Prier et donner pour la paix en Terre Sainte
« N’oublions jamais que l’Église ne peut être réduite à notre seule expérience locale. Elle n’est pas seulement l’Église de ma paroisse du quotidien ou celle que je fréquente en vacances. Notre Église est celle qui se trouve répandue partout dans le monde. Nous venons tous de cet Orient chrétien, de ces Églises apostoliques – c’est-à-dire fondées directement par des apôtres. Nous ne pouvons faire abstraction de ce point central. Nos Églises sont nées dans les générations suivantes grâce à la transmission de ces Églises apostoliques ». Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris et ordinaire des catholiques orientaux en France.
Alors que pouvons-nous faire ?
Prier pour la paix !
Le père Michel Desplanches nous le rappelle : « Il semble que l’actualité nous invite à plutôt accentuer notre prière » pour la paix et nous ne répondons-là qu’à une demande du Pape (pour qui nous prions aussi ces temps-ci) car il a exhorté tous les croyants « à ne prendre qu’un seul parti dans ces derniers conflits : celui de la paix. Mais pas avec des mots, avec la prière, avec un dévouement total ».
Depuis le 11 mars 2025, l’équipe pastorale du sanctuaire de Notre-Dame du Laus a rejoint la chaîne de prière et de communion fraternelle gérée par Pax Christi. Messe pour la paix au sanctuaire du Laus
Prière universelle mensuelle
Pax Christi souhaite inviter largement à prier pour toutes les victimes des conflits et pour la conversion des cœurs, afin que des artisans de pays se lèvent, spécialement dans les pays en guerre et que la paix et la justice puisse advenir là ou tout espoir semble vain. Avec cette prière, le Mouvement souhaite aussi sensibiliser les fidèles aux enjeux géopolitiques, ecclésiaux ou communautaires de la paix et de la réconciliation.
Prions avec espérance, en communion dans le Christ, Prince de la paix.
En savoir plus sur Pax Christi
Pax Christi voit le jour en 1945 lorsqu’un groupe de Français et d’Allemands se réunit pour prier et œuvrer pour la paix et la réconciliation entre les deux nations. Aujourd’hui, Pax Christi est un mouvement catholique international, présent dans plus de 50 pays, sur les 5 continents. Il possède le statut d’organisation consultative auprès de l’ONU, l’UNESCO, l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe. Sa section française se donne pour mission de prier, réfléchir et agir en faveur de la paix, à travers des commissions thématiques qui élaborent et proposent des outils en vue d’éduquer et de répendre la culture de paix. Le Mouvement célèbre tous les 11 du mois une messe pour la paix et invite les paroisses et tous les diocèses à rejoindre cette chaîne de prière et de communion fraternelle. Pax Christi
Donner pour la paix !
Le 3 avril 2026, dans toutes les paroisses catholiques du monde, se tiendra la quête impérée du Vendredi saint destinée à soutenir les lieux saints catholiques. En 2024, notre diocèse a contribué à hauteur de 5 772€ : nous remercions vivement les Haut-Alpins pour leur générosité. Cette contribution est encore plus importante compte-tenu de la situation au Proche Orient ces dernières années.
Instaurée au XVIIe siècle, cette collecte est destinée à soutenir les chrétiens de Palestine et les lieux saints. Un enjeu d’autant plus d’actualité depuis les attentats en Israël du 7 octobre 2023, comme l’explique F. Roger Marchal, franciscain, commissaire de Terre Sainte pour la France, la Belgique et le Luxembourg. La Custodie franciscaine de Terre Sainte est la gardienne des lieux saints catholiques en Israël, Palestine, Jordanie, Syrie, Liban, Égypte, Chypres et Rhodes.
À quoi est destinée la quête impérée pour la Terre Sainte ?
Frère Roger Marchal – Cette quête, fixée au Vendredi saint dès sa création au XVIIe siècle, a été voulue pour soutenir les lieux saints et les chrétiens qui se trouvaient en Palestine. Depuis le départ des croisés au XIIIe siècle, leurs conditions de vie étaient particulièrement difficiles dans ces territoires repris par l’Islam. Le pape a alors décidé de confier aux frères franciscains, revenus au Saint-Sépulcre depuis l’époque de saint François d’Assise, cette mission de présence, de soutien et de garde des lieux saints de l’Église mère de Jérusalem dont les seuls revenus dépendaient de cette quête impérée. Aujourd’hui, en temps normal du moins, les principaux lieux saints s’autofinancent grâce aux offrandes des groupes de pèlerins ; la quête impérée sert donc, pour sa grande majorité, les œuvres sociales animées par les frères de la Custodie, notamment la quinzaine d’écoles qui accueillent chacune entre 800 et 1 000 élèves et emploient des centaines d’enseignants, cantiniers, surveillants, secrétaires, etc. L’établissement le plus ancien est d’ailleurs celui de Bethléem, tout proche du sanctuaire de la Nativité, qui n’a jamais été fermé depuis 1550 ! Extrait de Paris Notre-Dame du 28 mars 2024 (Diocèse de Paris).
Si vous souhaitez connaitre l’utilisation de la quête du Vendredi Saint, rdv ici : https://www.custodia.org/fr/?lang=fr
La Custodie de Terre Sainte
Les franciscains sont arrivés en Terre Sainte, dans les pas de leur fondateur, saint François d’Assise. En 1219, celui-ci bénéficia d’un sauf-conduit du sultan Malik al-Kâmil pour visiter les lieux saints. Établis comme gardiens du mont Sion en 1230 par une bulle du pape Grégoire IX, les Frères mineurs ont, depuis, la charge des lieux saints de la Custodie de Terre Sainte pour la communauté latine, Custodie qui regroupe Israël, la Palestine, la Syrie, la Jordanie, Chypre, Rhodes et le Liban.
S’informer !
- Découvrez la revue, passionnante, Terre Sainte Magazine, publication et œuvre de la Custodie de Terre Sainte, ayant pour objectif de sensibiliser à l’actualité de la communauté chrétienne en Terre Sainte : https://www.terresainte.net
- Transmettre le message de Fr. Roger Marchal : En cette fin de mois de février, j’aimerais tellement vous écrire pour vous dire que la situation s’améliore en Terre Sainte. Mais pas besoin de vous faire un dessin, vous suivez comme moi l’actualité de ces derniers mois et semaines. Pourtant, nous refusons de céder au découragement, cela ne fait pas partie de notre ADN chrétien ! L’Église sur place est le seul acteur à ouvrir un horizon de reconnaissance mutuelle, de relations, de coexistence. C’est ce que nous avons voulu signaler par le visuel et le vibrant appel « poursuis la paix, recherche-la » annonçant la quête du Vendredi saint cette année. Vous le découvrirez en pièce jointe. Ce n’est pas un vœu pieux, c’est ce que nous enseignons aux enfants de toute confession dans nos écoles, aux familles le dimanche en paroisse, aux jeunes pro’ lors de rassemblements etc. Nous voulons vivre de cette Paix car pour nous, chrétiens, la Paix a un visage et un nom c’est Jésus, Dieu fait homme. Soutenir la présence de l’Église en Terre Sainte c’est défendre une vision de l’Homme, précieux enfant et créature de Dieu, défendre la dignité de chaque homme et de chaque femme à vivre sur cette terre bénie allant au delà des conflits géopolitiques et de la polarisation des opinions. Il nous faut tenir cette ligne de crête exigeante mais qui est la seule pour dire non à la haine, non à la violence. La paix reste possible, « parce que c’est un choix » proclame le Patriarche de Jérusalem, le Cardinal Pizzaballa. À travers la Quête du Vendredi saint, aidez-nous concrètement à être de fidèles disciples de Jésus. Merci pour votre attention et l’écho que vous pourrez donner à cette quête impérée du Vendredi saint. Plus que jamais, en cette année de l’espérance, nous avons besoin de vous pour nous aider à rejoindre toutes les paroisses de votre diocèse.



