Le désir de vivre est toujours plus fort que le droit à mourir – Cardinal Jean-Marc Aveline, président de la CEF

Légaliser le pouvoir de donner la mort ne répond pas au devoir que nous avons d’accompagner la vie jusqu’au bout.

Alors que le débat s’ouvre au Sénat, dans le prolongement de la tribune publiée vendredi, le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, s’exprime dans une vidéo pour appeler les parlementaires à une prise de conscience. Une parole rare, qui souligne la gravité des enjeux. Paris, le 19 janvier 2026.

Il revient sur la tribune publiée par les évêques de France sur le sujet de la fin de vie, afin de « réveiller la conscience de ceux qui vont voter ». Lien vers la tribune👉 « On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort » 

A retrouver dans la vidéo :

  • Quel message les évêques de France ont-ils voulu faire passer dans la tribune publiée à propos de la proposition de loi sur l’aide à mourir ?
  • Vous avez en effet évoqué le fait que les mots de « fraternité » et de « liberté » ont été détournés de leur sens…
  • Quel appel souhaitez-vous lancer ? Invitez-vous les fidèles catholiques à prier davantage en ce moment particulier ?

Déclaration de la Fédération des Médias Catholiques
Nous, médias catholiques français, sommes réunis comme chaque année pour nos Journées Saint François de Sales, à Lourdes, cité par excellence des malades et des pauvres. Au même moment, notre pays débat d’une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté.

Pour la première fois de son histoire, notre Fédération souhaite exprimer un avis public et dire son inquiétude devant la rupture anthropologique que représente cette loi. Nous appelons les élus à en mesurer toute la gravité.

Dans le cadre de notre mission d’information au service de la vérité, nous demeurerons particulièrement attentifs à ce que la voix des plus vulnérables de nos sociétés continue de se faire entendre.

Déclaration d’Alliance Vita : Stop à l’acharnement euthanasique, priorité aux soins palliatifs

Face à l’absence de consensus politique, Alliance VITA appelle le gouvernement à suspendre le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté pour donner la priorité aux soins.

Hier, en séance publique, les sénateurs ont d’abord supprimé l’article 4 de la proposition de loi, qui fixait les conditions d’accès à l’« assistance médicale à mourir », avant de supprimer dans l’article 2 la possibilité de suicide assisté et d’euthanasie et d’y substituer un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ».

Cette séquence parlementaire met en lumière l’absence manifeste de consensus en faveur de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. À l’inverse, les soins palliatifs — dont l’examen avait été relégué après celui de l’ « assistance à mourir », dans une inversion préoccupante des priorités — font l’objet d’un large accord.

Le gouvernement et les élus, qui invoquent sans cesse la recherche de compromis et de consensus, seraient bien inspirés de concentrer leurs efforts là où l’unanimité existe : garantir un accès effectif aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. Nous en sommes pourtant encore très loin, malgré la stratégie décennale présentée en avril 2024.

Pour Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA :

L’urgence est claire : voter une véritable loi de programmation des soins palliatifs, seule à même de garantir les moyens humains et budgétaires nécessaires pour tenir les engagements annoncés. En l’absence d’un accès équitable aux soins palliatifs, dans un contexte sanitaire déjà fortement dégradé, le risque est fort de voir des Français se tourner vers une mort administrée faute de soins appropriés.

Enquête après enquête, les Français expriment avant tout leur attente d’un système de santé réparé. L’acharnement à vouloir légaliser le suicide assisté et l’euthanasie a souvent été justifié par l’argument d’une opinion publique prétendument majoritaire et d’un consensus social. Les sondages récents, comme les débats parlementaires eux-mêmes, démontrent aujourd’hui que ce consensus n’existe pas.

Les sénateurs, les députés et le gouvernement doivent désormais en tirer les conséquences : suspendre le débat sur toute forme d’« aide à mourir » et revenir à la priorité des priorités, l’accès aux soins palliatifs pour tous.

Les Français ont besoin de soins, pas d’euthanasie.