Les lettres de Jean, le nouveau livre de Fr. Luc Devillers
Nous avons la joie de vous annoncer la parution du dernier livre de Luc Devillers, publié aux Editions du Cerf, « Les lettres de Jean ».
C’est Luc Devillers, dominicain, qui a enseigné le Nouveau Testament à l’École biblique de Jérusalem et à l’université de Fribourg, ancien président de l’Association catholique française pour l’étude de la Bible (2009-2014), qui vous invite ici à (re)découvrir les trois lettres de Jean, où l’on lit notamment
que « Dieu est amour ».
Dans la même collection d’initiation aux livres bibliques, le fr. Luc avait déjà publié, en 2016 et 2017, une introduction à l’évangile de Luc puis à l’évangile de Jean.
En savoir plus sur la collection Mon ABC de la Bible :
La collection « Mon ABC de la Bible » vise à donner pour chaque livre biblique une introduction sérieuse, méthodique, mais assez brève et simple. C’est le format d’un « Que sais-je ? »
Dans cette collection, la table des matières est imposée. Il y a des passages et des titres obligés (« Avant d’ouvrir le livre », devenu dans le cas présent « Avant d’ouvrir les lettres »), puis les chapitres d’introduction suivis de six thèmes traités l’un après l’autre. Enfin, l’auteur doit tenter d’indiquer quelques résonances de ce livre biblique dans la culture, l’art, la liturgie etc.
En présentant les trois lettres de Jean, avec une insistance sur la première qui est la plus imposante (cinq chapitres) et la plus importante, j’ai voulu présenter au lecteur une nouvelle interprétation du début et du motif de la lettre. Pour faire bref, on peut dire que la lecture traditionnelle de la lettre est héritée de saint Augustin : l’auteur de la lettre se présenterait comme un témoin oculaire de Jésus, qui aurait pu ainsi toucher de ses mains le Verbe incarné. Ce témoignage « de première main » recevrait justement sa force du lien chronologique direct entre Jésus de Nazareth et l’auteur.
Mais lorsqu’on étudie d’un peu plus près le contenu de la lettre, et surtout son usage des mots « commencement » et « parole », on s’aperçoit que les choses sont plus complexes. En réalité, l’auteur se présente comme un garant de la tradition chrétienne, qui fait de Jésus le Fils de Dieu qui nous a sauvés en versant son sang pour nous. Ce Jésus a, par toute sa vie et par sa mort, donné aux hommes la plus belle preuve de son amour, et de l’amour du Père, pour eux. C’est pourquoi l’auteur de la lettre ne cherche pas à innover, mais rappelle quelques fondamentaux de la foi : la foi en Dieu le Père et son Fils Jésus, et l’amour du frère à l’image de l’amour du Fils.
Vers le milieu de la lettre il est fait allusion à un drame qui a déchiré la communauté à laquelle écrit l’auteur: plusieurs membres ont quitté brutalement la communauté, et certains parmi eux font tout pour attirer à eux les fidèles restés dans la communauté. L’auteur agit comme un bon pasteur, il veut rassurer ses brebis et les inviter à tenir bon dans la foi telle qu’on la leur a apprise « depuis le commencement ».
La deuxième lettre, très brève, vise à encourager une communauté locale à persévérer sur le bon chemin, dans les mêmes idées que la première lettre. Quant à la troisième lettre, très différente, elle s’adresse à un individu et évoque une situation conflictuelle entre différents membres de « l’Eglise ». Preuve, s’il en est besoin, que certaines difficultés rencontrées par l’Eglise de notre temps ne sont pas si neuves que cela…
Luc Devillers o.p. (Boscodon)

Découvrir ici le livre intitulé « L’offrande », co-écrit par le Père Eric Juretig
Découvrir ici le livre « L’Eglise dans tous ses états », écrit par Mgr Léonard
Découvrir ici les livres écrits par P. Ludovic Frère
Découvrir ici le livre « Un loubard chez les curés », écrit par P. François Bedin
Découvrir aussi : Paroles d’évêques sur la vie monastique – Homélies aux moniales bénédictines de Notre-Dame de Miséricorde à Rosans chez Parole et Silence. A l’occasion du 30ème anniversaire de la fondation « Ce corpus d’homélies qui tracent en filigrane ces trente premières années de la fondation de Rosans, apportera non seulement à nos proches, à nos familles et nos amis, mais aussi au monde monastique et chrétien, tout simplement, un contenu riche et vivant. Pas d’album-souvenir, pas de chroniques ni de rétros-pective, mais un recueil d’homélies des évêques qui ont présidé, comme pasteurs du diocèse et de la pro-vince ecclésiastique où la communauté est insérée, aux destinées de la jeune fondation. À partir d’événements ponctuels de la vie de la communauté, leur regard de veilleur – selon le sens du mot grec épis-kopè – a saisi quelque chose de la réalité intérieure qui les anime et les dépasse, et leur parole de pasteur, au fil des textes proposés par la liturgie, a su mettre en évidence les ingrédients humains et spirituels qui composent un art de vivre selon la règle de saint Benoît ». Les homélies rassemblées dans ce volume ont été données aux moniales de Notre-Dame de Miséricorde par Mgr Georges Lagrange, évêque de Gap de 1988 à 2003, par le cardinal Bernard Panafieu, archevêque métropolitain de Marseille de 1995 à 2006, par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap de 2003 à 2017, puis évêque émérite de ce diocèse, et par Mgr Xavier Malle, évêque de Gap depuis 2017.

