Éléments de discernement – 02 / Estime de l’Église pour la vie politique

1. L’estime de l’Église pour les responsables publics et l’importance de la participation citoyenne à la vie politique

  1.1. Valeur de la vie démocratique : 

Alors que la vie démocratique apparaît parfois décrédibilisée ou délaissée, notamment par les plus jeunes, l’Église tient à redire toute son estime du système démocratique : 

« L’Église respecte l’autonomie légitime de l’ordre démocratique et elle n’a pas qualité pour exprimer une préférence de l’une ou l’autre solution institutionnelle ou constitutionnelle. La contribution qu’elle offre à ce titre est justement celle de sa conception de la dignité de la personne qui apparaît en toute plénitude dans le mystère du Verbe incarné. » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 47 

  1.2. Valeur de l’engagement politique au service du bien de tous : 

De la même façon, l’Église considère avec la plus grande estime les responsables politiques : 

« L’Église tient en grande considération et estime l’activité de ceux qui se consacrent au bien de la chose publique et en assurent les charges pour le service de tous. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 75-1 

  1.3. Un appel aux responsables politiques pour un engagement désintéressé : 

L’Église appelle ces mêmes responsables politiques à s’engager dans un véritable esprit de service : 

« L’exercice du pouvoir politique doit se baser sur l’esprit de service qui, joint à la compétence et à l’efficacité nécessaires, est indispensable pour rendre “transparente” et “propre” l’activité des hommes politiques, comme du reste le peuple l’exige fort justement. Cela requiert la lutte ouverte et la victoire contre certaines tentations, comme le recours à des manœuvres déloyales, au mensonge, le détournement des fonds publics au profit de quelques-uns ou à des fins de “clientélisme”, l’usage de procédés équivoques et illicites pour conquérir, maintenir et élargir le pouvoir à tout prix. » Jean-Paul II, exhortation apostolique Christifideles Laici, 42 

  1.4. Au-delà des difficultés, un appel à l’engagement citoyen de chacun : 

L’Église considère que les dérives souvent constatées au sein de la vie politique ne sauraient justifier une démission du rôle citoyen, notamment de la part des chrétiens : 

« Les accusations d’arrivisme, d’idolâtrie du pouvoir, d’égoïsme et de corruption, qui bien souvent sont lancées contre les hommes du gouvernement, du parlement, de la classe dominante, des partis politiques, comme aussi l’opinion assez répandue que la politique est nécessairement un lieu de danger moral, tout cela ne justifie pas le moins du monde ni le scepticisme ni l’absentéisme des chrétiens pour la chose publique. » Jean-Paul II, exhortation apostolique Christifideles Laici, 42

  1.5. Valeur et importance du vote… 

En conséquence, l’Église appelle chacun à prendre sa part au « jeu démocratique » notamment par l’exercice du droit de vote : 

« Que tous les citoyens se souviennent donc à la fois du droit et du devoir qu’ils ont d’user de leur libre suffrage en vue du bien commun. » Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 75-1 

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

– Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église

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