Agressions sexuelles dans l’Eglise : promulgation du rapport diocésain
Le 13 mars 2026, à l’occasion de la journée annuelle de mémoire et de prière pour les personnes victimes d’agressions sexuelles, le service diocésain de protection de l’enfance et des personnes vulnérables a rendu public le rapport de la cellule de veille diocésaine regroupant ses actions et les textes diocésains post-CIASE. Nous vous invitons à le découvrir ici : Rapport 2026 du service diocésain pour la protection de l’enfance et des adultes vulnérables – Diocèse de Gap-Embrun
Dans un souci de transparence et de vérité, le diocèse de Gap-Embrun tient à communiquer tous les dispositifs mis en œuvre pour lutter contre les violences sexuelles dans l’Église depuis la lettre pastorale « Pour une église diocésaine déterminée » de 2018, dispositifs renforcés après la remise du
rapport de la CIASE en octobre 2021.
Le service diocésain pour la protection de l’enfance et des personnes vulnérables a deux manières de travailler :
- Une cellule de veille restreinte se réunit tous les deux mois, ou plus si besoin. Elle suit les procédures à la suite d’éventuels signalements et agit pour la mise en œuvre des mesures de prévention.
- Chaque année, une réunion plénière réunit, avec les membres de la cellule de veille, les représentants des services diocésains en lien avec des enfants et des représentants d’institutions
Signaler : c’est un devoir
- Procureur de la République de Gap : 04 92 40 70 03 / accueil.tj-gap@justice.fr
- Diocèse de Gap-Embrun : protectionenfance@diocesedegap.com
- Conférence des Évêques de France : paroledevictime@cef.fr
Parler : être écouté, conseillé, accompagné
- Pour les enfants et les jeunes, contacter l’association gapençaise Enfant en danger : 04 92 51 55 00 / enfant.endanger@free.fr
- Pour les adultes, contacter la ligne d’écoute nationale France-Victime (indépendante de l’Église) : 01 41 83 42 17
En janvier 2026, le pape Léon XIV s’est adressé à tous les cardinaux réunis à Rome en mentionnant « une véritable blessure » qui demeure aujourd’hui
dans la vie de l’Église en de nombreux lieux, « la crise provoquée par les abus sexuels » : « Nous ne pouvons pas fermer nos yeux ni nos cœurs ». Il réaffirme la priorité de l’accueil et de l’écoute des personnes victimes : « Je voudrais dire, en vous encourageant également à le partager à votre tour avec les évêques, que bien souvent, la douleur des victimes a été aggravée par le fait qu’elles n’ont pas été accueillies et écoutées. L’abus lui-même
provoque une blessure profonde qui dure parfois toute une vie ; mais bien souvent, le scandale dans l’Église vient du fait que la porte a été fermée et que les victimes n’ont pas été accueillies ni accompagnées avec la proximité d’authentiques pasteurs. ».
Le rdv du 13 mars à 17h en l’église St Roch de Gap a permis une prise de conscience pour tous de la nécessité de prévenir et d’agir pour éviter toutes les situations qui pourraient conduire à des abus. Chacun a pu prier et dire son soutien et sa solidarité aux personnes qui ont été victimes dans l’enfance ou à l’âge adulte, au sein de l’église ou dans la société. En effet, au cours des vêpres, celles et ceux qui l’ont souhaité ont nouer un ruban sur lequel chacun avait inscrit un prénom, une pensée, une prière. Cette démarche permet de souligner l’importance des démarches mémorielles dans le processus de reconnaissance et de réparation, et dans la prévention des violences sexuelles.

