Une étude IFOP mesure l’utilité sociale du scoutisme !

Une étude IFOP* mesure pour la première fois l’utilité sociale du scoutisme. Les 3 principaux mouvements de scoutisme – les Guides et Scouts d’Europe, les Guides et Scouts de France et les Scouts Unitaires de France – ont pu participer à cette étude.  Cette étude démontre l’impact social du scoutisme sur la société. A découvrir ici :  Etude Ifop portant sur l’utilité sociale du scoutisme !

Le scoutisme agit comme un ferment positif sur la société. Jérôme Fourquet, IFOP

 Les résultats soulignent l’impact positif du scoutisme – toute catégorie socio-professionnelle confondue – sur plusieurs grands enjeux sociétaux du moment : l’engagement civique et bénévole, la solidarité et le bien-être.  

 Un triple constat s’impose à la lecture de cette étude :  

  • Les anciens scouts font preuve d’un niveau d’implication civique et associative bien supérieur à celui du grand public (engagement civique, bénévolat, conscience des grands sujets environnementaux). 87% des anciens scouts sont engagés dans une association pour seulement 33% du grand public. 
  • Les anciens scouts témoignent d’un meilleur niveau de bien-être et de santé mentale que le grand public. Ils situent leur niveau de bien-être à 7,9/10. C’est 6,3/10 pour la moyenne des Français. Un niveau de bien-être expliqué par une vie sociale et un mode de vie largement inspirés par leur expérience scoute. 
  • Le scoutisme est un atout dans la vie professionnelle non seulement pour les anciens scouts eux-mêmes mais in fine pour leurs collègues et leurs entreprises 93% des anciens scouts déclarent que leur expérience scoute constitue un atout dans leur vie professionnelle. 

A découvrir ici :  Etude Ifop portant sur l’utilité sociale du scoutisme !

Les anciens scouts sont plus engagés dans la société

Engagement civique, bénévolat, conscience des grand sujets environnementaux :
• L’étude révèle un fort engagement bénévole chez les anciens scouts. 87% des anciens scouts
sont engagés dans des associations contre 33% pour le grand public. Il apparait également que cet
engagement est plus régulier (70% s’impliquent plusieurs heures par semaines ou par mois contre
21% pour les Français, toutes catégories socioprofessionnelles – CSP – confondues1).
• Les anciens scouts sont plus enclins au don : 59% donnent de l’argent ou à manger à des
personnes dans la rue au moins une fois par an (34% pour le grand public). A noter que – toutes CSP
confondues2 – ils aident 3 fois plus en moyenne matériellement et financièrement des personnes
dans le besoin que le grand public (don annuel moyen de 901 € pour les anciens scouts vs 266€
pour le grand public).
• Le taux de participation aux élections est également plus élevé de 10 à 20 points chez les
anciens scouts, selon les différents types d’élections et toutes CSP confondues3 (présidentielles
2022 : 97% pour les anciens scouts âgés de 25 ans et plus vs 85% pour le grand public, législatives
2022 : 95% vs 73%, municipales 2020 : 95% vs 73% et européennes 2019 : 94% vs 67%.
• Enfin, les anciens scouts ont une conscience aigüe des enjeux environnementaux : 82% en
moyenne sont préoccupés ou très préoccupés par le réchauffement climatique et ses
conséquences contre 77% pour les Français.

Les anciens scouts témoignent d’un niveau de bien-être et de santé mentale supérieurs à la moyenne

• Les anciens scouts situent leur niveau de bien-être à 7,9/10 quand le grand public est à 6.3/10.
93% des anciens scouts vont « bien » et même 33% vont « très bien » quand 72% du grand public
vont « bien » et seulement 10% vont « très bien ». Cet écart se vérifie pour chaque CSP4.
• Un niveau de bien-être à corréler à une résilience globale plus forte aux situations dégradants
la santé mentale. S’ils sont autant confrontés que la moyenne des Français à des situations de
harcèlement scolaire (22% vs 23%) ou professionnel (20% vs 21%), ils résistent mieux si on
compare la part des anciens scouts ayant vécu des périodes de dépression (39% vs 49% du grand
public) ou développé des troubles anxieux (37% vs 44%) et ce, toutes CSP confondues5.
• Un meilleur niveau de bien-être et de santé mentale à analyser au regard des activités qu’ils
pratiquent.
o Les anciens scouts sont 64% à pratiquer une activité sportive contre 38% du grand
public (toutes CSP confondues6). De même, 78% des anciens scouts passent
régulièrement du temps dans la nature, c’est même leur 1e activité, contre 51% des
Français.

o 43% seulement regardent la télévision régulièrement contre 81% des Français, toutes
CSP confondues7.
o Si la pratique des jeux vidéo est en fin de classement pour les anciens scouts à 11%, elle
est trois fois plus importante pour le grand public (30%). Cet écart reste fort, toutes CSP
confondues8.
o Leurs vies familiales, amicales et associatives les préservent de l’isolement, dont les
Français ont particulièrement souffert pendant la période COVID. A titre d’exemple, 92%
d’entre eux ont gardé des amis de leur passage chez les guides et scouts.
• Si les écrans en général tiennent une place non négligeable dans leur quotidien, on observe
néanmoins un comportement plus équilibré chez les anciens scouts.
o Ils sont 59% à y passer + de 2 heures par jour (hors temps de travail) contre 70% du grand
public et seuls 15% y passent + de 5 heures par jour contre 25% du grand public. De même
l’écart se vérifie sur chacune des CSP9.
o Un phénomène qui se retrouve et s’accentue pour le temps passé sur les réseaux
sociaux : 81% des anciens scouts y passent – de 2 heures par jour, contre 69% du grand
public. Un écart qui se creusent pour les 18-24 ans qui, chez les anciens scouts ne sont que
3% à y passer plus de 5 heures par jour là où la part monte à 14% pour le grand public. Cet
écart se vérifie également quelle que soit la CSP10.

Le scoutisme, un atout dans la vie professionnelle

Les anciens scouts connaissent moins le chômage que le grand public (40% vs 61%) ; un écart qui
se vérifie quelle que soit la CSP.
• Un constat qui peut s’expliquer par le rôle joué par le scoutisme dans l’acquisition et/ou
l’approfondissement de différentes qualités humaines. C’est le cas du sens du collectif pour
100% d’entre eux, du sens des responsabilités : 99%, du sens de l’engagement : 98%, de
l’autonomie et la capacité à se débrouiller seul : 98% et de la capacité à positiver et à avoir un état
d’esprit constructif pour 97% d’entre eux.
• Ils sont également plus nombreux à travailler dans une association (12%) par rapport au grand
public (1%), signe d’un engagement plus fort dans l’économie sociale et solidaire et la recherche
de sens dans la vie professionnelle.
• 93% des anciens scouts déclarent que l’expérience scoute est utile dans leur vie professionnelle
et 73% considèrent que cette expérience a constitué un atout lors d’un entretien d’embauche.

Cette étude a été réalisée par l’IFOP en Mai 2024 auprès de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et de 2 355 anciens scouts sur la base des 22 500 contacts issus de trois principaux mouvements de scoutisme (les Scouts et Guides de France, les Guides et Scouts d’Europe et les Scouts unitaires de France).

*Réalisée pour le RASSO (Association des aînés et anciens Guides et Scouts d’Europe) par Jérôme Fourquet

Quelques citations de Jérôme Fourquet, IFOP

Directeur département Opinion et stratégies d’entreprise chez IFOP

« On constate un engagement associatif beaucoup plus fort mais aussi une attitude altruiste et philanthrope nettement plus développée chez les anciens scouts que chez le grand public. »

« Le fait d’avoir été scout transcende les clivages ou les fractures traditionnelles et à inoculer un virus civique qui reste très actif même quand on a quitté le mouvement et ce quel que soit le milieu social dans lequel on évolue. »

« Les bénéfices sociétaux du scoutisme s’observent à la fois pour la collectivité dans la participation électorale, l’engagement citoyen, la philanthropie mais également sur la propension à contribuer à forger des individus ou citoyens équilibrés et bien dans leur peau, qui s’en sortent psychologiquement mieux que le reste de la population. C’est un point positif pour la société que de pouvoir compter sur des citoyens bien dans leur tête. »

Etude IFOP sur l’utilité sociale du scoutisme

Pour joindre le groupe Amédée Para des Scouts et Guides de France à Gap : scoutsetguidesdefrancegap@gmail.com

Pour joindre les Scouts d’Europe : Marie Cécile Courcol – 06 19 92 57 33 – mcj.courcol@gmail.com