Des voeux spéciaux pour le diocèse

Ce vendredi 9 janvier 2015, avait lieu la journée des voeux diocésains. Elle s’est déroulée cette année non pas au sanctuaire Notre-Dame du Laus mais à la nouvelle Maison diocésaine.

Les ouvriers et le personnel de la Maison diocésaine avait mis les bouchées doubles pour que soient prêtes les salles où devaient avoir lieu les différents événements de la journée.

Le programme comprenait un café dans “l’accueil Mgr Arbaud”, une présentation des travaux par Damien Bredif, économe diocésain, dans “l’hémicycle Cardinal Coffy”, une visite des nouveaux locaux de la K’to Sphère, la messe en l’église Saint-André-les-Cordeliers présidée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, un apéritif sous les arcades et le repas dans “l’espace Blanche Laurens”, du nom de la personne ayant légué au diocèse de quoi faire tous ces travaux de réhabilitation.

Cette journée ne se voulait pas une journée d’inauguration mais une journée de présentation des travaux aux différents services et mouvements diocésains. Les travaux continuent. Il reste notamment à installer les archives et la bibliothèque diocésaines.

Les événements tragiques en cours étaient dans tous les esprits. La messe fut l’occasion de prier pour les familles, pour notre pays.

Ci-dessous le récit de cette journée en photos et l’homélie du père Ludovic Frère, vicaire général.

2015 Voeux - 0001
L’accueil Mgr Arbaud, du nom de l’évêque ayant, en 1835, créé le couvent et le pensionnat du Saint-Coeur

L’accueil depuis le haut du nouvel escalier

Au plafond de l’accueil, le bas-relief en marbre restauré provenant d’un autre escalier du couvent du Saint-Coeur

Détail du bas-relief depuis le haut de l’escalier : le Sacré-Coeur de Jésus (courronné d’épines) et le Saint-Coeur de Marie (traversé d’un glaive), avec en-dessous les armes de Mgr Arbaud, évêque de Gap de 1823 à 1836 et fondateur en 1835 du couvent du Saint-Coeur

Conversation au cours du café

Soeur Marie Gabriel, dernière religieuse de la congrégation du Saint-Coeur de Marie, congrégation donatrice au diocèse en 1997 de l’ancien couvent du Saint-Cœur

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri présentant les travaux et les différentes oeuvres intégrées dans l’accueil

Damien Bredif, économe diocésain, au pied de l’escalier

Vitraux depuis le haut de l’escalier de l’accueil

En haut de l’escalier, l’entrée dans l’hémicycle Cardinal Coffy. A droite la statue restaurée de la Vierge du Saint-Coeur, bien connue des anciennes élèves des soeurs

Présentation des travaux dans l’hémicyclique portant le nom du cardinal Coffy, qui fut évêque de Gap de 1967 à 1974, archevêque d’Albi de 1974 à 1985, et archevêque de Marseille de 1985 à 1995

Damien Bredif présente un diaporama de près de 250 photos des travaux

Après la visite de la K’to Sphère de l’autre côté de la place, messe en l’église des Cordeliers. Ici la procession d’entrée

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri introduit la célébration en évoquant les événements tragiques de la semaine

Le père Ludovic Frère, vicaire général, au cours de son homélie qu’on trouvera ci-dessous

Mgr Jean-Michel di Falco Lénadri présidant l’eucharistie, entouré au choeur des prêtres et diacres du diocèse

A la sortie de la messe, avec à gauche l’entrée de l’église, et à droite ce qui sera l’entrée de la nouvelle maison diocésaine

Dans le petit jardin du Saint-Coeur encore en cours de travaux, devant l’entrée de l’accueil Mgr Arbaud. A droite, René Tholozan, du service immobilier du diocèse, l’un des artisans de la réhabilitation du bâtiment

L’apéritif sous les arcades, du côté du grand jardin du Saint-Coeur

L’apéritif

L’espace Blanche Laurens prêt à accueillir les convives. L’espace porte le nom de la personne décédée en 2013 ayant permis, par son legs, la réhabilitation du bâtiment en nouvelle Maison diocésaine

L’ensemble des convives debout, dans l’attente du chant du Benedicite

Echanges au cours du repas…

… réunissant prêtres, diacres, personnel du diocèse, responsables de services et mouvements

Un grand merci aux élèves du lycée régional professionnel Sévigné de Gap, en bac pro Commercialisation et Services Restauration. Un grand merci aussi à José Boura et Simone Ribot (à gauche), les cuisinières de la Maison Saint-Marcellin !

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri invite chaque élève à se présenter, sous les applaudissements nourris de la salle

 

 Homélie

Père Ludovic Frère
vicaire général

Monseigneur, chers confrères, chers frères et sœurs,

Au seuil d’une année nouvelle, que convient-il de nous souhaiter les uns pour les autres, au sein d’un même diocèse ? La découverte des nouveaux locaux de la maison diocésaine, l’année jubilaire qui se poursuit à Notre-Dame du Laus, la réflexion sur l’avenir du diocèse, l’attention aux questions familiale entre deux synodes sont autant d’événements ou de chantiers qui peuvent orienter notre nouvelle année diocésaine. Sans oublier les événements dramatiques de cette semaine, qui nous interrogent sur notre responsabilité pour contribuer à restaurer un vivre-ensemble plus fraternel et tolérant dans notre pays.

Mais cette année étant aussi marquée dans l’Église universelle par l’attention à la vie consacrée, c’est à partir de la vocation des religieux, religieuses et laïcs consacrés que je vous propose d’envisager ce que nous pouvons nous souhaiter les uns aux autres pour cette année nouvelle. Sans manquer bien sûr de saluer avec gratitude toutes celles et tous ceux qui vivent cette vocation consacrée dans notre diocèse.

Méditer la nouvelle année à partir de la vie consacrée est d’autant plus opportun que cet état de vie est justement marqué par ce qu’on appelle « des vœux » : privés, temporaires, solennels ou perpétuels. Or, ce sont bien des vœux, aussi, que nous nous échangeons en ces jours ; sont-ils donc pour nous privés, temporaires, solennels ou perpétuels ?

Éclairer nos vœux de nouvelle année par un regard sur la vie consacrée nous invite alors à entendre les encouragements que le pape François a adressés ces dernières semaines aux consacrés. Nous pouvons ainsi nous demander comment les faire nôtres, en quelque manière et quels que soient nos états de vie, dans nos paroisses, établissements, services et mouvements.

Car si nous suivons et servons le Christ, c’est bien pour que tous ceux vers lesquels il nous envoie puissent s’interroger, comme le saint Père le dit des personnes consacrées : « Les religieux, par leur vie, font dire aux gens : “qu’est-ce qui se passe ? Ces personnes me disent quelque chose !” Elles dépassent l’horizon mondain »[1].

Les consacrés sont des signes d’interpellation et de contradiction dans notre monde ; mais tout disciple du Christ l’est également par son baptême, qui plus est quand on a choisi de servir l’Église par une vocation, un emploi ou un bénévolat. Nous pouvons donc nous souhaiter, en cette année nouvelle, d’être suffisamment disponibles à l’Esprit-Saint pour qu’il éveille à travers nous et dans chacun de nos services, cette simple question : « “qu’est-ce qui se passe ? Ces personnes me disent quelque chose !” Elles dépassent l’horizon mondain ».

Je nous souhaite, au long de cette année 2015, de pouvoir susciter en permanence cette interrogation, auprès des couples qui se préparent au mariage, des élèves à éduquer, des malades à visiter, des élus à rencontrer : « qu’est-ce qui se passe ? » Oui, quand nous sommes en relation profonde avec le Christ et quand nous avons perçu la communion qu’il réalise entre nous, il se passe quelque chose ; quelque chose qui interpelle, qui dérange peut-être, qui console surtout.

Alors, s’il est beau de découvrir aujourd’hui notre nouvelle maison diocésaine, les infrastructures de bureaux, de salles de projection ou de réunion doivent sans cesse se rappeler à nous comme n’ayant d’utilité que pour cela : susciter auprès des habitants des Hautes-Alpes et des gens de passage une interrogation : « qu’est-ce qui se passe ? » Notre maison diocésaine n’est pas une administration ; elle dit autre chose, elle parle d’un mystère, d’une présence, d’une espérance, d’une communion !

Le pape François exhortait encore les consacrés en les encourageant : « Contaminez par votre joie ceux qui vous approchent, et alors tant de personnes […] ressentiront le désir de partager avec vous cette aventure évangélique splendide et enthousiasmante »[2].

Aux consacrés, mais aussi à nous tous dans nos services d’Église, chaque année nouvelle nous appelle à raviver notre sens de l’aventure. L’Évangile est une aventure, le vivre ensemble en est une plus grande encore peut-être ; mais quelle belle aventure ! Et si nous avons parfois la tentation de baisser les bras, de nous désoler des nombres qui baissent ou de nous fatiguer dans des divisions, retrouvons ce goût de l’aventure, dont les consacrés sont au milieu de nous des signes visibles et souvent si joyeux.

Et puisque le pape François disait aussi que « les religieux et les religieuses sont des hommes et des femmes qui illuminent le futur »[3], pourquoi ne pas tous chercher cette année, dans nos paroisses, nos services, nos mouvements, nos établissements ou nos aumôneries à être des témoins d’une lumière plus forte que les obscurités ? Illuminons le futur, et peut-être d’abord : illuminons le présent, illuminons chaque jour de cette année nouvelle ! Et que ce soit là, pour nous, des vœux perpétuels !

Père Ludovic Frère
Vicaire général


[1] « Réveillez le monde », entretien du pape François avec les supérieurs généraux, 29 novembre 2014.

[2] Pape François, Message pour la messe d’ouverture de l’année de la vie consacrée, 30 novembre 2014.

[3] « Réveillez le monde », entretien du pape François avec les supérieurs généraux, 29 novembre 2014.

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