Déroulé des jours qui suivent la mort du pape

Le décès d’un pape est un événement majeur qui suscite une attention mondiale. Cet événement historique s’accompagne d’un protocole très spécifique, qui peut apparaître comme complexe aux non-initiés.

Les jours qui suivent la mort du pape s’articulent autour de trois grands temps forts :
1 – la séquence du deuil (9 jours)
2 – la séquence des funérailles
3 – la séquence du Conclave qui mène à l’élection du futur pape

1 – Annonce officielle de la mort du Pontife par le Doyen du Collège des cardinaux
Tous les responsables de la Curie romaine sont suspendus de leur fonction, à l’exception du Camerlingue. Pour assurer la gestion des affaires courantes, l’organisation des funérailles et du conclave, les congrégations se mettent en place.

Le Collège cardinalice se réunit quotidiennement en Congrégation générale et :

  • organise les “novemdiales” (« neuf jours » de services funèbres).
  • fixe la date de l’inhumation entre le 4e et le 6e jour après la mort du pape.
  • fixe le jour et l’heure du commencement des opérations de vote pendant le Conclave, idéalement le 15e jour, et au plus tard 20 jours après le début de la vacance.
  • traite les questions exceptionnelles et urgentes (mais elle ne peut prendre aucune décision dont la validité excéderait la période de vacance).

La Congrégation particulière (cardinal Camerlingue et 3 cardinaux tirés au sort tous les trois jours) assiste les secrétaires des dicastères pour la gestion des affaires courantes.

En savoir plus sur cette étape : Décès du pape – Phase de deuil

2- Début des “novemdiales” (issu du latin “novendiale” : période de neuf jours) des obsèques qui durent neuf jours :
Du latin « novem » (neuf) et « dies » (jours), les « novemdiales », aussi appelées le novendiale, désigne la période de deuil, d’une durée de 9 jours, qui suit la mort du souverain pontife, et s’achève au premier jour du Conclave.

  • Dépôt du corps du souverain pontife dans le cercueil de cyprès
  • Procession jusqu’à la basilique Saint-Pierre de Rome
  • Dépouille du Pape exposée dans le cercueil ouvert pour la vénération des fidèles
  • Messe de funérailles
  • Inhumation. Pour rappel, le pape François a choisi d’être inhumé en la basilique de Sainte-Marie-Majeure

En savoir plus sur cette étape : Décès du pape – Phase de funérailles

3- Conclave (du latin « cum » – avec – « clavis » – clé – : endroit fermé à clé)

  • Installation des cardinaux électeurs dans la Maison Sainte Marthe
  • Vérification des conditions d’isolement des cardinaux par le Camerlingue
  • Inauguration des procédures d’élection par la célébration d’une messe par les cardinaux
  • Entrée dans la chapelle Sixtine, serment des cardinaux électeurs, fermeture de la chapelle Sixtine et isolement complet des cardinaux
  • 2 scrutins le matin, 2 scrutins l’après-midi (pour une élection à la majorité des 2/3). Si non élection, 1 journée de réflexion, puis reprise des scrutins. Au bout de plusieurs séquences de 7 scrutins, le mode d’élection peut changer (ce sera alors un vote entre les deux cardinaux qui ont eu le plus de voix)
  • Quand le Pape est élu, fumée blanche du poêle de la chapelle Sixtine
  • Puis le 1er cardinal diacre annonce l’élection du nouveau Pape
  • Première bénédiction Urbi et Orbi par le nouveau Pape au balcon de la basilique Saint-Pierre.

En savoir plus sur cette étape : Décès du pape – Le conclave

Les encycliques du pape François

05/07/2013 : Lumen fidei, première encyclique de François, est le fruit d’un travail largement entamé sous le pontificat de Benoît XVI. Elle forme avec les encycliques de Benoît XVI Deus caritas est et Spe salvi une trilogie sur les vertus théologales (charité, espérance et foi).

16/06/2015 : Laudato si’ deuxième encyclique de François, est consacrée aux questions environnementales et sociales, à l’écologie intégrale, et de façon générale à la sauvegarde de la Création. C’est un texte majeur du pontificat de François et de l’histoire du magistère de l’Église. Le Pape critique les effets des activités humaines sur l’environnement, le court-termisme de notre civilisation, « la globalisation du paradigme technocratique » et l’«inégalité planétaire » entre les pays du Nord et les pays du Sud et notamment des pays les plus pauvres.

04/10/2020 : Fratelli Tutti troisième encyclique de François, porte sur la fraternité et l’amitié sociale. Ce document de 287 paragraphes s’insurge contre « le dogme néolibéral […], une pensée pauvre, répétitive […], qui poursuit comme objectif principal le gain facile [et] continue à faire des ravages » et promeut plusieurs figures de fraternité, certaines non-chrétiennes.

24/10/2024 : Dilexit nos quatrième encyclique de François, dans lequel il demande de changer de regard, de perspective, d’objectifs, et de retrouver ce qui est le plus important et le plus nécessaire: le cœur. Son sous-titre, «Lettre encyclique sur l’amour humain et divin du Coeur de Jésus-Christ» montre qu’elle est entièrement consacrée au culte du Sacré-Cœur de Jésus.

Les exhortations apostoliques du pape François

24/11/2013 : Evangelii Gaudium sur l’évangélisation, François développe le thème de l’annonce de l’Evangile dans le monde actuel, en se basant, entre autres, sur la contribution offerte par les travaux du Synode qui s’est déroulé au Vatican du 7 au 28 octobre 2012 (« La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne »).

19/03/2016 : Amoris laetitia sur l’amour dans la famille, François a qualifié la famille de “voie de l’Eglise”; il a offert une vision d’ensemble sur la vocation à l’amour de l’homme et de la femme ; il a proposé les lignes fondamentales d’une pastorale de la famille et de la présence de la famille dans la société.

Les éléments clefs de son pontificat

Le rôle du pape au sein de l’Eglise universelle

Le Pape est l’évêque de Rome et, de ce fait, le successeur de l’apôtre Pierre. Les Évangiles montrent que saint Pierre jouissait d’une primauté au sein du groupe apostolique constitué par le Christ. Le Pape hérite de cette primauté. Elle fait de lui le chef du Collège des évêques et donc le chef suprême de l’Église catholique.

Les évêques, successeurs des apôtres du Christ

Les Évangiles rapportent que Jésus Christ a associé un petit groupe de proches disciples à sa mission de prédication. Il leur a donné le nom d’ “apôtre”, mot grec qui signifie « envoyé ». Après sa résurrection, Jésus Christ s’est manifesté au groupe des apôtres. Il leur a communiqué le Saint-Esprit et leur a confié la mission d’être, ensemble, les témoins de sa résurrection et de son enseignement. Les apôtres ont donc été constitués par le Christ fondements de son Église : l’Église catholique est apostolique et les évêques sont les successeurs des apôtres.

Le Pape, évêque de Rome et successeur de l’apôtre saint Pierre
Depuis les origines de l’Église, l’évêque de Rome est considéré comme étant le successeur de l’apôtre Pierre, en vertu du fait que Rome est le lieu du martyr du chef des apôtres. Le pape est l’évêque de Rome. Il reçoit la charge qui était celle de l’apôtre Pierre dès l’acceptation de son élection au siège de Rome par les cardinaux. A condition que l’élu soit déjà évêque [1], aucun rite particulier n’est requis pour lui conférer la charge pontificale. De même que les apôtres formaient un groupe au sein duquel une prééminence revenait à Pierre, de même les évêques forment un Collège au sein duquel le pape exerce une primauté. Le pape est le premier des évêques.

Le pasteur de l’Église universelle
La triple mission de l’évêque est d’enseigner la foi authentique, de garantir les conditions du culte rendu à Dieu et de servir l’unité de l’Église. La sollicitude de l’évêque s’exprime à l’endroit de son diocèse. Mais le corps épiscopal est collectivement chargé de la conduite de l’Église universelle. Cette responsabilité collective s’exprime dans le cadre des conciles. Au pape, premier des évêques, revient le soin de confirmer les travaux d’un concile. En dehors des périodes conciliaires elles restent exceptionnelles, Vatican II, réuni de 1962 à 1965, était le 21e concile de l’histoire de l’Église catholique la responsabilité ultime de la conduite de l’Église est concentrée sur la personne du pape. Le pape doit donc exprimer sa sollicitude d’évêque à l’endroit de son diocèse de Rome et de l’Église toute entière. Le cardinal vicaire (actuellement le cardinal Camillo Ruini) assiste le pape dans sa charge d’évêque de Rome, et la Curie romaine collabore avec le pape dans sa charge de pasteur de l’Église universelle.