Éléments de discernement – 09 / Justice, Liberté, Vérité et Amour

2. Les valeurs fondatrices que l’Église appelle à mettre au cœur de tout projet de société
  2.1. L’importance des valeurs
  2.2. Un fondement incontournable : la personne humaine
  2.3. Les valeurs fondatrices d’une société humaine
    2.3.1. Le bien commun
    2.3.2. La destination universelle des biens
   2.3.3. La solidarité
    2.3.4. La subsidiarité

    2.3.5. La participation de tous (voir article précédent)

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    2.3.6. Justice, Liberté, Vérité, Amour

Mais toutes ces valeurs ne sauraient construire la société humaine si elles ne se vivaient pas dans la Justice, la Vérité, la Liberté et finalement l’Amour :

« Une société n’est dûment ordonnée, bienfaisante, respectueuse de la personne humaine, que si elle se fonde sur la vérité […]. Cela suppose que soient sincèrement reconnus les droits et les devoirs mutuels. Cette société doit, en outre, reposer sur la justice, c’est-à-dire sur le respect effectif de ces droits et sur l’accomplissement loyal de ces devoirs ; elle doit être vivifiée par l’amour, attitude d’âme qui fait éprouver à chacun comme siens les besoins d’autrui, lui fait partager ses propres biens et incite à un échange toujours plus intense dans le domaine des valeurs spirituelles. Cette société, enfin, doit se réaliser dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui convient à des êtres raisonnables, faits pour assurer la responsabilité de leurs actes. » Jean XXIII, encyclique Pacem in Terris, 1

« L’amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à s’affranchir de l’homme en tant qu’homme. Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame consolation et aide. Il y aura toujours de la solitude. De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain. […] Cet amour n’offre pas uniquement aux hommes une aide matérielle, mais également réconfort et soin de l’âme, aide souvent plus nécessaire que le soutien matériel. L’affirmation selon laquelle les structures justes rendraient superflues les œuvres de charité cache en réalité une conception matérialiste de l’homme : le préjugé selon lequel l’homme vivrait « seulement de pain » (Mt 4,4; cf. Dt 8, 3) est une conviction qui humilie l’homme et qui méconnaît précisément ce qui est le plus spécifiquement humain. » Benoît XVI, encyclique Deus Caritas est, 28

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

– Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église