Qu’est-ce qu’on fait de celui qui fait des bêtises ? Fête de la rentrée scolaire et bénédiction des cartables au Laus
Dimanche 6 septembre 2026 – TO23
Fête de la rentrée scolaire avec bénédiction des cartables
https://soundcloud.com/user-915627461/20260906-benediction-cartables
En cette fête de la rentrée, la liturgie nous propose des textes sur la vie communautaire. Cela tombe plutôt bien pour commencer l’année scolaire avec de bonnes dispositions.
Il y a deux thèmes : 1/ Qu’est-ce qu’on fait de celui qui fait des bêtises 2/ Qu’est-ce qu’on fait pour ne pas faire de bêtises.
Qu’est-ce qu’on fait de celui qui fait des bêtises ?
Qu’est-ce qu’on fait de celui ou de celle qui est méchant ou méchante. Est-ce qu’on le dénonce ? Est-ce qu’on le laisse tomber et tout seul dans la cour de récréation ? Est-ce qu’on le tape ? D’abord quel est le critère ultime ? C’est magnifiquement écrit par St Paul aux habitants de Rome : « Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. »
Alors quand quelqu’un fait du mal à quelqu’un, qu’est-ce que je fais ? Jésus nous demande de ne pas laisser un frère commettre le mal sans l’aider à reprendre le bon chemin. Concrètement, Jésus nous propose 4 étapes. 1/ « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. » Ezéckiel demande « d’avertir le méchant d’abandonner sa conduite », ce qui est un acte de charité puisqu’il risque de se perdre et de mourir dans son péché. Concrètement, on y va tout seul, pas la peine de rameuter les copains ou les professeurs. On lui dit avec charité, tu as fait une bêtise, cela nous arrive aussi, etc…
2/ Si cela ne suffit pas, « s’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins ». C’est pas une dénonciation, c’est confier la personne à d’autres, car moi seul je n’y arrive pas.
3/ S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; cad confier à la sollicitude de l’Eglise.
4/ S’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Et qu’a fait Jésus avec les païens et les publicains ? Il s’invitait à dîner chez eux ! Rappelez vous Zachée, Mathieu, la cananéenne.
Ce que je dis pour la cour de récréation est bien sûr applicable dans nos familles, dans nos communautés paroissiales, dans nos communautés, associations et mouvements. Mais aussi pour la société.
– Ainsi l’Eglise catholique n’hésite pas à parler de l’accueil digne à faire aux exilés et à critiquer les mauvais traitements. Je viens d’écrire une tribune que vous trouverez sur le site internet, pour préparer la prochaine journée mondiale des migrants et des réfugiés début octobre. Le pape Léon XIV va se venir nous rendre visite en France bientôt, à Paris, à Lourdes et à Metz. Et bien à Paris, il ira non seulement à la cathédrale ND de Paris, au stade de France et place de la concorde, mais il ira aussi à la maison Bakhita où sont accueillis par le diocèse de Paris des exilés.
– Ainsi l’Eglise catholique n’hésite pas à dire que l’euthanasie est contraire au commandement divin « tu ne tueras pas ». J’ai pris la parole dans un texte cet été après l’adoption de la loi intitulé « Le Conseil Constitutionnel valide la loi Fin de vie mais avec trois réserves importantes. Notre action continue » Et pour mémoire, j’avais écris le 2 novembre de l’année dernière une lettre pastorale sur le sens de la mort chrétienne, intitulée « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ».
Seconde question du jour, qu’est-ce qu’on fait pour ne pas faire de bêtises ?
On prie ! On fait sa prière chaque jour. Et parmi les intentions, on peut prier pour ceux qui font des bêtises, et pour nous-mêmes : « si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
C’est vrai les enfants que vous n’avez pas beaucoup de temps pour prier le matin. Alors je vous propose une chose : juste avant d’enfiler une chemise, ou un pull, vous faites un beau signe de croix : Jésus je te confie ma journée, au nom du P, du F et du SE.
Et puis le soir pour y penser, vous mettez sur vos vêtements une image sainte, une photo du Laus par exemple, etc… comme cela le matin, vous retirez l’image et vous pensez à faire le signe de croix. Donc cela c’est le matin. Et je vous propose une prière pour le soir, en trois mots : Pardon, merci, s’il te plait.
Je le dis autrement pour les adultes car il y a une belle tradition de faire son examen de conscience le soir dans son lit avant de dormir, en s’adressant à Jésus : Toi avec moi, moi avec Toi, demain ensemble.
Pour terminer, je vous propose de retenir deux phrases de la parole de Dieu de ce dimanche de la rentrée :
- L’amour ne fait rien de mal au prochain.
- Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.
Amen !

