Cérémonie inter-religieuse pour la libération de Gap 20 août 2026
Cérémonie inter-religieuse en la Cathédrale de GAP-Jeudi 20 août 2026, 11 h – 82ème anniversaire de la Libération
Sur la proposition du maire de Gap, Mr Roger Didier, depuis de nombreuses années, les représentants des cultes présents sur la ville de Gap sont accueillis par Mgr Xavier Malle en sa cathédrale. Cette année 2026 a vu une participation plus nombreuse de la population, et les encouragements de Mr Philippe Bailbé, préfet, qui a pu y participer.
THEME 2026 : « Soyons tous des artisans de paix et des acteurs de la liberté, à l’image de nos libérateurs qui ont lutté pour elles avec courage et volonté. ».
Voici le déroulé avec les textes qui nous ont été transmis.
1. ACCUEIL
Orgue : Serge Ollive
Chant-refrain : A qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble
Mot d’accueil et ouverture : Roger Marin
Mot de M le Maire (ou de son représentant)
Mot de M le Préfet
Mot de Monseigneur Malle
Chers amis, je suis heureux de vous accueillir dans la cathédrale de Gap pour cette cérémonie inter-religieuse à l’occasion de la libération de Gap. Je voudrai vous partager trois réflexions d’actualité en cette année 2026, laissant le soin au pasteur Petr Skubal de nous donner le mot invitant à l’intériorité.
Première réflexion, concernant la libération de Gap, j’ai profité de l’été pour aller voir le biopic sur le général de Gaulle. Au fond, qu’est-ce qui a permis de gagner cette seconde guerre mondiale : l’alliance – qui n’a pas été simple -, entre les alliés. Et pour la France, l’alliance de soldats venus de l’armée française vichyste, de la France Libre et de ce que nous appelions alors les colonies. Le biopic fait d’ailleurs entrevoir la part des croyants des différentes religions pour cette guerre de libération. On y voit par exemple le général de Gaulle dans un confessionnal, une prière juive pour les morts lors de la bataille de Bir Hakeim, et des soldats coloniaux musulmans. Nous devons notre liberté à cette unité. C’est précieux de s’en souvenir.
Seconde réflexion : nous pouvons constater l’impossibilité actuelle de gagner la guerre, et donc d’arrêter une guerre ; que ce soit dans le Golf de Suez, que ce soit à Gaza, en Palestine et en Israël, que ce soit en Ukraine.
Troisième réflexion, une voix continue de prêcher dans le désert contre la guerre et de réfléchir, le Pape Léon XIV. Ainsi dans sa dernière Lettre Encyclique « Magnifique Humanité », un chapitre entier, le chapitre 5, porte sur les conditions de la guerre moderne à l’ère de l’IA, intitulé « La culture du pouvoir et la civilisation de l’amour ». Je vous cite le premier § de ce chapitre 5, le § 182 :
« Après avoir examiné comment l’IA transforme certains aspects de la vie et de la société, avec de graves répercussions sur la dignité humaine, il est nécessaire de tourner notre regard vers un domaine encore plus dramatique : la guerre. Ici, la question ne concerne pas seulement l’efficacité de nouveaux outils, mais le risque que la technique, dissociée de l’éthique et de la responsabilité, rende plus rapide et impersonnelle la décision sur la vie et la mort, et présente le recours à la force comme une option immédiate et réalisable. Dans un monde de plus en plus interdépendant, la paix n’est pas un thème parmi d’autres, mais une condition du bien commun universel et un banc d’essai de la maturité morale des peuples, spécialement de ceux qui sont appelés à assumer des responsabilités gouvernementales. »
Je vous résume : il est urgent de mettre l’humain au centre et non la machine.
Lors de sa venue en France et spécialement à Metz le lundi 28 septembre, le pape portera un message de paix et d’unité en Europe, dans cette terre de frontières marquée par la réconciliation franco-allemande pour laquelle Robert Schuman a tant oeuvré. Alors chers amis, ne nous laissons pas voler notre espérance. D’autres hommes et femmes de paix se lèveront.
2-EVOCATION HISTORIQUE
Rappel historique sur les évènements ayant permis la Libération de Gap survenue le dimanche 20 août 1944 : Roger Marin
Tout commence le 8 août 1944 avec une réunion secrète qui se déroule dans les bois entre La Bâtie-Neuve et La Rochette, au cours de laquelle Paul Héraud, nom de Résistance « Commandant Dumont », chef départemental des FFI, présente son plan pour libérer Gap, plan qu’il a transmis aux représentants des forces alliées. Ce plan prévoit d’attendre l’arrivée des Américains pour opérer une offensive conjointe sur la ville sachant que le débarquement est prévu pour le 15 août sur les côtes de Provence.
Pour la libération de Gap dont la date est fixée au 20 août, tout est prévu pour neutraliser les 850 soldats allemands qui sont régulièrement harcelés par les résistants et quelque peu démoralisés à la suite du combat de Montclus (19 au 25 juin) et de l’attaque d’un convoi à Laye le 17 juillet. Une réddition de leur part est possible, mais seulement à des soldats américains et français, mais non à des partisans sans uniforme. La mort tragique de Paul Héraud, abattu par les allemands au Logis-Neuf le 9 août, ne changera rien au processus. De fait, son adjoint Etienne Moreaud, dit commandant Dumas, prend alors les rênes des FFI. Jusqu’au bout, il respectera le plan de Paul Héraud.
Après avoir débarqué le 15 août sur les côtes varoises, les Américains atteignent Sisteron le 19 août. Ce même jour, Etienne Moreaud et d’autres responsables de la résistance rencontrent à Sisteron le général américain Butler. Après une nuit de palabres, ils parviennent à le convaincre d’envoyer des troupes pour libérer Gap avec les FFI. Le général délègue alors le capitaine Tom Piddington qui commande la troupe A d’un escadron de cavalerie. Pendant ce temps, à Gap, des avions mitraillent le garage Charmasson et incendient des véhicules allemands, tandis qu’à Veynes un coup de main mené sur un poste allemand oblige ceux-ci à se replier sur Gap, avec de nombreuses pertes. Dans le même temps, une partie non négligeable de la population gapençaise déserte la ville pour se réfugier dans les environs : colline de saint Mens, Charance, Tallard, tandis que des groupes de maquisards convergent vers les quartiers de la périphérie de la ville.
Le 20 août, vers 15 h, c’est l’attaque. Les Américains arrivent depuis Sisteron. Un détachement américain, parvenu depuis Veynes sur les hauteurs ouest de Gap, tire au canon depuis le virage de la Selle sur le poste de Puymaure tenu par les allemands, détruisant ainsi leurs postes radio. Les résistants, très mobiles pour faire croire qu’ils sont très nombreux, effectuent des tirs sporadiques. Puis toute une colonne de voitures et de chars descend la route de Veynes et arrive à Gap. Sur une des voitures, un drapeau français. Complètement démoralisée la garnison allemande, au total 850 hommes, se rend en masse, même aux résistants. Gap est libéré. Dans la nuit, les responsables de l’ordre et de la sécurité font partir vers Veynes les soldats prisonniers, tandis que la ville fête la victoire.
Orgue : Serge Ollive (Chant de Paix de Jean Langlais)
3-INVITATION AU RECUEILLEMENT (5’pour chaque communauté)
Chaque représentant des trois grandes traditions religieuses fait lecture d’un texte à caractère religieux ou spirituel sur la paix, la fraternité, la liberté, la justice
Juifs : Gérard Bornand (texte lu en son absence)
Le prophète Michée nous dit : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce qu’Hachem demande de toi : pratiquer la justice, aimer la bonté, et marcher humblement avec ton Dieu. » Pratiquer la justice, aimer la bonté, marcher humblement, telle est la voie proposée à l’être humain. Car il est écrit dans la Genèse :« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa.» Chaque être humain porte donc en lui une dignité qui ne peut être effacée. Nul ne peut être réduit à son origine, à sa langue, à sa religion, à sa condition, à ses fautes ou à ses différences. Chacun porte en lui cette image qui nous rend frères et sœurs. C’est pourquoi la Torah nous enseigne :« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Et elle ajoute, à propos de l’étranger :« L’étranger qui séjourne avec vous sera pour vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été vous-mêmes étrangers au pays d’Égypte. » Souviens-toi, souviens-toi de celui qui était étranger, souviens-toi de celui qui était sans défense, souviens-toi de celui qui avait besoin d’être accueilli.
La mémoire de la sortie d’Égypte est au cœur de la tradition juive. Un peuple esclave a été appelé à la liberté et cette mémoire demeure une exigence : « Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte. » Que cette mémoire nous rende attentifs à tous ceux qui, aujourd’hui encore, aspirent à la liberté, liberté de vivre, liberté de croire, liberté de parler, liberté d’espérer, liberté de vivre dans la dignité.
Mais la liberté ne peut être véritable sans justice. Le prophète Isaïe proclame : « Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, rendez justice à l’opprimé, faites droit à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. » La justice n’est pas une idée lointaine. Elle commence par le regard que nous portons sur celui qui souffre, par la main que nous tendons à celui qui tombe, par la parole que nous prononçons lorsque l’injustice menace. Et lorsque nous cherchons la paix, le psalmiste nous donne cette injonction : « Éloigne-toi du mal et fais le bien ; recherche la paix et poursuis-la. »
Recherche la paix et poursuis-la, non pas seulement attendre la paix, non pas seulement espérer la paix. La poursuivre, la construire par nos paroles, la construire par nos actes, la construire par notre capacité à écouter, à pardonner, à reconnaître l’autre. Le prophète Isaïe nous offre alors cette magnifique vision : « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes. Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. » Transformer les armes en instruments de vie, transformer ce qui détruit en ce qui nourrit, transformer la peur en confiance, la haine en fraternité, l’injustice en droit, la violence en paix. Et le prophète Zacharie nous rappelle : « Dites-vous la vérité les uns aux autres ; rendez dans vos portes des jugements de paix. » Des jugements de paix. Que la vérité et la justice ne deviennent jamais des armes contre l’autre, mais qu’elles servent à reconstruire la confiance. Enfin, entendons les paroles du psaume : « Voici, qu’il est bon, qu’il est agréable que des frères demeurent ensemble ! »
Et que résonne, comme une bénédiction, cette parole ancienne : « Que Dieu te bénisse et te garde. Qu’Hachem fasse briller sur toi son visage et t’accorde sa grâce. Qu’Il tourne vers toi son visage et te donne la paix. » La Paix. Shalom. Paix dans les cœurs. Paix entre les familles. Paix entre les peuples. Paix pour celles et ceux qui souffrent. Paix pour ceux qui cherchent une terre où vivre libres et en sécurité. Que nous sachions pratiquer la justice, aimer la bonté, accueillir l’étranger, défendre le faible, honorer la dignité de chaque être humain, et, jour après jour, rechercher la paix et la poursuivre. Shalom.
Chrétiens: Pasteur Petr Skubal
Chers amis, j’aimerais faire un petit pas de côté en ce jour de commémoration que nous vivons ensemble. Au nom des communautés chrétiennes ici présentes. Et avec l’espoir que ce qui suivra peut être partagé bien au-delà. Par-delà ce qui relève de la commémoration des événements du 20 août 1944, nous sommes en train de parler « paix » dans le monde aujourd’hui. Nous sommes en train de parler « guerres » dans le monde aujourd’hui. Et nous aimerions tant, toutes et tous, que les guerres s’arrêtent. Nous aimerions tant, toutes et tous, que la paix s’installe durablement – et à jamais – sur cette Terre. Comment faire ?
Je vous propose d’entendre plusieurs propos d’hommes et de femmes, qui ont été confrontés à cette question. Des propos dont le dénominateur commun est la conviction que si nous voulons arriver à faire progresser la paix, si nous voulons faire barrage à la guerre, alors, il convient de commencer par nous-mêmes – il convient d’être d’abord en paix dans son cœur. Car la guerre se nourrit de la peur. La guerre se nourrit des angoisses. Et trop nombreux jouent de nos jours aux apprentis sorciers avec mille et une peurs, si souvent fantasmées.
Voici ce que disait le pasteur Etienne Trocmé, connu pour avoir organisé le sauvetage des enfants juifs sur le plateau ardéchois à Chambon sur Lignon pendant la Seconde Guerre Mondiale avec son collègue Edouard Theis : « Les guerres commencent dans le cœur des hommes ; c’est donc dans le cœur que doit naître la paix. »
Voici – maintenant – ce que disait Dorothée Solle, connues pour ses prises de position résolument pacifiste en Allemagne, en France comme ailleurs dans le monde : « La paix commence lorsque le cœur cesse d’être un champ de bataille. »
Et voici – pour terminer – une citation d’un autre théologien allemand, Jurgen Moltmann. Lui qui n’a pas échappé à la triste réalité de la Seconde Guerre mondiale, lui qui a dû comme tant d’autres rejoindre les armées encore mineur, lui qui a atteint sa majorité dans un camp de prisonnier, il disait : « La paix commence dans le cœur réconcilié. La paix intérieure est la première victoire contre la violence du monde. »
Vous aurez compris : il n’y a pas, à mon sens, de manière plus certaine de faire barrage à la guerre que de trouver la paix dans son cœur. En tant que croyant, j’ajouterai ensuite pour terminer : ne l’oublions pas – cette paix est à la portée de nos mains. Tout simplement parce qu’elle nous est offerte et donnée par Dieu lui-même. Le Seigneur de la vie nous veut vivant de sa vie. Et c’est autant dire : de sa paix ! Cherchons-la donc. Et saisissons-nous-en.
Musulmans: Imam Fayad Famoulaha
Lors de son pèlerinage d’adieu, le Messager de Dieu a dit :
« Ô hommes ! Sachez que votre Seigneur est Un et que votre père « Adam » est un. Aucun homme à la peau blanche n’est supérieur à un homme à la peau noire, ni un homme à la peau noire n’est supérieur à un homme à la peau blanche, si ce n’est par la piété. Ai-je transmis le message ? »
Chant-refrain : A qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble
Orgue: Serge Ollive
4. PAROLE D’ENGAGEMENT ET GESTE DE PAIX
Dans I’esprit des trois textes spirituels qui ont été lus, chaque communauté de foi exprime son engagement concret et actuel à agir dans notre monde pour construire la paix, dans la fraternité et le respect de chaque être humain et lance un appel pour bâtir une société de justice et de liberté pour tous. (2’pour chaque intervenant)
–Juifs : Gérard Bornand (non lu en son absence)
Nous sommes réunis aujourd’hui, différents par nos histoires, nos traditions, nos croyances et nos chemins, mais unis par un même désir : faire grandir la paix. Dans la tradition juive, la paix se dit Shalom. Ce mot porte en lui une espérance : celle d’une vie réconciliée, d’un monde où chacun peut trouver sa place et être reconnu dans sa dignité. La paix n’est jamais acquise. Elle commence souvent par une rencontre, une écoute, une parole retenue, un pardon parfois, et toujours par le choix de ne pas répondre à la violence par la violence.
Nous pouvons aujourd’hui prendre un engagement simple et profond : être, chacun à notre mesure, un artisan de paix. Là où il y a la peur, apporter la confiance. Là où il y a la division, chercher le dialogue. Là où il y a la souffrance, ne pas détourner le regard. Et là où il y a des murs, avoir le courage de construire des ponts. Je vous invite maintenant à garder quelques instants de silence. Dans ce silence, chacun peut déposer intérieurement une personne, une famille, un peuple, une situation pour laquelle il souhaite la paix.
Et maintenant, tournons-nous vers notre voisin. Si nous le souhaitons, ouvrons notre main et tendons-la simplement vers l’autre. Ce geste est humble, pourtant, il peut porter une grande parole : Je te reconnais. Je respecte ton chemin. Je ne veux pas avoir peur de ta différence. Je choisis de chercher avec toi un chemin de paix. Que ce geste ne s’arrête pas à cet instant. Qu’il nous accompagne lorsque nous retrouverons nos proches, nos collègues, nos voisins, ceux qui pensent autrement que nous. Car la paix commence ici, entre nous, dans un regard, dans une main ouverte, dans une parole qui réconcilie. Que nous devenions, à notre tour, porteurs de Paix autour de nous. Shalom
–Catholiques : Monseigneur Xavier Malle
–Protestants : Pasteur Petr Skubal
L’un des plus grand théologiens protestants du 20e siècle et l’une des plus importantes figures de la résistance au nazisme dans les milieux allemands, Karl Barth, a écrit juste après la fin de la 1ère Guerre Mondiale dans son commentaire de l’Epître aux Romains : « La paix de Dieu n’est pas une paix privée : elle est un ordre nouveau qui nous oblige à devenir des artisans de paix dans le monde. » Karl Barth s’est engagé en son temps à dénoncer la folie humaine qui a mené à la catastrophe des guerres… et il a proposé une manière renouvelée de vivre devant Dieu, adulte et responsable. Nous, les membres de l’Église Protestante Unie de France, nous nous engageons à faire de même.
Nous nous engageons à chercher la paix de Dieu dans nos vies. Nous voulons aussi répondre au don premier de sa paix en devenant à notre tour des signes vivants de la paix dans le monde d’aujourd’hui. Pour que la peur n’aie pas le monopole des cœurs. Pour que le vivre ensemble en harmonie et dans le respect ne soit pas un mirage mais notre bien commun à partager.
–Orthodoxes : Jérôme Mazet lit une citation du général de Gaulle

–Arméniens apostoliques : Richard Gaziguian
Nous, arméniens ,membres de l’Eglise Apostolique Arménienne, qui vivons à Gap et dans les Hautes-Alpes, fidèles aux commandements que Dieu notre Père a donné aux hommes, nous voulons faire route ensemble avec nos frères en humanité, croyants des autres religions et non-croyants, pour construire la paix et bâtir dans nos quartiers, notre ville et notre pays une société qui repose sur plus de justice, plus de liberté et plus de fraternité.
Nous nous engageons à agir chaque jour pour renforcer entre les membres de toutes nos communautés le respect mutuel, l’écoute et le dialogue et à lutter contre l’individualisme, le sectarisme, le repli sur soi et l’exclusion qui menacent notre société et notre pays.
Les trop nombreux foyers de guerre et de tensions qui déchirent notre monde et mettent les populations dans le malheur ne nous font pas oublier nos frères de la République d’Arménie qui, un an après le début des accords de paix signés avec l’Azerbaïdjan, oeuvrent avec courage pour la normalisation des relations entre les deux pays. Sur ce chemin de consolidation de la paix, nous devons aussi lutter contre l’effacement de la mémoire arménienne du haut Karabakh. (Association culturelle des Arméniens des Hautes Alpes)
–Musulmans : Imam Fayad Famoulaha
Nous, musulmans de Gap, citoyens français quelles que soient nos origines, nous nous engageons à vivre notre religion de manière claire, dans le respect de la République française et dans le respect également de tous les Gapençais et Gapençaises, conscients que notre religion exige un bon comportement et conscients que nous sommes tous frères dans l’Humanité avec des différences religieuses, philosophiques, politiques et autres.
N’oublions pas que Gap et le monde entier d’ailleurs, ont été libérés grâce à des hommes et des femmes qui se sont unis malgré toutes leurs différences, pour qu’aujourd’hui nous puissions tous nous réunir ici librement. N’oublions jamais leur sacrifice.
– Exceptionnellement l’association ARASFEC, qui fait de l’action humanitaire en Ukraine a été invitée à prendre la parole par son fondateur, Jacques Achery
Après la parole d’engagement, Monseigneur Malle adresse aux membres de Gap-Espérance et à l’assistance l’invitation : « Sous le regard de Dieu notre créateur, donnez-vous la paix ».
Chant-Refrain : A qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble.
Orgue : Serge Ollive
5. APPEL AU SILENCE
Monseigneur Malle : Invitation au silence d’intériorisation en référence à la guerre en Ukraine et aux autres lieux de
conflits dans le monde.
6. ENVOI
Mot d’envoi par Monseigneur Malle
Orgue: Serge Ollive (Chant des Partisans)
Cortège de sortie: les membres de « Gap Espérance » quittent le choeur avec les porte-drapeaux et descendent tous ensemble l’allée centrale, puis saluent les participants sous le porche.


