctionne à l’envers avec le Christianisme et contribue à son élimination. Par conséquent, avant de parler de laïcité, l’association Terra Nova devrait plutôt revoir sa copie au sujet de la définition exact de ce qu’est la laïcité.
    Enfin, je ne doute pas que l’autorité du législateur possède une définition de la laïcité moins partiale, et qu’il saura veiller à la Christianophobie.
    Merci.

  2. Mario

    Le diable se cache dans les détails. Oui, bien évidemment. Merci pour cette correction.

  3. Mario

    En aparté, suite à mon post.
    Aussi longtemps que “terra nova” ne disposera que d’une version biaisée de la laïcité, je ne pourrais malheureusement, leur accorder aucune crédibilité en matière de Religion.
    Bonne journée à tous et portez-vous bien.

  4. Mario

    Bonjour Père, Bonjour à tous,

    Un think tank qui date d’aujourd’hui (proche du parti socialiste), propose de remplacer deux jours fériés. Le lundi de Pâques et de Pentecôte par deux nouveaux jours fériés : un pour Kippour et l’autre pour l’Aïd-el-kébir.
    Du coup, je voudrais poser une question : Pourquoi dans les orientations religieuses en matière de laïcité (…) faut-il supprimer les jours Chrétiens pour les remplacer par une autre religion ? Car si la laïcité ne cherche à blesser personne elle devrait plutôt dire ; “on ajoute sans rien retrancher”. A mon sens, ce think tank fonctionne à l’envers avec le Christianisme et contribue à son élimination. Par conséquent, avant de parler de laïcité, l’association Terra Nova devrait plutôt revoir sa copie au sujet de la définition exact de ce qu’est la laïcité.
    Enfin, je ne doute pas que l’autorité du législateur possède une définition de la laïcité moins impartiale, et qu’il saura veiller à la Christianophobie.
    Merci.

    1. Webmaster

      N’est-ce pas plutôt “Enfin, je ne doute pas que l’autorité du législateur possède une définition de la laïcité moins partiale” que vous voulez dire ?

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