Le diocèse de Gap-Embrun correspond au département des Hautes-Alpes ; département d’une superficie de 5549 km², situé entièrement en zone montagne, il comprend deux arrondissements : Gap (préfecture) et Briançon (sous-préfecture), 15 cantons et 162 communes.

Son évêque actuel est Mgr Xavier Malle (Découvrez ici la page consacrée à l’évêque du diocèse).

Il est divisé en 4 doyennés :

  • doyenné du Gapençais-Avance-Champsaur / Doyen : Père TRAN
  • doyenné du Laragnais-Buëch-Dévoluy / Doyen : Père ODDON
  • doyenné de l’Embrunais-Guillestrois-Queyras / Doyen : Père GRIZOLLE
  • doyenné du Briançonnais / Doyen : Père Le CONTE

Le diocèse comporte 38 paroisses (Découvrez ici la carte des paroisses) gérées par 15 curés (Découvrez ici l’annuaire du presbyterium)

L’actuel diocèse regroupe la plupart des territoires qui, jusqu’en 1801, ont appartenu à deux diocèses différents : celui d’Embrun et celui de Gap. Découvrez son histoire !

Le diocèse d’Embrun (363 -1801)

La partie nord de l’actuel diocèse de Gap et Embrun fut évangélisée par saint Marcellin et ses compagnons, Vincent et Domnin. Ils furent envoyés comme missionnaires depuis le piémont alpin par saint Eusèbe de Verceil. Saint Marcellin fut sacré premier évêque d’Embrun en 363. Il est le patron secondaire de notre diocèse.

Le Concile de Nicée avait posé comme règle un évêque par « cité » et un métropolitain par « province ». Devenue l’une des 21 métropoles de l’Empire sous Charlemagne, Embrun a comme suffragant les diocèses de Digne, Grasse, Vence, Senez, Glandève et Nice, situés à l’est de la Durance.

Au Moyen Âge sous l’influence des monastères, la vie religieuse se développe. Après la fondation par saint Eldrade en 860 d’un prieuré dépendant de la Novalaise au Monêtier-les-Bains, c’est la fondation de Notre-Dame de Boscodon en 1132, filiale de l’Ordre de Chalais.

De 1170 à 1225, la cathédrale d’Embrun est construite, joyau de l’art provençal, avec ses pierres bicolores et ses lions, signes de l’influence lombarde. Au XIIIe siècle, un prieuré franciscain s’ouvre à Briançon. Les dominicains en ouvrent un en 1226. Au Monêtier, des cisterciens relèvent le p-rieuré ruiné des moines de la Novalaise.

À partir de 1349, date où le Dauphiné passe à la couronne de France, les rois vont manifester une dévotion particulière à Notre-Dame d’Embrun, sous le vocable de Notre-Dame du Réal. On note que l’archevêque Jacques Gelu (1427 – 1432), son contemporain, fut un défenseur de Jeanne d’Arc et de sa mission.

Le diocèse est très meurtri par les débats et les violences de la Réforme au XVIe siècle : surtout à Briançon, en Vallouise et au Queyras, sans oublier la vallée de Freissinières où, au siècle précédent, s’étaient réfugiés les disciples de Pierre Valdo, les « vaudois ». À la suite de l’Édit de Nantes de 1598, des temples sont construits, et une cohabitation, même si elle est difficile, s’établit. En 1685, à la Révocation, les temples sont rasés et beaucoup de protestants fuient vers le Piémont et l’Allemagne.

Dès 1583, les jésuites ont tenté d’ouvrir un collège à Embrun, ils peuvent le faire en 1606. Ce collège, outil de la Contre-Réforme, forme de nombreux prêtres, tels le Père Pierre Jartoux (1669-1720), missionnaire en Chine, ou Rossignol de Vallouise (1726-1815), pédagogue. L’établissement poursuit son activité après les suppressions des jésuites de 1763 et 1773.

À la fin du XVIIe siècle, l’archevêque Charles de Genlis a la tâche délicate de discerner l’authenticité des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel, au hameau du Laus. Cette sainte fille, guidée par Marie, reste de 1664 à sa mort en 1718 au service de la miséricorde de Dieu et de la conversion des pécheurs. C’est l’origine du sanctuaire et du pèlerinage de Notre-Dame du Laus, refuge des pécheurs.

En 1727, l’archevêque Pierre de Tencin convoque à Embrun un Concile régional visant à stopper l’expansion janséniste. L’évêque de Senez (Alpes-de-Haute-Provence aujourd’hui) y est déposé et exilé à La Chaise-Dieu. Les grilles du sanctuaire de la cathédrale, mises à cette occasion, en sont encore le témoin.

Le dernier archevêque d’Embrun, Pierre-Louis de Leyssin, fuyant la Révolution, se réfugia en Allemagne où il mourut en 1802.

Le diocèse de Gap des origines à 1801

Gap étant situé sur la voie romaine ouverte par Cottius, la pénétration de l’Évangile dans le sud du diocèse actuel depuis la Provence en fut facilitée. La première mention d’un évêque propre à la ville de Gap, du nom de Constantin, apparaît dans le martyrologe hiérominien, qui date sa sépulture en 456.

L’évêque saint Arey (+ vers 604) marque la vie du diocèse : il organise les paroisses, établit une maison épiscopale qui sert de lieu de formation. Le pape saint Grégoire, son ami, lui recommande, lorsqu’ils passeront à Gap, les moines qu’il envoie de Rome à Cantorbéry.

Après les incursions, la période du Moyen Âge fut difficile. Au XIe siècle, deux évêques en illustrent les contradictions. Ripert, simoniaque et violent, fut déposé par le pape Alexandre II. Il est alors remplacé par l’évêque Arnoux, originaire de Vendôme.

De 1062 à 1078, Arnoux va avec courage déraciner les abus, rétablir justice et dignité, aussi bien chez les clercs que chez les laïcs. Symbole de la réforme grégorienne face à l’influence des familles locales sur l’Église, saint Arnoux est aujourd’hui le patron principal du diocèse.

Au XIIe siècle, le diocèse s’est beaucoup agrandi. Il comprend alors quatre secteurs appelés archiprêtrés : celui du Gapençais, celui du Champsaur, comprenant le Dévoluy, celui du Rosanais (jusqu’au Ventoux) et celui de l’Outre-Durance (bords de la Durance jusqu’à la Bléone).

Au XIIIe siècle, du vivant de saint François d’Assise, un couvent de son ordre, surnommé Cordeliers, s’établit à Gap en 1220. Les dominicains viendront en 1320.

Au XVIe siècle, les troubles et violences de la Réforme furent considérables dans ce diocèse aussi : dans le Champsaur, François de Bonne, duc de Lesdiguières, passé à la Réforme, devient le chef des protestants de tout le Dauphiné. Dans le Gapençais, où Furmeyer prend la ville en 1562, un prédicant Gapençais, Guillaume Farel, introduit Jean Calvin à Genève.  Orpierre sert de refuge aux huguenots.

En 1686, le diocèse est à nouveau subdivisé, en 18 archiprêtrés ; les paroisses se sont multipliées : 192 en 1516, date du concordat de François Ier, 230 à la veille de la Révolution. Au cours de cette période, on note le très pastoral gouvernement de Mgr François de Malissoles, évêque de Gap de 1706 à 1738, surnommé « le Saint des Alpes ».

Le dernier évêque de l’Ancien Régime, Mgr de la Broue de Vareilles, meurt en exil, sans avoir accepté de donner sa démission au pape en 1801.

L’Assemblée Constituante supprime l’évêché de Gap en 1790, et le rattache à celui d’Embrun. Elle nomme un évêque constitutionnel pour le nouveau département, Ignace de Cazeneuve. André Garnier, d’Avançon, qui lui succède, donne sa démission en 1801.

Le diocèse de Gap aux XIXe et XXe siècles

Le Concordat de 1801 supprime les deux diocèses d’Embrun et de Gap, et place leurs territoires sous la responsabilité de l’évêque de Digne, Mgr Dessoles, puis de Mgr de Miollis, qui servit de modèle à Victor Hugo pour son personnage dans Les Misérables, Mgr Bienvenu Myriel. En 1822, le diocèse de Gap est rétabli dans les limites actuelles du département des Hautes-Alpes.

Au cours du XIXe siècle, plusieurs congrégations sont autorisées : en 1841, les sœurs de la Providence, en 1853, les sœurs de Saint-Joseph et les sœurs du Saint-Cœur de Marie. Mgr Jean-Irénée Depéry (1844-1861) valorise le patrimoine religieux et spirituel, et rédige des travaux sur Benoîte Rencurel, la voyante de Notre-Dame du Laus. Mgr Prosper Amable Berthet (1889-1914) publie sur Amélie de Vitrolles (1797-1829). Tandis que l’exode rural affaiblit la population, un essor missionnaire est très actif : de nombreux jeunes Haut-Alpins partent comme prêtres missionnaires en Amérique (Mexique, Canada, États-Unis), en Asie avec les Missions étrangères de Paris (MEP), en Océanie et en Afrique.

Parmi eux, saint Jacques Chastan (1803-1839), né à Marcoux, formé au séminaire d’Embrun, prêtre MEP, martyr en Corée, canonisé en 1984. Jean-Hippolyte Gondre (1801-1859), né à La Motte-en-Champsaur, devenu frère Polycarpe, second fondateur des frères du Sacré-Cœur, déclaré vénérable en 1984. Originaire de La Mure, mariste devenu fondateur des Pères du Saint-Sacrement, saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868) aimait se faire pèlerin de Notre-Dame du Laus. Benoîte Rencurel est proclamée « vénérable servante de Dieu » en 1872. À Gap, la nouvelle cathédrale est consacrée en 1895.

Le XXe siècle compte également dix évêques. Les deux évêques d’origine haut alpine, Mgr Prosper Amable Berthet et Mgr Auguste Calixte Bonnabel, totalisent, à eux seuls, 43 années d’épiscopat. Mgr Jules-Géraud Saliège (1925-1928) devient cardinal-archevêque de Toulouse et Mgr Robert Coffy (1967-1974) cardinal-archevêque de Marseille. Les constructions se succèdent : petit séminaire de Charance (1924), maîtrise de Notre-Dame du Laus (1932), grand séminaire (1932). L’appel pour les vocations sacerdotales est intensifié avec Mgr Camille Pic et Mgr Bonnabel. L’ouverture œcuménique est initiée par le père de Peretti, du grand séminaire, les pasteurs Gaillard et Morel, et des laïcs : Antoinette Davin, Yvonne Widmann (E.R.F.), Marcelle Drouin. L’Action catholique de la jeunesse connaît un essor remarquable : JAC, JOC, JEC, ainsi que les patronages paroissiaux et le scoutisme. Le rayonnement de Notre-Dame du Laus s’élargit : aménagements avec le père Justin Verney, travaux historiques sur Benoîte Rencurel par les pères Roger de Labriolle, puis René Combal.

En 1957, le grand séminaire est regroupé avec celui d’Aix. Le noviciat des Pères Blancs s’établit à Chabanas, jusqu’en 1971. Mgr Jacquot participe au Concile Vatican II et s’emploie à en faire vivre les fruits spirituels, liturgiques et apostoliques. La collaboration entre prêtres et laïcs se concrétise : catéchèse, mouvements de jeunes et d’adultes, pastorale des réalités du tourisme et des loisirs, journal Semaine Hautes-Alpes, création de paroisses à Gap (Saint-Roch et Notre-Dame d’Espérance) et du Centre œcuménique de Vars. En 1972, début de la restauration de l’abbaye de Boscodon. En 1982, à Briançon, ordination du premier diacre permanent. En 1996, création de la radio diocésaine RCF.

En avançant dans le XXIe siècle

« Je désire que, dans notre diocèse de Gap, le grand Jubilé de l’an 2000 soit le départ d’une nouvelle évangélisation ». Pour le Carême du Jubilé, Mgr Georges Lagrange promulgue ainsi une Lettre pastorale intitulée Pour une nouvelle évangélisation (mars 2000).  Il préside les rassemblements dans les cinq églises jubilaires : cathédrale de Gap, basilique de Notre-Dame du Laus, cathédrale d’Embrun, collégiale de Briançon, église de Lagrand.

Trois causes de béatification sont en cours : pour Benoîte Rencurel, la bergère du Laus (1647-1718) ; pour Jean-Hippolyte Gondre (1801-1859), de La Motte-en-Champsaur ; pour le Père Jean-Martin Eyraud (1880-1968), du Glaizil, devenu curé en Louisiane. La cause de Benoîte est soutenue par le diocèse de Gap et Embrun ; la cause de frère Polycarpe par les frères du Sacré-Coeur ; la cause du père Eyraud, par le diocèse de La Nouvelle-Orléans en Louisiane. Depuis décembre 2002, pour se mettre en conformité avec le code de droit canonique de 1983 (c. 431), c’est l’archevêque de Marseille qui assure la responsabilité d’archevêque métropolitain. Cette organisation vise à une collaboration de proximité, entre diocèses voisins.

Des travaux importants sont réalisés, à Gap, au foyer du Saint-Cœur confié au diocèse par les Sœurs. Fin 2003, la nouvelle Maison diocésaine y est établie. Elle devient le Centre diocésain Pape François quand les services administratifs et pastoraux sont transférés dans l’ancien couvent des religieuses, entièrement rénové grâce au legs de Blanche Laurens en 2015.

En février 2003, Mgr Georges Lagrange demande un collaborateur. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque auxiliaire de Paris depuis 1997, est nommé évêque auxiliaire le 2 septembre 2003. La célébration d’installation de Mgr di Falco Léandri, nouvel évêque, a lieu le 29 novembre. Il est entouré des cardinaux Bernard Panafieu et Jean-Marie Lustiger, du nonce apostolique et des évêques de la province ecclésiastique, des personnalités officielles et de nombreux diocésains.

Le diocèse de Gap (+Embrun)

Le 31 décembre 2007, par décret de la Congrégation des évêques, le diocèse de Gap devient le diocèse de Gap auquel est rattaché le titre d’Embrun. Depuis la suppression de l’archidiocèse d’Embrun à la Révolution, le titre était passé à Lyon en 1801 puis à Aix-en-Provence en 1822.

Le chemin vers la béatification de Benoîte Rencurel avance. Après plusieurs années de procédures et d’expertises, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri promulgue solennellement le 4 mai 2008 le décret de « reconnaissance officielle du caractère surnaturel des faits vécus et relatés par Benoîte Rencurel, entre 1664 et 1718 ». Puis lors de l’audience accordée le 3 avril 2009 au préfet de la Congrégation pour les causes des saints, Benoît XVI ordonne la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques de Benoîte Rencurel. Ultime étape vers la béatification désormais : la reconnaissance d’un miracle.

En 2011, les paroisses de Gap et des environs donnent place à la paroisse Saint-Arnoux pour le Gapençais. De mai 2014 à mai 2015, le sanctuaire Notre-Dame du Laus vit une année jubilaire, clôturée en présence du président Lech Walesa, pour célébrer le 350e anniversaire des premières apparitions à Benoîte Rencurel. L’année 2017-2018 marque l’année Benoite : les 300 ans de sa mort amènent de nombreux pèlerins à Notre-Dame du Laus.

En 2017, après la démission pour raison d’âge de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, le Pape François nomme Mgr Xavier Malle évêque de Gap. Il est ordonné évêque le 11 juin 2017 en la cathédrale de Gap, par Mgr Aubertin, en présence de nombreux diocésains. Il se déplace en de nombreuses visites pastorales dans les paroisses du diocèse.

Du 6 septembre 2020 au 12 septembre 2021, le diocèse consacre une année à la Vierge Marie. La consécration de 1855 à la Mère de Dieu sera renouvelée par Mgr Xavier Malle lors de la clôture de cette année au sanctuaire Notre-Dame du Laus.

En juillet 2022, un changement de nom pour le diocèse.

Le diocèse de Gap-Embrun

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri avait déjà demandé et obtenu, en 2007, le rattachement du titre d’Embrun à celui de Gap, sans le changement de nom proprement dit. L’habitude a ensuite été prise d’utiliser couramment « Diocèse de Gap et d’Embrun » mais l’Annuaire pontifical, indiquait toujours comme nom « Diocèse de Gap, auquel est rattaché le titre d’Embrun ».

Sur la demande de la Congrégation pour les évêques, Mgr Xavier Malle, à son arrivée en 2017, a dû utiliser le nom provisoire de « Diocèse de Gap (+Embrun) » ; ce qui voulait signifier diocèse de Gap auquel est rattaché le titre d’Embrun, dans l’attente de pouvoir faire une nouvelle demande à Rome.

Mgr Xavier Malle a lancé une nouvelle procédure en août 2019 auprès de la congrégation pour les évêques, laquelle vient donc d’aboutir par un décret romain du 5 juin 2022 transmis cet été. Depuis le 5 juillet 2022, le diocèse de Gap est ainsi uni à l’antique titre d’Embrun devenant ainsi le diocèse de Gap-Embrun.

Un peu d’histoire … selon le décret romain du 5 juin 2022

Dans les limites du diocèse de Gap, se trouve la ville d’Embrun qui fût autrefois un siège épiscopal de grande renommée, aujourd’hui disparu. Par décret de la Sacrée Congrégation du Consistoire, daté du 6 octobre de l’an 1822, le titre de ce diocèse très ancien fut adjoint à l’archidiocèse d’Aix afin d’en perpétuer la mémoire.

Par un décret du 31 décembre 2007 de la Congrégation pour les évêques, ce même titre fut adjoint au diocèse de Gap.

Pour des raisons pastorales, et afin d’affermir les liens de la ville d’Embrun avec son diocèse, Monseigneur Xavier Malle, évêque de Gap, a récemment demandé avec instance au Siège apostolique que ce nom d’Embrun soit ajouté au nom même de son diocèse.

Ainsi, après avis favorable de son Excellence Monseigneur Célestin Migliore, archevêque titulaire de Canuses et Nonce apostolique en France, et avec l’assentiment de son Excellence Monseigneur Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, en vertu des pouvoirs particuliers que lui a conférés le Souverain pontife, le pape François, le dicastère pour les évêques a jugé bon d’accéder à ce vœu.

C’est pourquoi ce même dicastère, par décret datant du 5 juillet 2022, décide que l’antique titre d’Embrun soit uni au nom du diocèse de Gap, en sorte qu’il puisse être appelé désormais diocèse de Gap-Embrun, et qu’en même temps son évêque porte à présent le titre d’évêque de Gap-Embrun.

Liste chronologique des évêques du diocèse

Ces listes sont moins un document historique proprement dit que le signe de l’ancienneté des sièges de Gap et Embrun, et de la continuité apostolique au cours des siècles.

Liste chronologique des archevêques d’Embrun jusqu’en 1801

Saint Marcellin : vers 363 – 370

Marien : ?

Arteme (Artemius): ? – 400

Saint Albin : 400 ou 410 – ?

Rémi (Remigius) : vers 419 – ?

Armentaire : vers 437 – 439

Ingénu (Ingenuus) : 441 – 475 ou 487

Catulin : 507 – vers 520

Saint Jacques Ier : VIe (ou IXe) siècle

Saint Gallican : 517 – vers 549

Saint Pellade : ? – ?

Emerius : 554 – ?

Salonius : 554 – déposé en 579

Emeritus (ou Emerit) : 585 – 588 ?

Saint Pierre Ier : vers 600 – vers 610

Lopachaire : vers 610 – 614

Saint Aethere : vers 631 – après 653

Chramlin : déposé vers 677

Walchin : vers 726 – après 739

Gerlovese : vers 760 – ?

Saint Alphonse : 760 – 771

Possesseur (Possessor) : vers 775 – ?

Saint Marcel : vers 791 – 810 ?

Saint Bernard Ier  : 811 – 826

Ageric : vers 829 – ?

Certumac : vers 850 – ?

Arbert ou Albert : vers 853 – ?

Bermond : vers 876 – ?

Arupert ou Aribert : vers 877 – après 878

Gerold (Geroldus) : vers 883 – ?

Ermold ou Ermald ou Arnaud : vers 887 – ?

Theodulphe : 900 – 912 ?

Saint Benoît : vers 916 – ?

Saint Liberal : vers 927 – 936

Boson : vers 943 – après 945

Ponce (Pontius) : 960 – 993 ?

Amedée (Amedeus) : vers 980 – ?

Saint Ismide Ier : vers 1000 – 1010

Radon (Rado) : vers 1010 – vers 1028

Ismide II (Hismido, Ismandus) : ? – après 1044

Guiniman Ier : vers 1050 – ?

Hugues : 1054 – 1055

Guiniman II : vers 1056 – 1076

Bernard II : 1076 – ?

Guillaume Ier : 1077 ? – ?

Pierre II : ? – ?

Lantelme : 1080 – après 1095

Benoît II : vers 1105 – après 1118

Saint Guillaume II : vers 1120 – 1134

B : vers 1136 ?

Guillaume III : vers 1136 – 1168

Raymond Ier : 1168 – 1177

Pierre III (Romain) : 1177 – 1189

Guillaume IV : 1189 – 1202

Raymond II : 1203 – 1212

Saint Bernard II (Chabert) : 1212-1235

Aimar de Bernin : 1235 – 1245

Humbert : 1245 – 1249

Henri de Suze : 1250 – 1271

Jacques II Serène : 1271 – 1286

Guillaume V : 1286 – 1289

Raymond III de Mévouillon : 1289 – 1294

Guillaume VI de Mandagot  : 1295 – 1311

Jean Ier : 1311 – 1318

Raymond IV Robaud : 1319 – après 1322

Bertrand de Deux : 1323 – 1338

Pasteur de Sarras : 1338 – 1350

Guillaume VII des Bordes : 1350 – 1361

Raymondy de Salgues : 1361 – 1361

Bertrand II : 1364 – 1365

Pierre IV Amel : 1366 – 1378

Michel Étienne de Perellos : 1378 – 1427

Jacques III Gelu :1427 – 1432

Jean II Girard : 1432 – 1457

Jean III Baile : 1457 – 1494

Rostain d’Ancezune : 1494 – 1510

Jules de Medicis (Pape Clément VII) : 1510 – 1510

Nicolas de Fiesque (cardinal) : 1511 – 1517

François de Tournon (cardinal) : 1518 – 1526

Antoine de Levis de Château-Morand : 1526 – 1548

Balthasar Hercule de Jarente : 1548 – 1555

Robert de Lenoncourt (cardinal) : 1556 – 1560

Guillaume III d’Avançon (cardinal) : 1560 – 1600

Honoré de Laurens : 1600 – 1612

Guillaume IX d’Hugues : 1612 – 1648

Georges d’Aubusson : 1649 – 1668

Charles Brûlart de Genlis : 1668 – 1714

François Elie de Voyer d’Argenson : 1715 – 1719

Jean-François Gabriel de Hénin-Liétard : 1719 – 1724

Pierre V Guérin de Tencin (cardinal) : 1724 – 1740

Bernardin François Fouquet : 1741 – 1767

Pierre-Louis de Leyssin : 1767 – 1802 (exilé en 1792 en Suisse)

Liste chronologique des évêques de Gap jusqu’en 1801

Demetre : ?

Tigride ou Tigide : vers 360

Rémi ou Remède : 394 – 419 ?

Constantin : 439 – 450  (nommé au Concile d’Orange en 441)

Constance : 517 – 529

Vallesius : 541 – 560

Sagitaire : 560 ? – dépos. en 579

Arey : 579 – 604

Valaton : 604 – 643

Potentissime : 647 – ?

Symphorien : 700 – vers 720

Donadieu : 788

Biraco : 876 – 879

Castus : 949 ou 950

Hugues : 971 – 1010

Feraud : 1010 – 1040

Rodolphe : 1044 – 1050 ?

Ripert : 1055 – 1061

Saint Arnoux.. vers 1064 – avant 1079

Laugier Ier : 1079 – 1081

Odilon : vers 1085

Isoard : 1090 ? – 1105

Laugier II : 1106 – 1122

Pierre Graffinel : 1123 – 1130

Guillaume Ier : 1131 – 1149

Raym : 1150 ? – 1156

Grégoire : 1157 – 1180

Guillaume II : 1180 – 1188

Frédéric : 1198 – 1199

Guillaume de Gières : 1199 – 1211

Hugues : 1215 – 1217

Guigues : 1217 – 1219

Guillaume d’Esclapon : 1219 – 1235

Robert : 1235 – 1251

Othon de Grasse : 1251 – 1281

Raymond de Mévouillon :  1282 – 1289

Geoffroi de Lincel : 1289 – 1315

Olivier de Laye : 1315 – 1316

Bertrand de Lincel : 1316 – 1318

Guillaume d’Estienne : 1318 – 1328

Dragonet de Montauban : 1328-1349

Henri de Poitiers : 1349 – 1353

Gilbert de Mendegaches : 1353 – 1357

Jacques de Deaux : 1357 – 1362

Guillaume Fournier de Marcossay : 1362 – 1366

Jacques Artaud de Montauban : 1366 – 1399

Raymond de Bar : 1399 – 1404

Jean des Saints : 1404 – 1409

Antoine Juvénis : 1409 – 1411

Alexis de Siregno : 1409 – 1411

Laugier Sapor : 1411 – 1429

Guillaume Forestier : 1429 – 1442

Gaucher de Forcalquier : 1442 – 1484

Gabriel de Clafanatis : 1484 – 1526

Gabriel de Clermont : 1527 – 1568

Étienne d’Estienne : 1568 – 1572

Paparin de Chaumont : 1572 – 1600

Ch. Salomon du Serre : 1600 – 1637

Arthur de Lionne : 1639 – 1662

Pierre Marion : 1662 – 1675

Guillaume de Meschatin La Faye : 1677 – 1679

Victor-Augustin de Meliand : 1680 – 1692

Charles Bénigne Hervé : 1692 – 1706

François Berger de Malissolles (le « Saint des Alpes ») : 1706 – 1738

Claude de Cabanes : 1739 – 1741

Jacques-Marie de Caritat de Condorcet : 1741 – 1754

Pierre-Annet de Pérouse : 1754 – 1763

François de Narbonne-Lara : 1763 – 1774

François-Gaspard de Jouffroy-Gonssans : 1774 – 1778

Jean-Baptiste-Marie de Maille de La Tour-Landry : 1778 – 1784

François-Henri de La Broue de Vareilles : 1784 – 1801

Liste chronologique des évêques de Gap, puis de Gap et Embrun depuis 1801

De 1790 à 1801, les Hautes-Alpes forment administrativement un diocèse constitutionnel, avec siège épiscopal à Embrun :

  • Ignace de Cazeneuve : 1791 – 1798
  • André Garnier : 1799 – 1801

De 1801 à 1822, les Basses-Alpes et les Hautes-Alpes forment un seul et même diocèse, avec siège épiscopal à Digne :

Évêques de Digne (administrant le territoire des Hautes et Basses-Alpes)

  • Irénée-Yves Dessoles : 1802 – 1805. Né à Auch (Gers, 1744), membre du chapitre métropolitain d’Auch, évêque de Digne avec administration du territoire des Hautes-Alpes, promu archevêque de Chambéry, démissionnaire (1823), chanoine du chapitre royal de Saint-Denis, décédé à Paris (1824). Il est l’organisateur du diocèse aux débuts du concordat de 1801-1802.
  • Charles-François Melchior de Miollis : 1805 – 1823. Né à Aix-en-Provence (1753), curé de Brignoles, évêque de Digne (1805-1838) avec administration du territoire des Hautes-Alpes (1805-1823) puis démissionnaire, décédé à Aix-en-Provence (1843), inhumé dans la co-cathédrale Saint-Jérôme de Digne. Victor Hugo en fait le Mgr Bienvenu Myriel des Misérables.

Avec le Concordat de 1817, rendu effectif en 1822, les Basses-Alpes (actuelles Alpes de Haute-Provence) et les Hautes-Alpes forment deux diocèses, avec siège épiscopal à Digne pour le premier, et à Gap pour le second :

Évêques du nouveau diocèse de Gap

  • François-Antoine Arbaud : 1823 – 1836. Né à Manosque (actuellement Alpes de Haute-Provence, 1768), ordonné prêtre à Nice (1791), grand vicaire du diocèse de Digne pour les Hautes-Alpes en résidence à Embrun, évêque de Gap, décédé en 1836, inhumé dans la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Arnoux de Gap. Fondateur de la congrégation féminine du Saint-Cœur de Marie (1835).
  • Nicolas-Augustin de La Croix d’Azolette : 1837 – 1840. Né à Propières (Rhône, 1779), directeur du grand séminaire de Lyon, évêque de Gap puis archevêque d’Auch (1840-1856), il se retire à Lyon où il est inhumé dans l’église Saint-Bruno (1861). Il est l’initiateur de la congrégation féminine de la Providence de Gap (1838).
  • Louis Rossat : 1841 – 1844. Né à Lyon (1789), évêque de Gap puis évêque de Verdun (1844-1866) où il décède en 1866.
  • Jean-Irénée Depéry : 1844 – 1861. Né à Challex (Ain, 1796), vicaire général du diocèse de Belley, évêque de Gap. Il meurt à Gap. Inhumé dans la basilique de Notre-Dame du Laus. Il a présidé en 1855 aux cérémonies du couronnement de la Vierge de Notre-Dame du Laus. Mgr Depéry est, au moment de son décès, titulaire de plusieurs distinctions honorifiques. Parmi elles, notons qu’il était officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre des saints Maurice et Lazare.
  • Victor-Félix Bernadou : 1862 – 1867. Né à Castres (Tarn, 1816), ordonné prêtre à Alger (1840), ville dont il a été curé. Évêque de Gap puis promu archevêque de Sens (1867). Il est créé cardinal par le pape Léon XIII en 1886. Il décède en 1891 à Sens. Sous son épiscopat à Gap, la première pierre de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Arnoux est posée en 1866. Titulaire de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre d’Isabelle la Catholique.
  • Aimé-Victor-François Guilbert : 1867 – 1879. Né à Cerisy-la-Forêt (Manche, 1812), curé de Valognes (diocèse de Coutances, 1855), évêque de Gap puis d’Amiens (1879-1883). Il est promu à l’archevêché de Bordeaux (1883), créé cardinal en 1889 année où il décède. Il est inhumé dans la métropole Saint-André de Bordeaux. Officier de la Légion d’honneur en 1877.
  • Marie-Ludovic Roche : 1879 – 1880. Né à Serrières (Ardèche, 1828), professeur d’histoire ecclésiastique à la Sorbonne, évêque de Gap durant moins d’un an. Il contracte une maladie à Orléans et décède le 6 octobre 1880. Il est inhumé à Serrières avant que ses cendres ne soient transférées à la cathédrale de Gap en 2012.
  • Jean-Baptiste Simon Jacquenet : 1881 – 1884. Né à Bonnevaux (Doubs, 1816), théologien ayant participé à la préparation du premier concile du Vatican. Evêque de Gap puis évêque d’Amiens (1883-1892) où il succède à Mgr Aimé-Victor Guilbert ancien évêque de Gap et promu à Bordeaux. Il décède à Amiens.
  • Louis-Joseph Gouzot : 1884 – 1887. Né à Paleyrac (Dordogne, 1827), curé de la cathédrale de Périgueux, évêque de Gap puis archevêque d’Auch (1887-1895).
  • Jean-Alphonse Blanchet : 1887 – 1888. Né à Châteauroux (Indre, 1829). Vicaire général de Bourges, évêque de Gap où il meurt en 1888. Ses funérailles sont célébrées dans la cathédrale en construction.
  • Prosper-Amable Berthet : 1889 – 1914. Né aux Hières (Hautes-Alpes, 1838), prêtre du diocèse de Gap du 23 juin 1861, curé de Serres (1884), biographe d’Amélie de Vitrolles, évêque de Gap. Il est inhumé dans le caveau des évêques de la cathédrale de Gap qu’il a consacré en 1895.
  • Gabriel Roch de Llobet :1914 – 1925. Né à Perpignan (Pyrénées Orientales, 1872), vicaire général de Perpignan (1907), évêque de Gap puis co-adjuteur de l’archevêque d’Avignon (1925-1928) et archevêque d’Avignon (1928-1957). Il décède à Avignon. Chevalier (4 septembre 1918) puis officier de la Légion d’honneur (1955), croix de guerre avec palme.
  • Jules-Géraud Saliège (cardinal) : 1925 – 1928. Né à Crouzy-Haut (Cantal, 1870), directeur du grand séminaire de Saint-Flour, évêque de Gap puis archevêque de Toulouse (1928-1956), créé cardinal le 18 février 1946, il décède à Toulouse où il est inhumé dans le caveau nord de la cathédrale Saint-Etienne. Promoteur de l’Action catholique dans le diocèse de Gap, Il est l’auteur de la lettre d’août 1942 s’élevant contre la déportation des juifs de France. Compagnon de la Libération, Juste parmi les nations.
  • Camille Pic : 1928 – 1932. Né à Allan (Drôme, 1876), supérieur du grand séminaire de Valence, évêque de Gap puis de Valence jusqu’en 1951, année de son décès.
  • Auguste-Calixte Bonnabel : 1932 – 1961. Né à Baratier (Hautes-Alpes, 1886), vicaire général, évêque de Gap, démissionnaire en 1961. Il réside alors à Notre-Dame du Laus. Il décède à Gap en 1967 où il est inhumé dans le caveau des évêques de la cathédrale. Il a présidé, en 1955, aux célébrations du centenaire du couronnement de la Vierge du Laus. Chevalier de la Légion d’honneur en 1956.
  • Georges Jacquot. : 1961 – 1966. Né à Audincourt (Doubs, 1904), vicaire général du diocèse de Besançon, co-adjuteur de Mgr Bonnabel (1959-1961), évêque de Gap puis archevêque de Marseille où il décède en 1970. Il participe aux quatre sessions du second concile du Vatican.
  • Robert Coffy (cardinal) : 1967 – 1974. Né à Le Biot (Haute-Savoie, 1920), vicaire général et supérieur du grand séminaire d’Annecy, archevêque d’Albi (1974-1985), archevêque de Marseille en 1985, il est créé cardinal en 1991. Il démissionne en 1995 année de son décès.
  • Pierre Chagué : 1975 – 1980. Né à Dijon (Côte d’Or, 1920), évêque auxiliaire de Lyon (1969) chargé du Roannais, évêque de Gap où il décède en 1980. Il est inhumé dans le caveau des évêques de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption et Saint-Arnoux. Il est à l’origine de la réintroduction à Rome de la cause de la vénérable Benoîte Rencurel.
  • Raymond Séguy : 1981 – 1987. Né à Rieupeyroux (Aveyron, 1929). Curé-doyen de Sévérac-le-Château (1977), évêque de Gap puis évêque d’Autun (1987-2006).
  • Georges Lagrange : 1988 – 2003. Né à Châtillon-sur-Chalaronne (Ain, 1929), curé de Montluel (1986-1988), évêque de Gap puis évêque émérite de Gap jusqu’à son décès le 11 décembre 2014 à Châtillon-sur-Chalaronne. Il a créé la bibliothèque diocésaine devenue médiathèque Mgr Depéry.
  • Jean-Michel di Falco Léandri : 2003 – 2007. Né à Marseille (Bouches-du-Rhône, 1941), ordonné prêtre par Mgr Georges Jacquot pour le diocèse de Marseille en 1968. Secrétaire général adjoint et porte-parole de la conférence des évêques de France (1987-1996), conseiller culturel de l’Ambassade de France près le Saint-Siège (1996-1997), il est évêque auxiliaire de Paris (1997-2003). Durant son épiscopat dans les Hautes-Alpes (2003-2017), en mai 2008, il reconnaît officiellement le caractère surnaturel des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel à Notre-Dame du Laus. Il entreprend les travaux de rénovation de l’ancien couvent du Saint-Cœur qui devient le Centre Diocésain Pape François avec un parc ouvert au public et tout spécialement aux habitants de Gap. Le centre sera inauguré en septembre 2015, en présence des évêques de la Province de Marseille et de nombreux élus locaux. 

Le 31 décembre 2007, le titre d’Embrun est détaché de celui d’Aix pour être attaché à celui de Gap :

Évêques du diocèse de Gap et Embrun

  • Jean-Michel di Falco Léandri : 2008 – 2017
  • Xavier Malle : 2017 –

Consécration du diocèse à la Vierge Marie

Ceux qui l’ont vue [Benoîte] avant qu’elle eut l’honneur de voir la Vierge Marie, et qui la voient après qu’elle a reçu cette céleste grâce, reconnaissent bien qu’il y a quelque chose de surnaturel : (…) Elle est plus modeste, plus simple, plus arrêtée, plus posée . Manuscrits du Laus, CA G. p. 11 XI [57]

Benoîte priait plutôt Marie que Jésus. La Vierge Marie l’avertit qu’elle devait plutôt recourir à Jésus, son très cher Fils, qu’à elle . Manuscrits du Laus, CA G. p. 178 X [224] – année 1695

Ces deux passages de l’histoire du Laus illustrent bien le sens de la consécration à la Vierge Marie : se consacrer à Marie ne remplace pas le recours à Jésus, mais permet de se laisser transformer pour vivre davantage des grâces du Christ.

Cet équilibre, Louis-Marie Grignion de Montfort, le grand saint de la dévotion mariale et contemporain de Benoîte Rencurel, l’a exprimé ainsi : « J’avoue, avec toute l’Église, que Marie n’étant qu’une pure créature sortie des mains du Très-Haut, comparée à la Majesté infinie de Dieu, elle est moindre qu’un atome, ou plutôt n’est rien du tout, puisque Lui seul est ‘Celui qui est’ (…) ». C’est donc bien clair : jamais la Vierge Marie n’est mise au même niveau que la Très Sainte Trinité.

Grignion de Montfort poursuit en disant : « Je dis cependant que Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge depuis qu’il l’a formée, il est à croire qu’il ne changera pas de conduite dans les siècles des siècles. [1] » Voilà qui fonde le sens d’une consécration à Marie : Non pas pour négliger l’adoration due au Dieu Trois Fois Saint, mais pour entrer davantage dans Son projet : puisque Fils éternel a voulu passer par Marie pour nous rejoindre, serait-il possible de nous priver d’elle pour Le rejoindre ?

Depuis que nous l’avons reçue pour Mère sur la croix, la Vierge Marie enfante le Christ en nous. Celle qui a donné « forme » au Fils de Dieu dans la chair nous permet ainsi de prendre  la « forme du Christ » dans nos vies. Nous consacrer à Marie, c’est donc la laisser enfanter le Christ en nous, comme elle l’enfanta dans son propre corps.

Ainsi, en se consacrant à Marie, on apprend à ne plus voir la vie chrétienne du côté de l’effort personnel, mais de l’accueil de la Vie plus grande que nous.

Bien sûr que la consécration chrétienne fondamentale, c’est celle que nous avons reçue au jour de notre baptême : plongés dans la mort et la résurrection avec le Christ, nous Lui sommes totalement consacrés par pure grâce, au point de confesser avec saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). C’est la consécration fondamentale de toute notre personne : « Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix » (1 Co 6,19b-20a).

Le père René Laurentin, grand spécialiste de la Vierge Marie, soulignait que la langue anglaise réserve le mot « consécration » au sacrement du baptême et emploie un autre terme pour la consécration mariale : « dedication ». On entend l’idée de « se dédier à ». Mais en français, l’expression n’est pas assez forte pour exprimer combien passer par Marie permet d’actualiser le plus efficacement possible l’unique consécration baptismale qui nous a configurés au Christ.

Si la consécration personnelle à la Vierge Marie rend notre consécration baptismale plus vivante, plus active, qu’en est-il de la consécration d’un diocèse à la Vierge Marie ? C’est d’abord un élan communautaire, l’expérience qu’on n’est pas disciple du Christ tout seul, mais ensemble. Pour un diocèse, la consécration mariale est un appel fervent à recevoir le soutien de la Vierge Marie pour faire grandir l’unité diocésaine : tous enfants de la même Mère, soucieux de la réjouir en vivant une fraternité réelle entre nous.

C’est aussi tous ensemble que les diocésains peuvent chanter : « Marie avec nous, Marie ! »  Pour notre diocèse qui a la grâce d’abriter un sanctuaire d’apparitions mariales et de nombreux autres lieux mariaux, ce renouvellement de la consécration diocésaine est donc autant un témoignage de reconnaissance envers Marie, qu’une supplication pour qu’elle soutienne toute la vie diocésaine dans sa mission d’évangélisation.

Nous consacrer personnellement à la Vierge Marie et lui consacrer un diocèse ou un pays, c’est donc souhaiter entrer davantage dans le grand « oui » qu’elle a exprimé au nom de toute la création.

Un « oui » qui nous transforme, comme Benoîte fut transformée par les rencontre avec la Belle Dame : « Elle est plus modeste, plus simple, plus arrêtée, plus posée », disent les témoins de l’époque. La bergère ressemble ainsi davantage à la Vierge Marie, pour vivre toujours plus de la charité du Christ. Toute donnée à Marie, elle ne vit plus que pour le Christ !

Père Ludovic Frère

Les archives diocésaines

Elles regroupent les papiers importants du diocèse : les registres de catholicité (de plus de 100 ans), les documents des différents services diocésains et bien d’autres papiers.

A l’occasion de la fin de sa mission en tant qu’archiviste diocésaine, Cyrielle Jean nous parle du rôle du service des archives de Gap et de ce que sont les archives diocésaines.

A quoi servent les archives diocésaines ?

Les Archives Diocésaines regroupent les documents de la vie du diocèse : papiers des évêques, dossiers des conseils et services diocésains, archives de paroisses, registres de catholicité (baptêmes, mariages et sépultures). L’archiviste collecte, classe, conserve et communique ces archives, trésors de l’histoire de l’Eglise catholique des Hautes-Alpes.

Le diocèse de Gap-Embrun appartient à la province ecclésiastique de Marseille dont l’archevêque est S. Ém. le cardinal Jean-Marc Aveline

Diocèses de la province de Marseille

La province de Marseille est composée des diocèses de :
  • Aix et Arles
  • Ajaccio
  • Avignon
  • Digne
  • Fréjus-Toulon
  • Gap-Embrun
  • Marseille
  • Nice

Les évêques de France, réunis lors de leur Assemblée plénière du printemps 2025, à Lourdes, ont élu le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, nouveau Président de la Conférence des évêques de France (CEF).

Élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, il a pris ses fonctions le 1ᵉʳ juillet 2025, succédant à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims.

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

  • Président : S. Ém. le cardinal Jean-Marc AVELINE (Province de Marseille)
  • Vice-présidents : Mgr Benoît BERTRAND (Province de Pontoise) Mgr Vincent JORDY (Province de Tours)
  • Membre de droit : Mgr Laurent ULRICH (Paris)
  • Membres : Mgr Laurent LE BOULC’H (Province de Lille) Mgr Pascal WINTZER (Province de Dijon) Mgr Sylvain BATAILLE (Province de Lyon)Mgr Pierre-Antoine BOZO (Province de Poitiers) Mgr Nicolas BROUWET (Province de Montpellier) Mgr Alexandre de BUCY (Province de Bordeaux) Mgr Jacques HABERT (Province de Rouen) Mgr Alexandre JOLY (Province de Reims) Mgr Luc MEYER (Province de Toulouse) Mgr Pierre-Yves MICHEL (Province de Besançon) Mgr Didier NOBLOT (Province de Clermont) Mgr Laurent PERCEROU (Province de Rennes)
  • Secrétaire : P. Christophe LE SOURT

Commissions épiscopales

  • Commission doctrinale / Président : Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT (Reims)
  • Commission Acteurs de l’Église / Président : Mgr Jean-Marc MICAS (Tarbes et Lourdes)
  • Commission Dialogue, bien commun et amitié sociale / Président : Mgr Denis JACHIET (Belfort-Montbéliard)
  • Commission Initiation et vie chrétienne / Président : Mgr Olivier LEBORGNE (Arras)

Conseils épiscopaux

  • Conseil pour les questions canoniques et juridiques / Président : Mgr Jean-Pierre VUILLEMIN (Le Mans)
  • Conseil Communication / Président : Mgr Bruno VALENTIN (Carcassonne et Narbonne)
  • Conseil pour l’enseignement catholique /Président : Mgr Matthieu ROUGÉ (Nanterre)
  • Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie / Président : Mgr Gérard LE STANG (Amiens)
  • Conseil Ressources et moyens / Président : Mgr Yves BAUMGARTEN (Le Puy-en-Velay)
  • Conseil Affaires institutionnelles / Président : S. Ém. le cardinal Jean-Marc AVELINE (Marseille)
  • Comité de la Mission de France / Président : Mgr Dominique BLANCHET (Créteil)

Découvrir les Cardinaux français

  • S. Ém. le cardinal Jean-Marc AVELINE 58 / 14 / 22 * Archevêque de Marseille depuis 2019
  • S. Ém. le cardinal Philippe BARBARIN 50 / 98 / 03 * Archevêque émérite de Lyon depuis 2020
  • S. Ém. le cardinal François-Xavier BUSTILLO 68 / 21 / 23 * Évêque d’Ajaccio depuis 2021
  • S. Ém. le cardinal Dominique MAMBERTI 52 / 02 / 15 * Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique depuis 2014
  • S. Ém. le cardinal Christophe PIERRE 46 / 95 / 23 * Nonce apostolique aux États-Unis depuis 2016
  • S. Ém. le cardinal Paul POUPARD 30 / 79 / 85 * Président émérite du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux depuis 2007
  • S. Ém. le cardinal Jean-Pierre RICARD 44 / 93 / 06 * Archevêque émérite de Bordeaux et Bazas depuis 2019
  • S. Ém. le cardinal Jean-Paul VESCO 62 / 13 / 24 * Archevêque d’Alger depuis 2022

* 1. Naissance ; 2. ordination épiscopale ; 3. cardinalat

Découvrir le Saint-Siège en France

Nonciature apostolique en France
10 avenue du président Wilson – 75116 Paris Tél. 01 53 23 01 50 – Fax 01 47 23 65 44 contact@nonciature.fr

  • S. Exc. Mgr Celestino MIGLIORE, Nonce apostolique
  • Mgr Andrea FRANCIA, Conseiller de nonciature
  • Mgr Marcel ŠMEJKAL, Conseiller de nonciature

Mission permanente du Saint-Siège auprès de l’UNESCO
UNESCO – bureau 520 – 1 rue Miollis – 75732 Paris Cedex 15 Tél. 01 45 68 33 13 – Fax 01 43 06 28 91 op.saint-siege@unesco.org

  • Mgr Éric SOVIGUIDI, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO

Mission permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe
2 rue Le Nôtre – 67000 Strasbourg Tél. 03 88 35 02 44 – Fax 03 88 24 78 05 saint.siege.strg@wanadoo.fr

  • Mgr Marco GANCI, Observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe
  • Mgr Javier CAMAÑES FORÉS, Secrétaire

Le pape Léon XIV – 266e successeur de saint Pierre.

Mgr Robert Francis Prevost est né le 14 septembre 1955 à Chicago, aux États-Unis, dans une famille d’ascendance française, italienne et espagnole. Après avoir terminé ses études secondaires au petit séminaire de l’ordre de Saint-Augustin en 1973, il obtient un bachelor en mathématiques à l’université Villanova près de Philadelphie en 1977. Il entre chez les Augustins la même année, prononce ses premiers voeux en 1978 et sa profession solennelle en 1981. Il reçoit une licence en théologie de la Catholic Theological Union de Chicago.
Le 29 août 1981, il prononce ses voeux solennels. Il est ordonné prêtre à Rome le 19 juin 1982 par Mgr Jean Judot, alors pro-président du secrétariat pour les non-croyants. Il poursuit ensuite des études de droit canonique à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (Angelicum), où il obtient une licence en 1984 puis un doctorat en 1987, avec une thèse sur le rôle du prieur local dans l’Ordre de Saint-Augustin. Dès 1985, il part en mission au Pérou, où il devient chancelier de la prélature territoriale de Chulucanas et vicaire de la cathédrale. Après un court retour aux États-Unis, il retourne au Pérou en 1988, où il dirige le séminaire des Augustins de Trujillo, enseigne le droit canonique, la patristique et la morale, et fonde une paroisse dans la périphérie pauvre de la ville.
En 1999, il est élu provincial de la province du Midwest des Augustins à Chicago. De 2001 à 2013, il est prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, exerçant ainsi la plus haute responsabilité de son ordre religieux.
En novembre 2014, le pape François le nomme administrateur apostolique, puis évêque du diocèse de Chiclayo au Pérou en 2015, dans un contexte difficile pour l’Église locale. Il est ensuite appelé à Rome pour succéder au cardinal Ouellet comme préfet du Dicastère pour les évêques, prenant ses fonctions le 12 avril 2023. Ce dicastère joue un rôle central dans la sélection des évêques à travers le monde. Mgr Prevost est créé cardinal par le pape François le 30 septembre 2023.
Élu pape le 8 mai 2025, il devient le 266e successeur de Pierre et inaugure solennellement son pontificat le 18 mai 2025.

La biographie du nouveau Pape Léon XIV – Vatican News