Deux hommes, l’un de 66 ans et l’autre de 44 ans, se préparent officiellement à devenir prêtres
  • Post published:11 mai 2012

Samedi 12 mai, à 11h00, au cours d’une messe célébrée en l’abbaye Notre-Dame de Rosans, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri admettra André Girier et Éric Juretig comme candidats au ministère presbytéral. Il les instituera également lecteurs et acolytes.

Outre les moniales bénédictines, une cinquantaine d’enfants et de jeunes seront aussi présents à la célébration, puisque servants et servantes de la liturgie sur le diocèse ont été invités à une journée de formation à Rosans le même jour.

L'abbaye Notre-Dame de Miséricorde de Rosans, où auront lieu les admissions et les institutions

Présentation succincte des deux candidats.

André Girier

André Girier, âgé de 66 ans, n’est pas un candidat au sacerdoce ordinaire, puisqu’il est père de quatre enfants et grand-père.

Son épouse est décédée voici huit ans, et l’année dernière, André a perçu que le Seigneur l’appelait à servir l’Église en devenant prêtre.

Servant de messe dans son enfance et moniteur de colonie de vacances, André Girier a fait des études de médecine, avant de se spécialiser dans la pédiatrie.

En 1978, il découvre le Renouveau charismatique, qui va l’embarquer dans une aventure de foi, comme membre des Béatitudes. André va ainsi partir fonder une maison des Béatitudes au Zaïre, puis à Nîmes.

Tout au long de ce riche parcours, André a tissé des liens avec les Hautes-Alpes. C’est en 2006 qu’il s’y installe, à Briançon exactement, pour poursuivre son métier de pédiatre.

Désormais habitant d’un local paroissial de Briançon, il y accueille des personnes en difficultés et des pèlerins de Compostelle.

 

Éric Juretig

Éric Juretig a un parcours bien différent. Âgé de 44 ans, originaire de Seine-et-Marne, en région parisienne, Éric Juretig est entré à l’abbaye bénédictine de la Pierre-qui-Vire, en Bourgogne, à l’âge de 31 ans, après avoir fait des études et travaillé dans le domaine de la comptabilité.

Il va vivre dans cette abbaye treize années de vie monastique, tout en s’interrogeant sur la manière d’aider à répondre aux besoins spirituels de nos contemporains.

Cette interrogation va conduire le frère Éric à demander, l’année dernière, à venir passer un an au sanctuaire Notre-Dame du Laus, pour découvrir davantage, sur notre diocèse, la vie pastorale et les attentes des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Éric connaissait déjà les Hautes-Alpes pour avoir vécu des périodes de vacances familiales dans le Savinois, et pour avoir passé une année près de Briançon au service d’une association pour personnes handicapées.

 

  • Qu’est-ce que l’admission ?

    Le rite d’admission a pour but de manifester publiquement, de la part de celui qui aspire au diaconat ou au presbytérat, sa volonté de s’offrir à Dieu et à l’Église pour exercer ces ministères. L’Église, accueillant ce désir, l’appelle à se préparer à recevoir le sacrement de l’ordre, et l’accueille officiellement parmi les candidats au diaconat ou au presbytérat.

    Cet engagement est un pas important vers le sacrement de l’ordre, mais il peut être interrompu à tout moment au cours de la formation au cas où il apparaît que ce n’est pas à cela que le candidat est appelé.

  • Que sont les institutions ?

    En 1972, Paul VI a réformé la discipline de la tonsure, des ordres mineurs et du sous-diaconat dans l’Église latine.

    Cette réforme avait pour but de mieux distinguer ce qui relevait proprement du sacrement de l’ordre (épiscopat, presbytérat, diaconat) de ce qui ne l’était pas. En conséquence, tout ce qui avait été institué au cours de l’histoire de l’Église pour précéder la réception du diaconat a été révisé : la tonsure a disparu, et les ordres mineurs et le sous-diaconat ont laissé la place aux ministères institués de lecteur et d’acolyte.

    Le lectorat et l’acolytat ne sont pas des sacrements. Ils ne sont pas une « ordination » mais une « institution ». Ils sont un passage obligé pour les laïcs candidats au diaconat ou au sacerdoce, mais peuvent aussi être conférés à des hommes laïcs non candidats au sacrement de l’ordre.

    Le lecteur reçoit la mission de proclamer les lectures tirées de la Sainte Écriture (sauf l’évangile) et de « veiller à la préparation des autres fidèles qui, occasionnellement, doivent lire la Parole de Dieu ».

    L’acolyte reçoit la mission d’assister le diacre et le prêtre pour le service de l’autel, d’aider dans les fonctions liturgiques et de distribuer la communion comme « ministre extraordinaire ». Il veille aussi à préparer d’autres fidèles au service de la liturgie. Il peut aussi, dans certains cas, exposer publiquement le Saint-Sacrement.

Cet article a 5 commentaires

  1. Renaudie

    Bonjour

    77 est le dpt de Seine et Marne, et moi je parle de son frère Frédéric à Croissy Beaubourg, voilà tout.

    Et si mes souvenirs sont bons, ce dernier avait un grand frère qui maîtrisait l’instrument à cordes de manière innéiste.

    Bonne continuation à vous.

    1. Webmaster

      Oui, son frère s’appelle Frédéric.

  2. Renaudie

    Bonsoir

    Je me souviens d’un Eric Juretig, maitre de la guitare éléctrique connaissant votre frêre à l’époque en 77.

    Mais je n’ai pas oublié, ce dernier m’a enseigné les balbutiements, puis à 41 ans, je continue ma progression.

    Paix à vous Père Eric

  3. nathalie aline

    Je suis vraiment très contante pour ces deux hommes qui deviendront Prêtres. Et je suis contante de voir que pour DIEU,l’âge n’existe pas. Après avoir rempli sa vocation en tant que mari et père,Mr Andrè Girier est dèsormais apelè à la vocation sacerdotale. Une vie vraiment remplie par la grâce de DIEU! Merci mon DIEU pour toutes les belles choses que tu fais dans le monde.

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