L’essentiel 2024 : actions et chiffres clés du diocèse
L’année 2024 s’est inscrite dans la continuité des opérations lancées en 2023 : effort sur la réduction de notre déficit de trésorerie de fonctionnement et sur les projets immobiliers permettant à la fois notre désendettement et la baisse de nos charges de fonctionnement.
La réduction de notre déficit de trésorerie de fonctionnement a été conforme à nos prévisions : il nous a fallu apporter 280 K€ pour faire face à nos dépenses obligatoires en 2024 (traitements, salaires, fluides, …) ; pour mémoire, il en fallait 850K€ en 2018. Notre objectif d’équilibre fin 2026-début 2027 reste d’actualité (cf. page 3).
Cet équilibre sera atteint en grande partie grâce à notre désendettement : il nous reste en effet un emprunt résiduel de 1,1 M€ à rembourser, qui nous contraint à sortir 135K€ de trésorerie par an.
Ce désendettement sera rendu possible par la vente de biens immobiliers devenus sans emploi, sur Gap :
- la vente de l’ancien évêché a dû être relancée suite à l’échec du projet initial négocié avec Bouygues Immobilier. Un compromis avec deux promoteurs, pour deux lots séparés, est actuellement en cours de signature ;
- la vente de Clairfont-Saint-Camille à l’ADSEA 05 [1] a été interrompue et un nouveau projet de vente pour la réalisation de logements est en cours.
Ces deux projets, confrontés à la crise immobilière de 2023-2024, devraient pouvoir être finalisés en clôture de l’année 2026.
Si le diocèse s’efforce de vendre des biens immobiliers sans utilité, il continue néanmoins sa politique d’investissements afin de répondre à l’évolution de ses missions.
- Ainsi, le projet de rénovation de l’ensemble Sainte-Catherine, à Briançon, a été lancé en 2024, pour un budget global d’environ 900K€.
- Un projet global de rénovation du presbytère d’Embrun est en cours d’étude par un architecte.
- L’avant-projet définitif (APD) de la réhabilitation du grand podium du sanctuaire de Notre-Dame du Laus a été présenté par l’architecte en charge de ce projet. Le permis de construire a été accordé le 28/07/2025. Le financement de ce projet à la fois cultuel et culturel est en cours de montage (3M€).
De façon générale, le financement de tous ces projets n’est rendu possible que grâce aux legs et aux dons reçus, seules ressources du diocèse.
En 2024 et en 2025, au-delà de nos charges récurrentes, et comme chaque diocèse de France, nous devons contribuer au Fonds SELAM [2]. En 2024, nous avons dû régler 173K€ à ce fonds. En 2025, le montant appelé est de 115K€ ; les paroisses seront cette fois sollicitées pour contribuer.
Maitrise de nos dépenses, augmentation de nos recettes alors que le denier est en baisse régulière, effort de désendettement, poursuite des investissements et contribution à la solidarité nationale sont ainsi les points saillants de notre gestion 2024 (cf. « chiffres clés » page 3).
Grâce à l’effort de tous, car nous ne vivons que des dons et des legs, nous poursuivrons ainsi notre redressement. Soyez-en par avance remerciés !
Antoine OLPHE-GALLIARD, Econome diocésain
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Découvrir nos 3 axes d’efforts diocésain pour 2024
Une présence de proximité de l’Église diocésaine sur l’ensemble du territoire
Une présence forte de prêtres et religieuses sur tout le territoire haut-alpin, au travers du maillage territorial de ses 15 secteurs paroissiaux et du sanctuaire de Notre-Dame du Laus. Ce maillage est composé de 43 prêtres (y compris les prêtres retraités ayant une mission de prêtres auxiliaires), 14 diacres et de 11 religieuses, soit 1 clerc ou religieux pour 2000 hauts-alpins.
Cette forte densité de présence d’Église est une volonté diocésaine liée à la fois à la géographie de vallées de notre département et à la forte variation saisonnière de sa fréquentation.
La charge que représente cette présence pastorale de proximité (traitements et charges sociales) est d’environ 600 000€ par an (soit 4.3 € par haut-alpin) et représente 80% de la charge totale des traitements et charges sociales du diocèse.
Des activités pastorales au profit des différentes populations haut-alpines
En 2024, les activités pastorales ont représenté plus de 450 000€ au profit de la catéchèse, de la formation permanente, des catéchumènes, des jeunes, des malades ou des ainés, des pèlerins…
Ce montant important montre la dynamique des services pastoraux, leur investissement au profit des différentes populations qui leur sont confiées ; cette valorisation de leurs activités ne prenant cependant pas en compte l’investissement de tous les bénévoles qui ont contribué à l’animation de ces activités.
Une maitrise des coûts de fonctionnement pilotée
En 2024, les coûts des fluides (chauffage, électricité et eau) de l’ensemble du diocèse (association diocésaine) représentent 350 000€. Ces coûts sont en diminution de 1,3% par rapport à l’année 2023.
Le diocèse mène une double politique pour contribuer à leur maitrise :
- Investissements (par exemple, chaufferie bois du sanctuaire de Notre-Dame du Laus, pompe à chaleur de la paroisse de Laragne) ;
- Mise en concurrence des fournisseurs, par le biais de contrats d’achats d’énergie à terme (via notre centrale d’achats le Cèdre).
Le marges de progrès sont encore importantes dans ce domaine. Pour mémoire, l’économat diocésain est composé d’un socle salarié de 2,7 “Équivalent temps plein” et d’une douzaine de bénévoles (immobilier, achats, ressources, comptabilité, finances, trésorerie, RH, juridique, informatique) *.


