A-Dieu Soeur Clémence

Nouvelle heure fraternelle à la Providence. Communauté, parents, amis, se sont rassemblés pour dire à dieu à Soeur Clémence : une longue vie, une belle histoire de dons et de relations.

En voici quelques bribes avec un texte lu lors de la célébration :

Naître dans le village perché de Fouillouse explique sûrement ce plaisir de Sœur Clémence de gambader dans la nature, d’y chercher et d’y trouver des merveilles. Ses cueillettes secrètes de champignons à Rabou sont légendaires.

La recherche du muguet, l’observation des bouquetins, étaient de formidables moments qu’elle aimait partager avec tous les partants de l’aventure… avec le risque de s’égarer dans le forêt mais tout de même de ne jamais se perdre.

En effet, sr Clémence est née à Fouillouse en décembre 1926. Elle entre au couvent de la providence en 1941.

Beaucoup de missions et de communautés jalonnent son parcours au plus près des plus fragiles.

A la maison mère à Gap, à l’infirmerie, au pensionnat, à la sacristie, au service de la dépense, lieu stratégique pour assurer la pleine forme de la communauté.

Au village de Ribiers : le patronage. A Cannes la Bocca : la garderie des jeunes enfants. A Espeluche, près d’Allan : le catéchisme. A Annonay et à Nyons : la gestion de la communauté…et fine cuisinière ! Et là, sous le mimosa, je me régalais de sa délicieuse chantilly.

Avec le diplôme du centre ménager du Cheylard en Ardèche, et celui d’aide-soignante, elle se donne généreuse, joyeuse et laborieuse, dans les maisons de retraite de Beauvoir et de Crest.

En chaque maison, avec autorité, elle commandait et surveillait de près les travaux des ouvriers, des jardiniers qui devaient être très performants : en temps et en heure.

Nous avons aussi souvent plaisanté de son forcing au retour de l’Inde pour passer une noix de coco à la douane qu’elle ne retrouva jamais.

Il y aura aussi le long temps de service, patient et attentionné, auprès des handicapés du centre Albert Borel et la présence quotidienne auprès de sa maman.

Sœur Clémence, un caractère trempé mais aussi beaucoup d’humour pour nous entrainer souvent dans de lyriques délires.

Après un passage a Villarobert, elle rejoint cet Ehpad en 2012.

Sœur Clémence, nous entendrons encore souvent tes éclats de rire

Tu nous as quittés en ce premier jour d’automne. Ta saison préférée t’a fait signe ! Savoure cette douceur d’un autre monde, goute la paix de Ton Seigneur, ton Dieu Providence, en ces 98 ans, Dieu de tendresse en chaque instant.

C  LP