Service diocésain pour la protection de l’enfance et des personnes vulnérables

L’Église catholique est engagée indéfectiblement dans un travail de vérité sur les abus sexuels commis en son sein. Elle le doit d’abord aux personnes victimes, mais aussi par rapport aux auteurs d’abus -quelles que soient leurs places dans la hiérarchie de l’Église-, à tous les chrétiens et à tous les habitants de notre pays. Pour une Eglise plus sûre *, le diocèse de Gap-Embrun a transformé depuis le 1er septembre 2022 sa « cellule de veille » en « Service Diocésain pour la Protection des Mineurs et des personnes vulnérables » et en a transféré la responsabilité d’un clerc à une personne laïque, mère et grand-mère. * Découvrir la lettre pastorale rédigée en 2018 Pour une Eglise déterminée.

Le service diocésain pour la protection des enfants et des personnes vulnérables a deux manières de travailler :

  • une cellule de veille restreinte, qui suit les procédures éventuelles suite à des signalements, et la mise en œuvre des mesures de prévention. Sous la présidence de l’évêque, elle est composée d’une responsable du service, laïque bénévole, du vicaire général, d’un prêtre aîné qui a la mémoire de l’histoire des prêtres du diocèse, d’une magistrate, d’un canoniste (droit propre de l’Eglise) et d’autres bénévoles.
  • des réunions plénières, en ajoutant à la cellule de veille les représentants de services diocésains en lien avec des mineurs (catéchèse, aumônerie des jeunes, pèlerinage, pastorale familiale, écoles catholiques, mouvements scouts, etc…) avec pour objectif de renforcer une culture de prévention et de bienveillance envers les enfants.
  • Vous pouvez envoyer un mail au service protection de l’enfance en cliquant ici !

 

Cellule d’écoute locale

Le diocèse de Gap-Embrun oriente l’écoute des victimes d’abus dans l’Eglise vers l’association locale Enfant en danger au 04 92 51 55 00.

Une convention bipartite a été signée le 9 janvier 2023 entre Monseigneur Xavier Malle, évêque du diocèse de Gap-Embrun et Madame Daphné Bichet, présidente de l’association Enfant en danger. Elle a été renouvelée en 2026.

L’association Enfant En Danger est un lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement de toutes personnes confrontées à une situation de maltraitance ou à risque pour l’enfant sur le département des Hautes-Alpes.

Face aux drames et scandales des abus dans l’Eglise, le service diocésain de protection de l’enfance et des personnes vulnérables oriente l’écoute des victimes et de leur famille vers l’association locale Enfant en Danger qui, par ses objectifs, son expérience et la formation des écoutants, permet une véritable professionnalisation de la prise en charge.

Ainsi, depuis janvier 2023, toute personne souhaitant être écoutée dans le cadre d’abus sexuels commis dans l’enfance ou sur des enfants au sein de l’Eglise peut contacter directement l’association Enfant en danger. Enfant en Danger

Cellule d’écoute nationale

Il s’agit d’une plateforme d’aide aux victimes de violences et d’agressions sexuelles commises au sein de l’Église qui offre une permanence téléphonique nationale pour orienter et soutenir les victimes au 01 41 83 42 17 (tous les jours de 9h à 21h). En ligne, des écoutants de l’association France Victimes vous mettent en relation avec des associations proches des chez vous susceptibles des vous fournir une aide juridique, psychologique, sociale.

France Victime offre une écoute par des professionnels, recueille la parole et oriente les victimes vers des structures d’aide juridique, psychologique ou sociale (ainsi que vers les dispositifs de reconnaissance et de réparation comme l’INIRR/INIAVE ou la CRR).

Cellule d'écoute nationale avec France Victime

Prévention

La prévention des abus au sein de l’Église catholique repose sur des dispositifs d’écoute, des formations obligatoires et une coopération étroite avec la justice civile et canonique.

Formation Stop Abus à venir, en partenariat avec le diocèse de Paris : La eformation Stopabus – Protéger l’enfance – Stop abus – Diocèse de Paris

Ressources CEF

En novembre 2000, au cours de leur Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont abordé la question de la pédophilie dans l’Église.
Les institutions qui exercent une responsabilité éducative découvrent les ravages liés aux actes pédocriminels de certains de leurs membres. L’Église de France n’est pas épargnée par cette réalité dont elle découvre la complexité et les conséquences destructrices sur les enfants victimes. Échanges et réflexions ont amené l’ensemble des évêques de France à faire une déclaration.
Depuis, la Conférence des évêques de France n’a cessé de réaffirmer son engagement à lutter contre la pédophilie et sa volonté de contribuer à offrir à tout enfant et à tout jeune la possibilité de grandir en confiance.
 
En avril 2016, le Conseil permanent a pris des mesures de lutte contre la pédophilie.
Une adresse mail « paroledevictimes@cef.fr » est ouverte aux victimes et un site internet pour informer, mettre en relation et agir contre la pédophilie a été mis en place.
En novembre 2018, dans la suite des travaux entamés, les évêques de France ont décidé la création d’une commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) qui a rendu son rapport en octobre 2021.
En novembre 2021, des nouvelles mesures ont été votées par les évêques réunis en Assemblée plénière.

Résolument, continuons à servir la vérité !

Discours de clôture de l’Assemblée plénière de printemps | le 4 avril 2025

Discours de clôture prononcé par le Président de la Conférence des évêques de France Mgr Eric de Moulins-Beaufort, le 4 avril 2025. Il s’agit de son dernier discours en tant que Président de la CEF, son mandat s’arrêtant en juin 2025.

Frères et Sœurs, chers amis, vous qui êtes présents ici, évêques, membres du secrétariat général, collaboratrices et collaborateurs de notre Conférence, journalistes et autres invités, et vous qui suivez ce discours grâce à KTO,

L’assemblée de printemps des évêques de France en cette année 2025 a été précédée par un jour et demi de session d’évaluation et de perspective dans notre lutte contre les violences sexuelles dans l’Église. Peut-être certains parmi vous qui m’écoutez par la grâce de la vidéo jugent-ils que nous, évêques, y passons trop de temps ou ne pensons plus qu’à cela. Certaines questions de journalistes donnent à penser que ce genre de réactions existent. Je voudrais ici devant les évêques rassemblés attester que nous avons vécu deux journées intenses, graves, mais belles, fortes, exigeantes, apaisantes. Nous en sommes sortis avec une profonde gratitude pour les personnes victimes qui ont accepté de travailler avec nous, avec le désir de trouver les moyens d’une proximité avec ceux et celles qui ne peuvent nous faire confiance, renforcés dans la volonté d’œuvrer pour que l’Église, la nôtre, qui est d’abord celle de Jésus-Christ, ne soit pas une terre de violence, mais une terre de vie, de paix et de joie, et pour cela, plus humblement, une terre de rencontre dans la vérité et la justice.

De ces trois demi-journées, nous vous adressons à vous toutes et tous un message que je me permets de vous lire ici. Nous, évêques, voudrions qu’il soit lu ou distribué dans les paroisses autant que faire se peut : Résolument, continuons à servir la vérité !

Discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-4-avril-2025-mgr-eric-de-moulins-beaufort-au-prononce

Contre les violences sexuelles : que fait l'Eglise ?

Un livret d’information a été co-conçu par la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) sur les actions mises en œuvre par l’Église pour lutter contre les abus et les violences sexuelles.

Ce document, mis à la disposition de l’ensemble des diocèses et congrégations religieuses de France par la CEF et la CORREF, a pour but de faire connaitre au plus grand nombre les principaux dispositifs et outils qu’elles ont mis en place, en particulier depuis la remise du rapport de la CIASE.

Avec un objectif : donner à chacun les moyens d’agir, grâce à des processus clairs et connus de tous. Pour pourvoir faire émerger une culture fondée sur l’attention portée aux personnes victimes et la vigilance.

Livret à découvrir ici : Contre les violences sexuelles : que fait l’Eglise ?

Retrouvez un dossier complet sur le site de l’Eglise Catholique en France :

Rapport de la CIASE

Pour mémoire, le 7 novembre 2018, lors de leur assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont décidé, en complément des dispositifs déjà en œuvre, la création d’une commission indépendante destinée plus globalement à faire la lumière sur le passé, pour en tirer les conséquences et rétablir la confiance. La Conférence des religieux et religieuses de France, lors de son Assemblée Générale à Lourdes le 12 novembre 2018, s’est pleinement associée à cette démarche.

Le 13 novembre 2018, Jean-Marc Sauvé, vice-président honoraire du Conseil d’État, a accepté à la demande de la Conférence des Évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) de constituer et de présider cette commission.

La CIASE rassemble 22 experts qui s’efforcent de faire la clarté sur les abus sexuels dans l’Église catholique depuis 1950 jusqu’à nos jours. Pendant 3 ans, les commissaires ont étudié les archives et recueilli des témoignages, notamment lors d’un tour de France à la rencontre des victimes.

Cliquer sur l’image pour accéder au site de la CIASE

Instance nationale indépendante et permanente pour accompagner les personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église (Iniave)

Pour poursuivre la mission de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), dont le mandat a pris fin le lundi 31 août 2026, les évêques de France ont voté, lors de leur dernière Assemblée plénière, la mise en place d’un réseau national d’accompagnants coordonné par une instance indépendante, pour accompagner des personnes victimes de violences sexuelles commises par un clerc ou un laïc missionné par un évêque lorsqu’elles étaient mineures, et qui expriment le souhait de vivre des démarches restauratives.

Mardi 1er septembre 2026, l’Instance nationale indépendante d’accompagnement des victimes dans l’Eglise (Iniave) démarre donc sa mission d’accompagnement des personnes victimes, en s’appuyant notamment sur les pratiques de la justice restaurative. « Sa mission est aussi de constituer et de coordonner le réseau d’accompagnants bénévoles ou salariés, à en élaborer la charte éthique, le programme de formation et le référentiel d’accompagnement, y compris le barème de la contribution financière, précise Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens et président du Conseil national pour la protection des mineurs de la Conférence des évêques de France. Comme nous l’avions souhaité, voté et annoncé avec tous les évêques, un groupe témoin de personnes victimes sera associé à ce travail ». En parallèle de cette mise en œuvre, l’Inirr restera active encore plusieurs mois, pour accompagner jusqu’au bout du processus les personnes qui l’ont saisie avant le 31 août.

La présidence de l’Iniave, structure désormais permanente et financée par cotisation obligatoire de tous les diocèses de France, est confiée à Madame Sophie Darbois, magistrate honoraire. Le secrétariat général et le porte-parolat est assuré par Monsieur Stéphane Jacquot, juriste spécialiste de la justice restaurative et ancien membre associé de l’Inirr. Madame Anne-Isabelle de Prin est secrétaire générale adjointe (voir biographies ci-dessous).

Il est possible de saisir l’Iniave aux adresses suivantes : par mail à contact@iniave.fr ou par voie postale au 45 rue saint Lambert 75015 Paris. Le site www.iniave.fr sera mis en ligne dans les prochaines semaines. Communiqué de presse lancement de l’INIAVE

À retenir

  • L’Iniave (Instance nationale indépendante d’accompagnement des victimes dans l’Église) succède à l’Inirr au 1ᵉʳ septembre 2026. Il s’agit d’un organe permanent d’accompagnement vers des démarches restauratives pour les personnes victimes de violences sexuelles commises par un clerc ou un laïc missionné par un évêque quand elles étaient mineures.
    Dans la continuité du travail de l’Inirr et des recommandations de la CIASE, l’Iniave constitue, coordonne, forme et supervise un réseau national d’accompagnants salariés ou bénévoles, pour répondre aux demandes de démarches restauratives des personnes victimes. Indépendante, l’Iniave est la garante de la compétence et de l’impartialité des accompagnants : les accompagnants ne rendent compte qu’à cette instance, et non aux évêques.
  • L’Iniave maintient une contribution financière. Elle est financée par une cotisation obligatoire de tous les diocèses, assurant ainsi la solidarité et la pérennité des moyens
  • L’Iniave s’inscrit notamment dans le champ de la justice restaurative : elle ne remplace ni la justice étatique, ni la justice canonique (via le TPCN). Les justices étatiques et canoniques sont les seules à même de qualifier juridiquement les faits et de condamner les auteurs vivants ; l’instance proposera d’accompagner les personnes victimes sur un chemin de restauration et d’apaisement.

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