Décès de notre pape François

Le pape François est mort ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans à Rome. L’Argentin Jorge Mario Bergoglio avait été élu 266ème pape en 2013.

Dans son message lors de l’entrée en carême 2025 , le Pape François a donné trois points d’attention au  peuple des fidèles :

  • Marcher, vers la libération et la Vie
  • Marcher ensemble pour tisser l’unité, et parce que le chrétien avance toujours avec ses frères et sœurs en humanité
  • Marcher ensemble dans l’espérance. La mort a été transformée en victoire : c’est là que réside la Foi et la grande Espérance des chrétiens par la Résurrection du Christ.

Au moment où le Pape François fait son grand Passage, où il avance maintenant vers le plein Amour et l’immense Miséricorde du Père,  avançons avec lui, dans la peine du départ d’un père et d’un grand frère dans la Foi, rassemblons-nous dans une unité de recueillement fraternel.

Ensemble, avec lui, continuons de proclamer  l’Espérance qu’il n’a cessé d’annoncer, en particulier auprès des plus vulnérables, et envers une humanité en proie à des doutes et accablements si profonds.

Ce lundi à 18h, en la Cathédrale de Gap , Monseigneur Xavier Malle présidera une messe d’action de Grâce pour le ministère de l’Evêque de Rome, le Pape François. (Homélie)

Également à 20h, les paroisses du diocèse sont invitées à faire résonner les cloches des églises, en signe d’hommage au Saint Père, d’invitation à la prière pour l’ultime étape de son « chemin » dans laquelle nous l’accompagnons, pour manifester cette Espérance au cœur de la mission de l’Eglise, dont il a été un serviteur fidèle et passionné.

Les volées Pascales résonneront ainsi, nous redisant cette Espérance qu’il n’a eu de cesse de vouloir faire connaître !

Accompagnons-le d’une amitié fraternelle.

Prions pour lui, prions avec lui, si la Foi nous le permet.

Jean-Michel Bardet, vicaire général du diocèse de Gap-Embrun

 

Décès du pape François

Déclaration de Mgr Eric de Moulins Beaufort, président de la CEF

En ce lundi de Pâques, en tenue de service, sans doute comme il le désirait, le pape François est mort.

Depuis sa première apparition au balcon de Saint-Pierre, il demandait, à la fin de toute rencontre, que l’on prie pour lui : « Et surtout, priez pour moi ». En ce jour, de tout cœur, nous le lui disons : « Très Saint-Père, nous prions pour vous, nous catholiques, mais aussi beaucoup d’hommes et de femmes à travers le monde qui ont entendu dans votre voix une voix de la conscience de l’humanité ».

Inlassablement, le pape François a agi pour que l’Église soit plus synodale, débarrassée de tout cléricalisme, en mouvement vers les périphéries, les périphéries de l’Église et celles de nos sociétés, porteuse de la joie de l’Évangile du Christ Jésus. Il a donné aux catholiques le goût d’être des disciples-missionnaires. Avec opiniâtreté, il a appelé l’humanité à croire en la fraternité, notamment en s’appuyant sur le dialogue entre les religions, et à prendre en compte en priorité les besoins et les attentes des personnes pauvres ou en précarité. Face à la crise écologique, il a renouvelé la réflexion en invitant à soigner « la maison commune », à louer le Créateur, à unir attention à l’environnement et attention aux personnes victimes des injustices sociales. Il a été le pape de l’année sainte de la miséricorde et du jubilé de l’espérance.

Nous, Français, rendons grâce tout spécialement pour la venue du pape François à Strasbourg (novembre 2014) mais surtout à Marseille en septembre 2023 et à Ajaccio en décembre dernier. Nous gardons en mémoire son appel plein de gravité et d’émotion à ce que notre pays et les autres pays européens ne perdent pas leur âme en se fermant aux migrants qui viennent chercher la possibilité d’une vie meilleure pour eux et les leurs. Nous ressentons encore la vibrante ovation qu’il a reçue au Stade Vélodrome : « Bonjour, Marseille ; bonjour, la France » et la fierté joyeuse qui parcourait les rues d’Ajaccio et les chants fervents de l’assemblée du Casone. Nous méditons encore sur le tressaillement de Marie qu’il a évoqué dans son homélie de Marseille.

Les fruits de ce pontificat seront à découvrir dans les années qui viennent. Il a marqué assurément la pratique pastorale de l’Église par son style simple, encourageant, sa référence constante à la miséricorde de Dieu, sa volonté que les sacrements soient accessibles à tous ceux qui les demandent, et son rappel persévérant de la croix du Christ Jésus sans laquelle l’Église ne serait qu’une ONG de plus. Elle est le signe effectif de l’amour de Celui qui « désire d’un grand désir » le salut de tous.

Des messes et des veillées seront organisées par toute la France pour prier pour le pape François. La Conférence des évêques remercie tous ceux et celles qui s’y joindront ou s’y associeront.  Elle remercie tous ceux et celles de toute religion ou sans religion qui expriment en ces jours leur gratitude. Le pape François a voulu être un « compagnon de Jésus ». Que le Seigneur l’accueille dans sa compagnie éternelle, près du Père. Merci, pape François. Plus que jamais, priez pour nous.

Biographie du pape François

Le pape François, Jorge Mario Bergoglio, est né en 1936 en Argentine. Rentré comme novice dans la Compagnie de Jésus en mars 1958, il est nommé prêtre en 1969, évêque de Auca et auxiliaire de Buenos Aires en 1992 puis archevêque co-adjuteur du même diocèse. Président de la Conférence épiscopale d’Argentine de 2005 à 2011, il est créé cardinal par Jean-Paul II en 2001. À 76 ans, il est élu Pape le 13 mars 2013. En mémoire de l’engagement de saint François d’Assise, il choisit le nom de François. Il est le 266ᵉ Pape de l’Église catholique.

Jorge Mario Bergoglio est né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires en Argentine dans une famille d’immigrés italiens. Il suit une formation d’ingénieur chimiste avant d’entrer au séminaire de Villa Devoto, puis au noviciat de la Compagnie de Jésus le 11 mars 1958. Il part faire son noviciat au Chili et revient en 1963 pour obtenir une licence de philosophie à l’Université de San Miguel.

De 1964 à 1965, il est professeur de littérature et de psychologie à l’Université de l’Immaculée de Santa Fé puis, en 1966, à l’Université del Salvador à Buenos Aires. Entre 1964 et 1965, il est professeur de littérature et de psychologie au Collège de l’Immaculée Conception de Santa Fe. En 1966 il enseigne ces matières au Collège Salvatore de Buenos Aires. De 1967 à 1970, il reprend des études de théologie à l’Université de San Miguel et obtient son diplôme.

Il est ordonné prêtre le 13 décembre 1969 par Mgr Jamón José Castellano, archevêque émérite de Cordoue.

Après une année à Alcala de Henares en Espagne, il prononce ses vœux perpétuels le 22 avril 1973. Il devient maître des novices à la Villa Barilari, à San Miguel, professeur à la Faculté de Théologie et conseiller pour la Province jésuite.

Le 31 juillet 1973, il est nommé Provincial des jésuites d’Argentine, charge qu’il exerce jusqu’en 1979 (6 ans). Entre 1980 et 1986, Jorge Bergoglio occupe principalement deux fonctions : il est recteur du collège Saint-Joseph à San Miguel, dans la banlieue de Buenos Aires et curé de la paroisse Saint-Joseph à San Miguel. Durant cette période, Bergoglio enseigne la théologie pastorale. En 1986, il quitte ces fonctions pour se rendre à Francfort, en Allemagne afin de poursuivre ses études et travailler sur une thèse de doctorat (sur le théologien italien Romano Guardini), qu’il n’achèvera finalement pas.

En juin 1990, il retourne en Argentine. Suite à une période de conflit au sein de la Compagnie de Jésus, Jorge Mario Bergoglio est envoyé en exil à Cordoba, en Argentine, de 1990 à 1992 où il est curé et confesseur. Cette période d’exil se termine le 13 mai 1992, lorsqu’il est nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires par le Pape Jean-Paul II. Cette nomination s’est faite sur l’intervention du cardinal Antonio Quarracino, alors archevêque de Buenos Aires, qui souhaitait avoir Bergoglio comme proche collaborateur. Cette nomination marque le début de son ascension dans la hiérarchie ecclésiastique, le menant ultimement à devenir le pape François en 2013.

Miserando Atque eligendo

Il reçoit la consécration épiscopale le 27 juin 1992 de la part du cardinal Antonio Quarracino, le Nonce apostolique, Mgr Ubaldo Calabresi et l’évêque de Mercedes-Luján, Mgr Emilio Ogñénovich. Sa devise est « Miserando atque eligendo. » qui signifie « par miséricorde et par élection ». Il participe à la IXe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques en octobre 1994 sur la vie consacrée.

Le 3 juin 1997, il est nommé archevêque coadjuteur du même diocèse. Il participe à l’Assemblée spéciale pour l’Amérique du Synode des évêques en novembre 1997. À la mort du Cardinal Antonio Quarracino, il se fait remarquer pour son train de vie humble, voire ascétique, il devient archevêque de la capitale d’Argentine, le 28 février 1998.

Il est aussi l’évêque ordinaire des fidèles de rite oriental résidents en Argentine sans Ordinaire de leur propre rite et Chancelier de l’Université catholique d’Argentine depuis le 30 novembre 1998.

Il est rapporteur général adjoint de la Xème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Évêques sur l’évêque en octobre 2001. Il participe également à XIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques en octobre 2005 sur l’Eucharistie.
Le 9 novembre 2005, il est élu président de la Conférence épiscopale d’Argentine, réélu en 2008 et termine son mandant en novembre 2011. Il est Président de la Commission épiscopale pour l’Université catholique d’Argentine.

Il est créé cardinal-prêtre par Jean-Paul II lors du consistoire du 21 févier 2001. Bergoglio, âgé de 64 ans à l’époque, était l’un des 44 nouveaux cardinaux nommés ce jour-là. Jean-Paul II lui assigne le titre de cardinal-prêtre de l’église romaine de Saint-Robert-Bellarmin, en l’honneur du saint jésuite et docteur de l’Église.

Papabile lors du conclave de 2005, il est sans doute le challenger le plus sérieux de Joseph Ratzinger (Allemagne) avec le cardinal Carlo Maria Martini (Italie).

En tant que cardinal, Bergoglio est devenu membre de plusieurs congrégations et conseils au sein de la Curie romaine, notamment :

La Congrégation pour le Clergé, La Congrégation pour le Culte divin et Discipline des Sacrements, la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique
Le Conseil pontifical pour la Famille (membre de la présidence)
La Commission pontificale pour l’Amérique latine
Le Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode des évêques
Le Conseil post-synodal

Douze ans plus tard, le 13 mars 2013, le cardinal Bergoglio est élu 266ᵉ pape de l’Église catholique, prenant le nom de François.

Avant son élection, il est l’auteur de Meditaciones para religiosos en 1982, Reflexiones sobre la vida apostólica en 1986 et Reflexiones de esperanza (1992)

Informations issues du site de la Conférence des Evêques de France.

Biographie du Pape François, Jorge Mario Bergoglio | François

Les trois grandes fonctions du pape

1. Évêque de Rome

= ce qui signifie qu’il assume la direction spirituelle du diocèse de la ville de Rome. Il est assisté par le vicaire général du diocèse de Rome, Mgr Baldassare Reina.

= le successeur de l’apôtre Pierre. Les Évangiles montrent que saint Pierre jouissait d’une primauté au sein du groupe apostolique constitué par le Christ. Le Pape hérite de cette primauté. Le pape est le chef du Collège des évêques et donc le chef suprême de l’Église catholique.

2. Successeur de saint Pierre

= d’après la tradition catholique, le pape reçoit son autorité par succession depuis l’apôtre Pierre, lui-même l’ayant reçue de Jésus : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18).

= ainsi désigné premier des évêques, Pierre se serait ensuite établi à Rome pour fonder son Église. Par la succession apostolique, l’évêque de Rome est devenu, par extension, le représentant de l’Église catholique.

3. Chef de l’État du Vatican

= le Vatican est le plus petit État indépendant au monde (44 hectares) et se situe au cœur de Rome. C’est la résidence du pape. Dans cette fonction, il est assisté par le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin.

= il a été créé en 1929 (par les accords du Latran), à la suite de la chute des États pontificaux (Rome a été annexé au royaume d’Italie en 1870).

= le pape est, depuis cette date, dépositaire d’un double pouvoir : à la fois spirituel, puisqu’il est à la tête du Saint-Siège (le gouvernement pastoral de l’Église catholique) et de l’Église universelle, mais également temporel, car il règne sur le Vatican.

Le Collège cardinalice ou Collège des cardinaux

Le Collège cardinalice ou Collège des cardinaux se compose de l’ensemble des cardinaux de l’Église catholique. Créés à la discrétion du pape lors de consistoires ordinaires, les cardinaux reçoivent un titre ou une diaconie qui fait d’eux des membres du clergé du diocèse de Rome. Selon le droit canon, leur rôle est, en cas de vacance du siège apostolique, d’élire leur évêque, qui porte le titre de pape, mais aussi celui de l’assister, collégialement ou individuellement.

Au 25 janvier 2025, le Collège cardinalice compte 252 cardinaux, dont :

  • 137 cardinaux électeurs
  • 115 cardinaux non votants
Biographie pape francois CEF

Toutes les informations pratiques liées à la mort d'un pape

📍Les funérailles pontificales : comment cela se passe-t-il ? https://eglise.catholique.fr/vatican/368487-funerailles-pape/

📍A quoi sert un Pape ? https://eglise.catholique.fr/vatican/372022-role-pape/

📍Que se passe-t-il les jours qui suivent la mort d’un Pape ?

📍Comment se passe l’élection du nouveau Pape ? https://eglise.catholique.fr/vatican/369532-le-conclave/

📍Ce que contient le testament du Pape François : https://www.la-croix.com/religion/ce-que-contient-le-testament-du-pape-francois-20250421

La presse locale en parle

Le Dauphiné Libéré - Edition web

Article paru le 2a avril 2025 sur le site web du Dauphiné Libéré (Hautes-Alpes. Les souvenirs des fidèles haut-alpins face au pape)

Une marée humaine au stade Vélodrome de Marseille. Un tifo géant. Des gradins pleins à craquer. Sauf qu’en ce jour de septembre 2023, la foule ne s’est pas pressée pour la passion footballistique, mais pour la ferveur chrétienne. Catherine Feuillassier, paroissienne de Tallard, fait partie des 250 Haut-Alpins venus jusqu’à la cité phocéenne. La quadragénaire est présente avec deux de ses filles pour assister à la messe en présence de François. « Le diocèse avait organisé le pèlerinage dans le cadre des Rencontres méditerranéennes », cadre-t-elle, se souvenant d’une véritable « fête populaire ».

« Pour moi, le pape était humble, bienveillant et profondément humaniste. Ça a été un moment marquant pour mon parcours de chrétienne », retrace-t-elle. D’autant qu’il s’agissait là une première messe papale pour la Haut-Alpine qui avait déjà, par le passé, eu l’occasion de rencontrer sœur Emmanuelle – la religieuse, parfois surnommée “Petite sœur des pauvres”, décédée en 2008.

 

Un passage de la prière universelle lu devant le pape

Catherine Feuillassier a appris lundi 21 avril le décès du souverain pontife par le message d’un proche. « Déjà il y a deux ans, on le voyait affaiblit malgré la vivacité d’esprit qu’il avait », se souvient-elle.

Jean-Yves Montalais, lui, l’a su par la radio. « Ça m’a surpris car hier encore, on le voyait en public. C’est une nouvelle qui affecte toujours, chrétien ou pas », observe l’octogénaire et paroissien du Briançonnais.

En septembre 2023, avec trois autres membres du Refuge solidaire de l’époque, lui aussi prend la direction de Marseille à l’invitation de Mgr Xavier Malle, l’évêque de Gap-Embrun. « On m’avait demandé de lire un passage de la prière universelle devant le pape, quand il était au mémorial pour les migrants et disparus en mer ». C’est-à-dire une stèle, ornée d’une croix de Camargue, installée dans les jardins du Pharo. Un choix fort, analyse-t-il deux ans plus tard, d’associer à ce moment « les naufragés de la montagne ».

« Cela restera un moment important de notre action concernant la migration transfrontalière », ajoute Jean-Yves Montalais. Le Haut-Alpin signale l’accompagnement répété de l’Église, dans la droite ligne des propos de François au Vélodrome ce jour-là. À l’été 2023 comme encore ces dernières semaines. «  Un protocole d’accueil a été mis en place avec les bénévoles de la paroisse », signale simplement l’octogénaire.

 

À Notre-Dame-du-Laus, les fidèles venus pour Pâques en recueillement

En ce lundi de Pâques, les fidèles et les pèlerins venus célébrer la résurrection du Christ à Notre-Dame-du-Laus ont appris le décès du pape François au début de la messe. Un moment chargé de sens, vécu dans la foi et la mémoire de celui qui fut, pour beaucoup, un pape proche des humbles.

Pour Alice, le jour de la mort du pape est porteur de sens : « C’est une grâce que le Seigneur vienne nous chercher pendant la période de Pâques. C’est sûr, ça fait quelque chose… Mais ce qui est beau, c’est que le Seigneur est venu le chercher aujourd’hui. On est contents quand on fait un voyage… Eh bien là, c’est le plus grand voyage : celui vers la vie éternelle. »

L’empreinte de François

Jean-Marcel, commerçant à la retraite, ne cache pas son émotion : « Pour moi, le pape François, c’était l’application totale de l’Évangile. Il était près des personnes, il nous a aidés à retrouver la douceur, quand Benoît XVI a fait le mauvais boulot de l’Église. » Fidèle de Notre-Dame-du-Laus depuis vingt ans, il se souvient : « Le Saint-Père a souvent été critiqué, notamment par rapport à sa position concernant les migrants. Mais on voit mal un pape dire : “Non, non, nous n’accueillons pas la pauvreté du monde.” »

« Une chose qui m’a touchée, c’est quand il a béni des homosexuels en affirmant qu’ils sont enfants de Dieu, renchérit Alice. Beaucoup de gens n’ont pas compris, alors que Dieu ne rejette personne, il est universel. On est tous ses enfants. » Fabienne, une amie d’Alice, ajoute : « Moi, ce qui m’a frappée avec ce pape, c’est quand il a parlé des personnes qui sont “aux périphéries”… là où il y a le plus de misère. » Mais l’émotion n’est pas la même pour tous : le couple Martine et Fabrice réserve son jugement. « On n’avait pas d’affinités précises avec lui. On n’a pas apprécié son discours à Marseille, ni sa position sur l’accueil des migrants. »

Et le nouveau pape ?

Une période de deuil précède le conclave, à l’issue duquel un nouveau souverain pontife sera nommé. « On va laisser faire les choses, et puis on verra ce que ça nous donne. On espère, tout simplement… » confie Nicolas, venu de Montélimar pour le week-end pascal. « Voilà, on attend un pape maintenant. Peut-être d’un autre continent, d’Afrique ou d’Asie ? espère Jean-Marcel. Il permettra peut-être que les femmes entrent un peu plus dans l’Église ? ». La conclusion revient à Alice : « Dieu, il est tout-puissant, et c’est lui qui aura le dernier mot. Alors, il mettra celui qu’il voudra, parce qu’il a une mission à faire avec lui. »

Gap. Décès du pape François : « Son message s’adressait à tous »

BFM d'ici

Le diocèse de Gap demande à tous les édifices religieux catholiques du territoire de faire sonner leurs cloches à 20 heures. Deux rendez-vous en hommage au pape François seront également organisés.

À l’annonce de la mort du pape François ce lundi 21 avril, le diocèse de Gap a décidé d’organiser des temps de prière pour les fidèles, dès ce soir à la cathédrale de Gap.

« Notre-Dame du Laus et tout le diocèse partagent le deuil et l’espérance de toute l’Église », écrit le diocèse dans son communiqué.

Une première messe, présidée par Monseigneur Xavier Malle, sera organisée à la cathédrale de Gap à 18 heures. Ce dernier a demandé par ailleurs de faire carillonner les cloches sur tout le territoire à 20 heures, « en signe de l’Espérance de Pâques pour laquelle le Pape François a donné sa vie. »

Une veillée de prière sera par la suite organisée à 20h15 pour le pape, à la basilique du sanctuaire du Laus, haut lieu de visites et de pèlerinages.

Mort du pape François: une messe célébrée à la cathédrale de Gap – BFMTV

Alpes 1

Mort du pape François : une messe d’action de Grâce organisée à Gap, les cloches vont résonner à 20h, ce qu’il faut savoir

Le diocèse de Gap a décidé de rendre hommage au souverain pontife notamment avec Jean-Michel Bardet, viaire général du diocèse de Gap-Embrun.

« Au moment où le Pape François fait son grand Passage, où il avance maintenant vers le plein Amour et l’immense Miséricorde du Père, avançons avec lui, dans la peine du départ d’un père et d’un grand frère dans la Foi » J.-M. Bardet

Le vicaire général du diocèse de Gap-Embrun poursuit son message sur les réseaux sociaux : « Rassemblons-nous dans une unité de recueillement fraternel. Ensemble, avec lui, continuons de proclamer  l’Espérance qu’il n’a cessé d’annoncer, en particulier auprès des plus vulnérables, et envers une humanité en proie à des doutes et accablements si profonds ».

Une messe d’action de Grâce est organisée ce lundi et ouverte aux fidèles. Elle se tiendra dès 18h en la cathédrale de Gap. C’est l’évêque de Gap, monseigneur Xavier Malle, qui la présidera.

Au Vatican, place désormais à l’organisation du conclave pour désigner son successeur. En attendant, le cardinal camerlingue Kevin Farrell va gérer les affaires courantes et surtout superviser l’organisation de l’élection. Ce sont 130 cardinaux électeurs qui doivent se rendre ces prochains jours à Rome pour le conclave.

Mort du pape François : une messe d’action de Grâce organisée à Gap, les cloches vont résonner à 20h, ce qu’il faut savoir

Ces haut-alpins avaient rencontré le Pape à Marseille sur le sujet des migrations