Notre diocèse jumelé avec celui de Dassa-Zoumé au Bénin
Une délégation diocésaine s’est rendue au Bénin du 16 au 24 octobre 2024 afin de signer une charte de jumelage avec le diocèse de Dassa-Zoumé. Découvrir la charte de jumelage signée avec le Diocèse de Dassa-Zoumé.
Lors d’une réunion de travail organisée le 19 octobre 2024 à Notre-Dame d’Arigbo, Mgr Xavier est revenu sur l’origine de cette idée de jumelage avec le diocèse de Dassa-Zoumé : le diocèse de Gap-Embrun accueille des prêtres Fidei Donum de différents diocèses d’Afrique dont beaucoup étaient jumelés avec un autre diocèse français. L’idée était de trouver un diocèse qui ne soit pas déjà jumelé et qui ait des points similaires comme la ruralité et la présence d’un sanctuaire marial. Le jumelage permettra un échange et une ouverture spirituelle de l’église des Hautes-Alpes et des cœurs des hauts alpins à l’église du monde.
Mgr François-Xavier ajoute que ce jumelage permettra de sortir de nos zones de confort respectives et de faire le chemin de la foi ensemble et, par conséquence, de faire des découvertes et de s’enrichir mutuellement.
Des points de vigilances sont évoqués des deux côtés :
- Ne pas se contenter de la signature d’un document : chercher à repérer les actions possibles et réalistes à mettre en place ainsi que la voie équitable de la collaboration entre les deux diocèses
- Eclaircir ce que chaque diocèse peut apporter à ce jumelage et à quel niveau : définir aussi les limites de nos possibilités
- Eviter le copier-coller des idées pertinentes d’un côté ou d’un autre : les adapter selon les conditions et la réalité propre de chaque diocèse/pays
- Pas des attentes prédéfinies : cheminer ensemble nous guide et révèle les besoins des uns et des autres
Vous souhaitez faire partie de l’aventure ? Envoyez un mail à l’équipe : jumelage.dassa@diocesedegap.com
Noms des participants
- Mgr Xavier Malle
- P. Edouard le conte
- P. Yves-Marie Afouda
- Mme Régine Dubié
- M. Jean-Yves Dubié
- Mme Thérèse Kessler
- M. Dominique Kessler
- Sr. Saholy
- Mme Véronique Dembele
- Mme Aurélie Parola
- Mme Sophie Mialhe
- Mme Léa Bitard
Mercredi 16 octobre
Arrivée à l’aéroport de Cotonou puis au CEB (Centre Episcopal du Bénin)
Accueil chaleureux à l’aéroport par quelques membres du comité de Dassa ( François d’Assise, Léonie son épouse, Bonaventure Bihanzet et Francine son épouse, Delphine membre du comité et bénévole au centre culturel catholique à Dassa) et un prêtre, repas et hébergement au CEB.
Jeudi 17 octobre
Départ de Cotonou vers Dassa.
Visite du séminaire de Saint Paul de Djimè situé à Abomey, un des huit séminaires au Bénin créé en 1967. On a visité la salle de classe, le réfectoire et l’église. Le séminaire a la capacité de recevoir plus de 200 séminaristes (229 au moment de notre passage de 5 diocèses différents sachant que le Bénin compte 10 diocèses) avec une grande salle de cours et un grand bâtiment d’hébergement. L’institution est gérée par une communauté religieuse de 11 personnes dont une infirmière.
Passage par l’hôpital d’Abomey pour rendre visite à Séverin (membre du comité de jumelage) qui a été victime d’un accident de voiture et reçoit des soins à l’hôpital. Mgr Xavier lui apporte la bénédiction ainsi que de l’huile de NDL et un flacon d’eau de Lourdes.
La réalité de ce centre hospitalier était choquante pour la plupart d’entre nous, extérieurs propres, fleuris et bien agencés, l’opposé de l’intérieur. Chambres, salles, mal aérées, les patients sont entassés dans les chambres sur le sol comme sur les lits et très peu de moyens médicaux.
Arrivée à Dassa , déjeuner au restaurant du sanctuaire de ND d’Arigbo et puis accueil officiel par Mgr François-Xavier accompagné par le chorale OGO OLUWA.
Visite et présentation du Centre Culturel Catholique : il contient une bibliothèque et deux salles de conférence. Le centre a pour but de répondre aux besoins des chrétiens, de savoir et comprendre la mission d’être disciple du Christ. Il répond aussi aux questionnements des laïcs sur la vie, la culture et la foi Chrétienne par des conférences et des formations proposées au sein du centre. La bibliothèque est ouverte à tous pour lire, étudier et faire des recherches, elle est fréquentée le plus souvent par des jeunes entre la sixième et la terminale. Des formations d’informatique sont également proposées.
Présentation de la Direction de l’Enseignement Catholique : P. Jules Tchalla nous a présenté le centre d’Education Catholique qui a permis à l’Eglise d’avoir un regard sur l’éducation et d’intervenir d’une façon efficace à l’école. Le diocèse de Dassa compte 48 écoles dont 6 (Collège et Lycée). Malgré les difficultés financières que l’Enseignement Catholique rencontre et le manque de moyens, il persévère pour que l’école puisse répondre aux normes étatiques sachant que les écoles Catholiques ne sont pas subventionnées.
Une représentation et un échange des informations sont effectués entre le père responsable de l’Enseignement Catholique et Sr Saholy adjointe de la direction en pastorale scolaire au collège de St Joseph à GAP en vue d’une collaboration entre les deux parties.
Présentation de l’espace agro pastoral de l’évêché : le projet a commencé en 2016 par Mgr François-Xavier dans le but de donner aux jeunes qui avaient une tendance croissante de quitter le village pour la ville le goût de travailler la terre. Ce projet est étendu sur plus de 170 hectares et contient un élevage de plusieurs espèces d’animaux (lapins, poules pondeuses et poissons). La culture des légumes, des fruits et la production de jus de fruits sont arrêtées par manque de moyen financier actuellement.
Vendredi 18 octobre
Le doyenné de Sokponta compte 4 communautés religieuses et quatre paroisses (Sokponta, Gomé, Tankossi et Lèma) : les sœurs japonaises, les sœurs des anges, les sœurs de Notre Dame de Lourdes et les sœurs de la visitation de Marie. Notre tournée à Sokponta a débuté chez les sœurs japonaises.
Visite des sœurs japonaises à Akpikpi : Installées au Bénin depuis 2014, leur communauté compte 130 soeurs dont 4 à Sokponta. Les sœurs sont en train de construire une ferme et leur habitat composé de 60 chambres dont 50 pour héberger les visiteurs. Mgr Xavier leur a offert au nom du comité de l’huile de NDL et Aurélie un CD des petits chanteurs.
Visite de la paroisse de Sokponta dont l’église est la deuxième plus grande église à Dassa. Accueil par les enfants et les enseignants de l’école Catholique de Notre Dame de Lourdes. Cadeaux offerts pour la paroisse et les communautés religieuses Croix, huile et dépliant de NDL, CD des petits chanteurs.
Visite des sœurs des anges : Accueil avec des chants et des fleurs, la communauté est présente sur le diocèse depuis 2006, la mère présidente est de nationalité brésilienne. Les sœurs gèrent un centre pour les malades mentaux. Aucun hébergementn’est prévu. Des psychiatres bénévoles de plusieurs nationalités (Canadienne, Italienne…) viennent une fois tous les 3 à 4 mois pour suivre les cas présents.
Visite des sœurs de Lourdes : La communauté a été fondée en Italie à Casale Monferrato (Alessandria) par Giovannina Mazzone. Les sœurs sont installées à Sokponta depuis 30 ans. Actuellement il y a 40 sœurs au Bénin dont 8 à Sokponta plus 6 aspirantes. Elles s’occupent d’une école, d’un orphelinat, d’une pharmacie et font la couture.
Visite du centre hospitalier d’Abbrracio qui était à la base un hôpital d’enfants mais il a étendu ses activités pour recevoir tous les âges. Une équipe de 100 personnes y travaillent dont 6 médecins et une gynécologue.
Visite des sœurs de la visitation de Marie :
Né à Annecy, en 1610, cet Ordre s’est répandu dans le monde au fil du temps et des événements. Aujourd’hui, il compte environ 2500 moniales réparties dans près de 150 monastères en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique et encore modestement, en Asie. La communauté compte 2 sœurs sur la paroisse et une novice.
*Visite des meules de Tchakaloké , annulée en raison les pluies tombées la veille, l’accès top difficile.
*La visite de la radio est annulée car une diffusion en directe de la messe de signature est prévu ainsi qu’une interview avec les deux évêques.
Visite du séminaire SMA : Société des Missions Africaines, fondée en 1856 par Mgr Melchio de Marion-Brésillac (Lyon, France). La SMA, 800 missionnaires dans 16 pays dans le monde et 400 séminaristes. Le séminaire contient un élevage d’animaux (cochons, lapins, chèvres).
Visite de la paroisse de Sacré Coeur : la paroisse a été recrée en 2012 par le P Yves Marie Afouda. La paroisse a commencé la construction d’une nouvelle église, un projet en arrêt depuis 4 ans faute de moyens financiers.
*La visite de la paroisse de Okuta a été annulée par manque de temps.
Visite du complexe scolaire Saint Michel de Dassa Zoumé : un établissement qui reçoit les élèves depuis la maternelle jusqu’en terminal. Il peut accueillir 10 élèves en interne. Le complexe contient des salles de classes, un réfectoire, une salle d’études et un internat.IL manque terriblement de moyens et il fait face à beaucoup de difficultés. (En annexe une lettre du délégué d’élèves et du directeur du complexe scolaire)
Messe et cérémonie de la signature de la charte de jumelage en la Cathédrale de Dassa-Zoumé, La célébration a été diffusée en direct par la Radio Ilèma malgré la coupure de courant. La signature de documents s’est déroulée après la communion, un moment plein de joie exprimée par tous les présents. Mgr Xavier a offert à Mgr François-Xavier des cadeaux au nom du comité et du Diocèse de Gap (une croix gravée, une statue de NDL, un livre photos des hautes alpes, des documents sur le diocèse, une carte des paroisses, un trombinoscope et les orientations missionnaires de la lettre pastorale de Mgr). Les deux évêques ont été interviewés par la radio Ilèma après la messe. L’événement peux être suivi sur youtube.
https://www.youtube.com/live/v2FUclg0ySs?si=p4Pc_L5e8F-YFy12
La cérémonie était suivie par un dîner festif au presbytère.
Samedi 19 octobre
Visite du Sanctuaire du ND d’Arigbo : érigé par Mgr Louis PARISOT en 1954, le sanctuaire a fêté ses 70 ans le 15 août 2024. Le sanctuaire a reçu, à cette occasion, durant le weekend de 16 au 18 août, des centaines de milliers de pèlerins. Le sanctuaire est relié à Notre Dame De Lourdes et porte le même message “ d’unité et de paix ». La création a eu lieu dans le cadre de la célébration du centenaire du dogme de l’Immaculée Conception en 1954. Le nom Arigbo c’est une expression en langue locale qui dit « Arigbogbo », c’est du Yoruba, c’est en trois mots, « Ari gbo gbo », celle qui voit tout, qui a une vue panoramique parce que la Vierge Marie est adossée à une colline qui surplombe toutes les collines de la région. De ce sommet, on peut voir tout le paysage environnant. Comme Marie, on voit tous ses enfants et on sait où ils se trouvent.
La construction du centre marial a eu lieu le 8 octobre 1998 et mis en service en 2001, et la construction de la chapelle de la grotte est venue plus tard en 2016.
La basilique du sanctuaire s’étend sur un espace de 6000 m² et peux accueillir 5000 personnes (une partie est toujours en construction)
Le sanctuaire est géré actuellement par deux prêtres. Il y a un troisième qui y réside et qui s’occupe du village des pèlerins et du centre d’accueil et de formation du Diocèse de Dassa-Zoumé. (2 au moment de notre passage : le P. Jérôme EYE, chapelain et le P. Fortuné BADOU, recteur du sanctuaire et vicaire général du diocèse de Dassa).
Le village d’accueil contient 45 chambres pour accueillir des pèlerins et pas de possibilité de se restaurer sur place. Les pèlerins dorment à la belle étoile et apportent leurs nourritures. Cette situation devient compliquée par temps pluvieux.
Le défi est d’avoir une structure pour pouvoir assurer un accueil convenable aux pèlerins.
Rencontre avec le responsable du Chœur des enfants chanteurs de Dassa-zoumé : un très beau spectacle de chants et de danses nous a été préparé. Un travail formidable pour un chœur créé en quelques mois seulement. Un échange a eu lieu entre le responsable et Aurélie la vice-présidente des petits chanteurs de GAP. Aurélie lui a remis des dépliants et des informations du groupe et des CD’s.
Une séance de travail commun entre les deux comités de jumelage : le sujet principal traité dans cette séance :
Qu’elle est la suite après la signature de la charte ? comment concrétiser ce projet de jumelage ? (Un compte rendu de cette séance est en pièce jointe)
Rencontre des équipes de Notre Dame avec Jean Yves et Régine Dubié au sanctuaire puis une messe à 17 h où quelques membres de la délégation ont participé. Jean Yves Dubié nous a rendu compte du déroulement de cet événement :
“Lorsque nous avons appris qu’il n’y avait pas encore d’Equipe-Notre-Dame à Dassa, il nous a semblé qu’à l’occasion de la mission de jumelage d’octobre 2024, il serait opportun d’apporter notre aide à ce diocèse.
Nous avons alors établi un contact, en mars 2024, avec Pedro et Bénita, les responsables des END au BENIN.
Nous les avons retrouvés au rassemblement International au Turin en juillet 2024, ainsi que Cyriaque et Laure, couple chargé de développer l’END à Dassa.
Aujourd’hui, 18 équipes sont en pilotage à Dassa, Savè, Savalou, et 3 autres villages. La rencontre organisée par Cyriaque et Laure, ce samedi 19 octobre a regroupé environ 200 personnes, nouveaux équipiers, personnes intéressées et prêtres dont le prêtre chargé de familles.
L’exposé de Régine et Jean-Yves a porté sur les points suivants :
- les origines des END
- la proposition du mouvement : vivre les richesses du sacrement du mariage dans le quotidien de notre vie,
- vivre l’entraide spirituelle en équipe,
- des moyens pour mieux s’ancrer dans l’Amour du Dieu : les points concrets d’effort (écoute de la parole, oraison, prière conjugale, devoir de s’asseoir, règle de vie et retraite annuelle)
- des rencontres d’équipe à un rythme mensuel en 4 temps : mise en commun du vécu important, prière, partage et entraide sur le pratique des points concrets d’effort, échange sur un thème choisi à l’année,
- des temps de convivialité et d’entraide
- rôle important du prêtre : conseiller spirituel et membre à part entière de l’équipe où il est possible de se confier
- fraternité, écoute, soutien et confidentialité sont à la base de la vie d’équipe.
Quelques échanges (questions / réponses) ont suivi : notamment sur la résolution des conflits dans le couple.
Une messe a ensuite été célébrée par le père responsable de la pastorale familiale, suivi d’un apéritif très joyeux et amical.”
Dimanche 20 octobre
Visite de la paroisse de Pira à 110 Kms de Dassa où on a apprécié un accueil remarquable et assisté à la messe dominicale haute en couleur, la messe a été présidée par Mgr Xavier. Cette paroisse créée en 2006 compte plus de 1000 fidèles pratiquants et a enregistré depuis sa création 6911 baptêmes et 58 mariages. Monsieur le curé (P. Xavier) avec les paroissiens et la communauté religieuse sur place, nous ont reçu pour le repas de midi. Une soeur de cette communauté fêtait ses 60 ans de sacerdoce ce même jour.
Visite de la paroisse d’Akpassi et le complexe scolaire de St Michel (de la maternelle au lycée) cette école est considérée comme la meilleurs école sur la commune de Bantè et compte 29 enseignants.
Paroisse de Bantè, crée en 1934 par Mgr AGBOKA. Il y a deux prêtres et un stagiaire et la paroisse contient 3 stations (Clochers) et 6600 baptisés et rien que pour cette année ils ont 500 catéchumènes. Monsieur le curé, le P. Joseph, est un médecin et gère un centre de santé avec deux sœurs infirmières de la communauté Franciscaine.
- Joseph GBEDJI
+229 55 77 29 00
Ce centre de santé, ouvert en 2016, est spécialisé dans la morsure de serpent et contient 5 lits, il reçoit les malades en soins et en observations sans hébergement.
*La visite de la paroisse d’Agoua est annulée car le curé est malade et en remplacement on est allé rendre visite à la paroisse de Savalou à la Mission de Notre Dame d’Assomption.
Retour au sanctuaire, vêpres, complies et chapelet à la grotte.
Lundi 21 octobre
Visite du CAFODD par le P. Etienne OBOSSOU, le directeur du centre d’accueil et de formation du diocèse de Dassa-Zoumé. Le centre Marial contient un village d’accueil crée en 1964 et constitué de plusieurs bâtiments, ancien et nouveau : restaurant, chambres d’hébergement pour les pèlerins, une ancienne boutique d’objets de piété (fermée), une école d’hôtellerie gérée par les Soeurs de Lourdes, une ancienne usine de jus de fruits (actuellement fermée et sera réouvert dès que possible). Comme projet à venir un centre pastoral (services diocésains) est à créer dans ce même lieu. Le village s’étend sur 10 hectares et contient également un élevage d’animaux en plus de la production des jus pour approvisionner le restaurant des produits locaux.
Le besoin de construire des lieux d’hébergement pour les pèlerins est important car le petit nombre de chambres existantes (45) ne couvrent pas les besoins actuels et sont réservées essentiellement pour les personnes du « haute société ». Le peuple, étant fortement rural, ne possède pas les moyens pour venir camper correctement au sanctuaire. Ainsi ils se retrouvent à dormir par terre sur un morceau de toile et en cas de pluie cela devient critique.
Ajoutant à tout cela le fait qu’il n’y a pas de centre de santé à proximité ce qui est problématique dans le cas où les pèlerins ont besoin de soins médicaux urgents.
Pendant le grand pèlerinage national, il y a un service médical surplace avec une ou deux ambulances à disposition en cas de besoin d’évacuation.
L’espérance et la persévérance étaient les premiers moteurs pour pouvoir avancer dans ce projet. Dans l’espoir de continuer à l’amélioration du site religieux, le diocèse compte sur la providence divine et les dons.
Visite du centre psychiatrique Saint Camille à Dassa : ce centre est géré par les sœurs de St Camille de Lellis où les malades mentaux sont suivis et soignés par une psychiatre française bénévole, (Nathalie Gorgeot, envoyée par le SMA de Lyon en mission pour deux ans) et par un psychologue. Le centre accueille également les cas d’addictions (drogues, alcool, tabac). Les sœurs travaillent sur la réhabilitation des cas de toxicomanie. Premier patient accueilli le 17 avril 2014. Le travail des sœurs de St Camille de Lellis rappelle les activités des sœurs de la communauté de Cenacolo à Lourdes.
La ferme diocésaine de Goussoué : après de nombreuses difficultés, la ferme a vu le jour en 2016 sur un terrain de 134 hectares dont l’accès n’est pas facile mais possède une source d’eau permanente toute l’année en plus de la proximité d’un grand lac. La ferme contient un centre de mise à niveau des jeunes avec une salle de classe, et un internat. Elle accueille 10 séminaristes pour cette année plus deux frères de la communauté cistercienne qui y résident. Les activités principales sont la production d’agro-alimentaire et l’élevage des animaux. Des agrandissements et des améliorations sont prévus. 50 Hectares de l’espace total du terrain sont réservés pour la construction d’un monastère pour la communauté présente. La ferme contient également un magasin.
Visite de la paroisse de Paouignan : Notre Dame de toutes Grâces, la paroisse est gérée par les capucins et 5 moines qui y résident en permanence. La paroisse a fêté ses 60 ans de construction le 31 mai 2024 et compte 25 clochers.
Après la visite, on a été reçu chaleureusement pour un repas à l’hôtel “Loubna” dont le propriétaire est un fidèle paroissien à Notre Dame de toutes Grâces.
Une visite du palais du roi de Dassa-Zoumé a été organisée. Le roi Egbakotan de Dassa nous a accueilli et a béni notre jumelage. Le roi n’a pas de pouvoir politique mais coutumier pour assurer le rôle de juge dans les différents de la population de Dassa. Mgr Xavier lui a offert une croix gravée et un CD des petits chanteurs.
Visite de la paroisse de St Jean Paul II : Créée le 13 septembre 2014 et comprend 5 clochers. La construction de la nouvelle église a débuté en 2015 et toujours en cours, malgré ceci des messes sont y célébrées. Une école Catholique primaire a été créée en 2015 ainsi que la construction d’un nouveau presbytère, toutefois le projet de l’école a été arrêté faute de moyens financiers et humains (enseignants). Un échange de cadeaux entre Mgr et le curé de la paroisse s’est déroulé, il a offert une nappe à Mgr Xavier.
Mardi 22 octobre 2024
Départ vers Parakou et arrêt sur le chemin pour visiter le complexe scolaire de Kaboua (Christ Roi) : cette école est gérée par les sœurs de ND de Lourdes, construite en octobre 2018, accueille du primaire au 4ème, l’ouverture d’une classe de 3ème est prévue pour l’année prochaine. Le complexe accueille actuellement 311 élèves et réunit 7 villages des alentours.
Vu l’emplacement isolé de l’école, un car de ramassage scolaire est mis à disposition des sœurs ainsi qu’une cantine pour nourrir les enfants deux fois par jour contre une faible participation financière des parents entre 150 et 200 FCFA par élève. L’école propose un hébergement gratuit pour un petit groupe de filles avec des conditions spécifiques et souhaite construire un internat payant pour les élèves. L’école rencontre de nombreuses difficultés, manque d’eau (que par citerne), pas d’électricité (panneaux solaires), prix du gazole très élevé, routes non carrossables qui accélèrent la dégradation du car.
Visite de l’Abbaye de Notre Dame de l’Ecoute chez les sœurs trappistines dans le but de les voir ainsi que de leur remettre le colis offert par les sœurs de Rosans. Les sœurs ont déménagé à Parakou depuis deux ans pour fuir la situation d’insécurité à Natitingou provoquée par le conflit frontalier avec le Niger. Dix sœurs avec une regardante sont actuellement installées à l’évêché de Parakou au centre de Guy Riobet. Les sœurs nous ont fait visiter leurs ateliers :
- Atelier de fabrication de la farine améliorée : Cette farine constituée de 4 céréales ; farine de riz, de millet, de soja et de chardon, est d’une valeur nutritionnelle considérable et lutte contre la malnutrition, un problème connu au Bénin surtout dans le nord du pays, elle aide aussi à équilibrer le diabète. La fabrication de la farine passe par plusieurs étapes : l’extraction (avec une machine de 80 ans), lavage, séchage, grillage et puis la torréfaction. Une bonne partie de ce travail est manuel et les sœurs font venir chaque année une tonne de chaque céréale.
- Atelier de fabrication d’hosties : Malgré la facilité de la préparation de la pâte des hosties, la procédure de fabrication est longue et exige un bon savoir-faire. Les chutes des hosties sont brouillées, la farine est donnée aux plus démunis.
A notre départ les sœurs nous ont confié un colis pour les sœurs de Rosans. (Un bagage de cabine avec le P. Edouard, une partie avec le P. Yves Marie, Sr Saholy, Léa,…..) une partie des affaires confiées au P . Yves Marie a été refusée à la douane. Retour à Parakou via Dominique et Thérèse qui nous ont quitté après le repas du midi ce jour-là pour continuer leur séjour à Cotonou chez leur fille et gendre béninois.
Les sœurs tiennent une boutique où elles vendent des différents produits notamment la farine améliorée.
Un petit temps nous a été accordé pour visiter le marché de Parakou, un marché haut en couleur et à haute fréquentation où on peut trouver tout sorte d’aliments et d’objets variés : beauté, maison, vêtements…etc
Diner au restaurant de l’archevêché (Sainte Marthe et Marie)
Mercredi 24 octobre
Départ de Parakou vers Dassa avec un arrêt à l’abbaye de Notre Dame de l’Etoile et puis à Savè,
Abbaye de Notre Dame de l’Etoile : est un monastère pour les sœurs cisterciennes fondée en 1960 et contient 35 sœurs dont deux sœurs françaises. On y trouve une boutique où les sœurs vendent une variété de produits de leur fabrication : vin, confiture, liqueurs, fruits séchés et autres.
Savè (la ville du P. Yves Marie) : La visite a commencé par une halte à la tombe de la mère du P. Yves Marie pour prier un chapelet et puis par la visite de la paroisse de Savè. Monsieur le curé de la paroisse de St Joseph de Savè nous a présenté la paroisse et nous a donné quelques informations. La ville de Savè et la plus grande du diocèse de Dassa et compte 90000 habitants dont 40000 chrétiens. 20000 sont Catholiques pratiquants et autour de 100 baptêmes par an sont célébrées à la paroisse. La paroisse est gérée par trois prêtres don un qui part bientôt faire des études au Canada.
Ensuite, la visite continue dans le complexe scolaire saint Joseph de Savè :
Le complexe a ouvert ses portes en 1945 avec le primaire et puis en1955 il a évolué jusqu’à la création du collège et un internat en 2004. Le primaire compte un effectif de 113 élèves pour 6 enseignants et le collège 231 élèves pour 38 enseignants.
L’ancien presbytère en face de l’actuel est transformé en musée du P. Thomas MOULERO premier prêtre béninois en 1928 et arrivé à Savè en 1930.
Monsieur le curé nous réservé avec la chorale de la paroisse un accueil chaleureux et nous a offert un goûter au presbytère. Un cadeau a été offert par la paroisse à Mgr Malle (une nappe imprimée d’image du Saint Joseph). Mgr leur a offert une croix gravée du jumelage.
Arrivé à Dassa, Mgr François nous a convié au diner d’au revoir avec les membres du comité de Dassa, les prêtres de l’évêché et les sœurs à la terrasse de l’évêché. Les membres du comité de Dassa ont offert à chacun d’entre nous une tenue cousue spécialement pour le 70ième anniversaire du sanctuaire. Cette tenue a été portée par les membres de la délégation de GAP lors de la messe du lendemain.
Jeudi 24 octobre
Messe et départ de Dassa vers Cotonou à 9h, déjeuner au restaurant (chante oiseau) suivi d’un temps de repos et un temps de shopping au marché des arts de Cotonou.
Diner et départ vers l’aéroport de Cotonou.
En rentrant en France, Jean Pierre Leclercq, le président du comité de jumelage de Gap nous attendait à l’aéroport de LYON – St Exupéry avec son épouse pour nous ramener à Gap. La délégation s’est restaurée sur le chemin du retour (repas offert par le diocèse) pour échanger nos ressentis et remarques sur le voyage.

