Soeur Claude-Marie Maly, de la Providence, s’en est allée célébrer sa Pâque d’éternité

Des complications cardiaques, deux jours d’hôpital et sœur Claude-Marie s’en est allée célébrer sa Pâque d’éternité… Nous lui avons dit adieu ce lundi 29 mars à 14h30 en l’église Saint-Roch, communauté de la Providence, neveux et nièces, ami(e)s, communautés religieuses, prêtres et diacres, association Jean Martin, partenaires de la communauté….

Voici la parole de ses sœurs lors de cet au-revoir :

Sœur Claude-Marie est née en Arles en décembre 1925, et elle est restée très attachée à cette terre provençale. Quand nous lui faisions remarquer son accent du sud en plusieurs intonations, cela la réjouissait !

Soeur Claude-Marie Maly

Avec son entrée chez les sœurs de la Providence de Gap en février 1944, c’est toute une formidable aventure humaine et spirituelle qui commence à la suite du Christ. Ce sont des communautés en des lieux divers : Vaison la Romaine, Annonay, Tallard et bien sûr Gap, au couvent en de très longues années et à l’EHPAD Jean Martin depuis 2007.

Ce sont aussi de nombreuses responsabilités de congrégation et dans différentes associations partenaires de la Communauté :  Beauvoir, Crest, le foyer Sainte-Anne, Jean Martin. Son attirance pour les chiffres l’invite à l’enseignement des mathématiques et à l’activité d’économat.

Une formation à la catho de Lyon confirme son goût biblique, sa soif de connaitre l’Écriture, son désir de comprendre le message de l’évangile toujours actuel et  en devenir. Commencent alors dans le diocèse de multiples missions et appartenances : catéchèse, rencontres d’approfondissement, enseignements pour les sœurs et les laïcs, journées diocésaines, CCFD, l’école Sainte-Agnès de Tallard, accompagnement au diaconat, prédications de retraites et de carême.

Douée d’une plume facile elle entreprend l’écriture de l’histoire de la congrégation, mais aussi l’histoire de sa famille qui comptait beaucoup pour elle. Femme d’ oraison, l’intuition de notre fondateur Jean Martin Moye inspire son parcours fraternel et missionnaire, elle partage avec passion et enthousiasme ses recherches et découvertes d’un quotidien en accord de spiritualité providence.

Un talent de musicienne l’emmène sur un engagement en liturgie de toute une vie et les inévitables répétitions de chants sont légendaires. Chanter juste, chanter en mesure, chanter haut, mais surtout chanter et louer le Dieu de tendresse en tout temps, en tout lieu. Et même jusqu’en Inde où une nouvelle fondation chère à son cœur, ne cesse de l’enchanter, voyant germer les semailles de 1978.

Merci sœur Claude-Marie pour tout !

Mais je sais que tu ne veux pas que ce merci s’arrête à toi !

Pour nous tous et toutes rassemblée en église ce soir, c’est l’action de grâces pour une vie donnée, livrée en abandon jusqu’au bout ! L’espérance qui ne déçoit point et une foi ardente sont pour nous des traces de sentiers de providence à parcourir… Ton livre s’intitule : Routes humaines, chemins de providence… un bel héritage. Être providence de la providence de Dieu.

Puissions-nous, encore, nous atteler tous à ce défi, avec audace et confiance, en toutes les étapes et passages de nos vies. « Aujourd’hui le temps de la grâce » ce parcours théologique commencé ensemble les semaines dernières n’est plus mystère pour toi, en cette fulgurante Pâque d’éternité, goûte la paix et vibre à la folie d’un amour fou !

La publication a un commentaire

  1. Michel FATON

    Je me permets, sans aucune prétention et ben humblement, de faire part ici de ce témoignage qui porte vers l’espérance… Belle fête de Pâques à toutes et tous. “TEXTE A L’ OCCASION de l’ Adieu A SŒUR CLAUDE
    On a beau avoir conscience que notre passage sur terre est éphémère et qu’à l’échelle du temps notre sœur Claude-Marie ne nous précède que d’une micro seconde dans ce monde de paix et de lumière auquel nous aspirons tous parce que la foi salvatrice qui anime nos existences, parfois mise à mal par nos doutes et nos questionnements, demeure chevillée malgré tout dans nos libre-arbitre.
    Ainsi, une nouvelle fois, corollaire du grand cercle de la vie, nous voilà confrontés en quelques jours, à l’éprouvante réalité de la séparation terrestre, physique, d’avec une personnalité emblématique de notre microcosme communautaire religieux gapençais et pour l’heure, plus précisément du cœur même de notre EHPAD Jean-Martin et de la congrégation des Sœurs de la Providence. Cela ne va pas sans bousculer émotionnellement nos êtres, déjà éprouvés très sensiblement tant par les aléas d’une crise sanitaire qui n’en finit pas, que par le chemin de croix qui est imposé à certains d’entre nous, …chemin de croix qui prends toute sa dimension à la veille de la commémoration de ce que fut celui parcouru par Jésus.
    Cependant,… au 3ème jour, l’espérance en la résurrection, que nous allons célébrer dans quelques jours, sera là pour apaiser un peu notre chagrin et redonner à nos âmes la paix née de la conviction générée par notre foi que la mort n’est qu’un passage vers une autre vie,… éternelle celle-ci,… telle que le Très Haut nous en a fait la promesse par la voix de notre Seigneur Jésus Christ .
    Ce n’est point là un propos liminaire à un témoignage qui s’inscrirait dans le souvenir naissant autour de la personne de Sœur Claude-Marie… je ne me hasarderai pas à évoquer ne serait-ce que ce que fut son parcours de vie,… sa traversée du temps,… d’autres que moi, plus éclairées pour témoigner avec plus de pertinence et de légitimité autour de cette personnalité marquante à tous égards l’ont fait avec bonheur et « en vérité », traduction latine employée à dessein parce qu’elle ne laisse point place à l’interprétation.
    Non,… cela n’est qu’une réflexion, pour faire obstacle à la tristesse, animer l’espérance, et tenter, modestement, d’appliquer un peu de baume sur la blessure irréversible causée par l’absence, … blessure qui éprouve chacune,… chacun d’entre nous,… à quelque degré que ce soit, selon notre perception respectueuse qui nous attachait à Sœur Claude-Marie. Malgré le chagrin et le désarroi engendrés par le fait que notre sœur ait tiré sa révérence, probablement d’ailleurs, à contre cœur, oserai-je vous dire qu’un sourire intérieure l’emporte sur l’affliction… ?! Eh bien oui… parce que j’ai confiance, comme tous ceux qui croient en la parole divine, que notre père en sa grande miséricorde, et sans aucun doute, l’accueille à présent en son royaume, ce dont nous le remercions en nos ferventes prières.
    L’amitié qui me lie … qui nous lie, membres du Conseil d’administration…à vous toutes , chères sœurs de la Providence…, attachées plus que nous encore à votre défunte,…et à vous, famille et proches…, nous invite à partager votre peine, votre chagrin, et vous assurer de notre soutien fraternel, comme ce fut hélas, trop souvent le cas en pareilles circonstances pour ma part,depuis près de 15 années, et je me permets sans risquer d’offusquer quiconque, d’y associer,… à ce soutien, … celui de toutes celles et ceux laïques, à vos côtés en ce lieu ou par la pensée et la prière.
    Merci, pour tout, très chère sœur Claude…vous avez vécu… et « vivre, c’est une chose rare en ce monde. La plupart des gens ne font qu’exister » -dixit Oscar WILDE.
    J’ai lu, pas plus tard qu’hier que « la mort n’est pas la pire chose de la vie, le pire c’est ce qui meurt en nous quand on vit ». Ça me semble tellement évident… Alors… que votre souvenir, sœur Claude, demeure en nous et nous aide à la semblance de ce que fut votre vie, à poursuivre notre cheminement au mieux, pour espérer mériter à notre tour, comme vous l’avez mérité par le respect de vos engagements, d’accéder au royaume des cieux.
    A Dieu… très chère sœur Claude

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