Éléments de discernement – 13 / La bioéthique

3. Ce que l’Église a à dire sur les sujets au cœur de la campagne présidentielle 2012 en France
  3.1. Au sujet du couple, de la famille et du respect de la vie humaine :
    3.1.1. Le couple, la famille
    3.1.2. L’avortement et le respect de la vie humaine en ses commencements
    3.1.3. L’euthanasie et le respect de la vie humaine en fin de vie 
(voir article précédent)

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    3.1.4. La bioéthique

Dans le domaine bioéthique, des projets de lois reviennent régulièrement sur le devant de la scène, notamment touchant à la recherche embryonnaire. L’Église veut ici redire son estime absolue pour l’embryon humain.

« En réalité, “dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est celle ni du père ni de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors.” […] L’enjeu est si important que, du point de vue de l’obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d’une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l’embryon humain. Précisément pour ce motif, au-delà des débats scientifiques et même des affirmations philosophiques […] l’Église a toujours enseigné, et enseigne encore […] : L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie ». Jean-Paul II, encyclique Evangelium Vitae, 60

Si « on doit considérer comme licites les interventions sur l’embryon humain, à condition qu’elles respectent la vie et l’intégrité de l’embryon et qu’elles ne comportent pas pour lui de risques disproportionnés, mais qu’elles visent à sa guérison, à l’amélioration des conditions de santé, ou à sa survie individuelle », Jean-Paul II, encyclique Evangelium Vitae74
« on doit au contraire affirmer que l’utilisation des embryons ou des fœtus humains comme objets d’expérimentation constitue un crime contre leur dignité d’êtres humains, qui ont droit à un respect égal à celui dû à l’enfant déjà né et à toute personne ». De même pour ce qui est du « procédé qui exploite les embryons et les fœtus humains encore vivants – parfois “produits” précisément à cette fin par fécondation in vitro – , soit comme “matériel biologique” à utiliser, soit comme donneurs d’organes ou de tissus à transplanter pour le traitement de certaines maladies. En réalité, tuer des créatures humaines innocentes, même si c’est à l’avantage d’autres, constitue un acte absolument inacceptable. » Jean-Paul II, encyclique Evangelium Vitae, 63

Dans le même temps, l’Église veut redire toute son estime pour la recherche conduite selon des normes éthiques :

« La recherche sur les cellules souches mérite d’être approuvée et encouragée lorsqu’elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée et l’éthique, qui postule le respect de l’être humain à tous les stades de son existence. […] Cependant une bonne finalité ne peut jamais justifier des moyens intrinsèquement illicites. L’histoire elle-même a condamné dans le passé et condamnera dans le futur une telle science, non seulement parce qu’elle est privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce qu’elle est privée d’humanité. » Discours de Benoît XVI, septembre 2006

Voir aussi : 

– Blog bioéthique édité par le groupe de travail des évêques français sur le sujet.

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

– Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église

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