Des soeurs de La Salette renouvellent leurs voeux

Mardi 31 janvier, en l’église Saint-André-des-Cordeliers de Gap, deux sœurs de la Congrégation des Sœurs de La Salette en activité sur le diocèse ont renouvelé leurs vœux pour un an au cours de la célébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. Ci-dessous quelques photos, l’homélie de Mgr Félix Caillet et un aperçu sur la vie consacrée.

Les Soeurs de La Salette présentes à la célébration
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et le Père Albert Rabearison
Les sœurs au cours du psaume 84 chanté en polyphonie
Le Père Jean-Michel Bardet proclame l’Évangile (Marc 5, 21-43)
Mgr Félix Caillet, vicaire général, au cours de son homélie
Sœur Claire Odette renouvelle ses vœux...
...puis Sœur Louisette, entre les mains de Sœur Patricia Iolinirina Razafitsalama, déléguée de Sœur Estelle Razafinjatovo
Signature des registres
Sœur Louisette Soazandry
Sœur Claire Odette Rasoanatoandro
Au cours de la liturgie eucharistique
Consécration à Marie à la fin de la célébration

 

 Homélie de Mgr Félix Caillet

vicaire général
délégué épiscopal à la vie religieuse 

« Ne crains pas ! Crois seulement. » Ces paroles que le Christ adressa hier au chef de la synagogue, au bord du lac, sont pour vous aujourd’hui, Sœur Claire Odette et Sœur Louisette. Ces vœux, c’est dans la foi que vous les renouvelez. Certes, pour nous, qui vous connaissons, qui sommes habitués à la présence de religieuses dans notre diocèse, votre engagement paraît simple et normal. Pourtant, comme pour Éric il y a un peu plus de deux semaines, votre engagement dans la vie religieuse est de l’ordre de la folie. Vous êtes là, au milieu de nous comme étant le rappel de ce que chacun est appelé à vivre : s’engager de tout son être à la suite du Christ. Vous le vivez dans la radicalité, nous avons à répondre à son appel avec tout notre être. Le cri de Jaïre jaillit du plus intime de son être pour que sa fille soit sauvée et qu’elle vive. « Ne crains pas, crois seulement » lui répond le Christ. Ceux de la maisonnée, pour qui c’est devenu une évidence : aucun avenir n’est désormais possible, vont avoir ces mots de bon sens apparent : « A quoi bon déranger le Maître ? » L’entourage se veut souvent plein de bon sens dans le défaitisme et le manque d’audace ! Dans la jeunesse, des élans nous poussent vers des engagements fous. Des projets audacieux nous tirent en avant de nous-mêmes. Seulement, des propos soi-disant raisonnables voudraient nous dérouter de nos folies : À quoi bon ? À quoi bon te défoncer pour les autres ? Ils ne te le revaudront pas. À quoi bon passer du temps dans la prière et le silence ? tu as mieux à faire chez toi devant ton ordi ! N’écoutez pas ceux qui pensent avoir le raisonnable dans le cerveau ! Laissez battre votre cœur au rythme de celui des autres, au rythme du cœur de Dieu !

« Ne crains pas, crois seulement ! »

Sœur Louisette, le sourire qui illumine votre visage est pour les jeunes à qui vous vous donnez le signe du rayonnement que le Seigneur peut donner à l’être humain. Guitare en bandoulière, continuez de chantez votre foi, de donner une mélodie à la force d’aimer qui est en vous.

Sœur Claire Odette, vous avez l’art d’illuminer les tables de beauté par quelques fleurs disposées avec cette habileté dont vous avez le secret. À quoi bon ? pourra-t-on penser. C’est vrai ! Une décoration florale ne sert à rien ! Mais elle embellit tout. Alors, le cœur s’ouvre à la gratuité, au non efficace, au non productif pour se tourner vers la fécondité. Savoir aimer c’est toucher le cœur de l’autre avec respect et attention dans le service désintéressé. Être aimé, voilà ce qu’attendent nos contemporains. Être simplement aimé !

Dans votre engagement de religieuses, vous aurez peut-être à affronter les moqueries comme le Christ les a connues. Ces jours-là, laissez-vous entraîner à l’écart, laissez-vous prendre la main en repensant à la fille de Jaïre. Vous entendrez ces mots remplis de douceur : « Talitha Koum ! » « Je te le dis, lève-toi ! » Lève-toi, reprends ta route à ma suite. Tiens-toi debout, crois seulement.

La pauvreté que vous choisissez quand d’autres la subissent, sera votre richesse. La chasteté dans laquelle vous faites le vœu de vous engager sera fécondité et donnera vie.

L’obéissance vous révèlera tout ce que vous portez en vous comme aspirations cachées, comme capacité à vous donner et à aimer. L’obéissance vous rendra auteur de votre vie en Christ. L’obéissance, loin d’être une entrave, pour rendra libres.

Le Seigneur se laissera toucher ! Au bord du lac, il regardait tout autour pour voir, regarder celle qui, dans la foule, l’avait touché. Personne n’est perdu dans la foule. Aucun être humain ne passe inaperçu. Le Christ cherche à croiser son regard avec celui qui cherche à le voir, le toucher, lui parler. Il vous dira : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ! Ne crains pas, crois seulement ! »

 

Le jeudi 2 février 2012

Fête de la vie consacrée 

Au cours des siècles, il y a toujours eu des hommes et des femmes qui, dociles à l’appel du Père et à la motion de l’Esprit, ont choisi la voie d’une sequela Christi [suite du Christ NDLR] particulière, pour se donner au Seigneur avec un cœur « sans partage » (cf. 1 Co 7,34). Eux aussi, ils ont tout quitté, comme les Apôtres, pour demeurer avec lui et se mettre, comme lui, au service de Dieu et de leurs frères. Ainsi, ils ont contribué à manifester le mystère et la mission de l’Église par les multiples charismes de vie spirituelle et apostolique que leur donnait l’Esprit Saint, et ils ont aussi concouru par le fait même à renouveler la société.

Jean-Paul II, Vita consecrata, n° 1

 

2012, année de la vie consacrée

Une initiative de la Conférence des religieux et religieuses de France
et du Service national catholique pour l’Evangélisation des jeunes et les vocations.

 L’appel de Dieu aux consacrés est un chemin exigeant car Dieu réclame l’exclusivité. Mais quel retour pour celui qui offre sa vie ! 

 Le mystère dans la vie monastique ? Le silence dans la vie monastique ?

 On dit que consacrer sa vie au Seigneur c’est répondre à un appel de Dieu… Mais comment cet appel se manifeste-t-il dans notre vie ? Entendons-nous une voix ?

 Est-ce que l’on choisit un jour de devenir prêtre ou religieux comme on choisit une orientation professionnelle ? ou bien ce choix surgit-il d’un autre genre de questionnement intérieur ?
 
 Ne peut-on pas consacrer sa vie au Seigneur tout en poursuivant nos projets, nos désirs ? Faut-il vraiment être prêts à tout quitter ?
 Si Dieu m’appelle, puis-je aussi avoir le sentiment d’en être indigne, de ne pas être à la hauteur ?
 
 Est-il possible de se consacrer pour toujours ?
 
 Pourquoi consacrer sa vie au Seigneur, revient-il à prononcer des vœux de chasteté, pauvreté et obéissance ?
 
 Est-ce que l’obéissance n’est pas infantilisante ?
 

Pour en savoir plus :
2012, année de la vie consacrée

 

Samedi 4 février

Les religieuses des diverses congrégations présentes sur le diocèse
se retrouveront samedi 4 février, de 9h00 à 17h00, rue Faure du Serre à Gap.

Au programme : prière, réflexion, partage, conférence, messe.

La messe sera célébrée à 16h00 en l’église Saint-André-des-Cordeliers.
Elle est ouverte à tous.

Cet article a 1 commentaire

  1. Que Dieu bénisse les Soeurs et toutes les personnes qui Lui consacrent leur vie !

    En Union de Prières !

    Denise

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