3. Ce que l’Église a à dire sur les sujets au cœur de la campagne présidentielle 2012 en France
   3.2. Au sujet du « vivre ensemble », de la vie en société :

      3.2.1. Les conditions de la paix sociale
      3.2.2. L’accueil de l’étranger
      3.2.3. Le dialogue interreligieux
      3.2.4. La culture
      3.2.5. Les médias
      3.2.6. La liberté religieuse
      3.2.7. La dignité de la femme
(voir article précédent)

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      3.2.8. La santé

L’Église se veut de rappeler à tous l’attention qu’il faut savoir donner à tous ceux qui subissent la maladie :

« Considérant que la maladie est une situation qui suscite des questions essentielles sur le sens de la vie, « dans une société de la prospérité et de l’efficacité, dans une culture caractérisée par l’idolâtrie du corps, par le refus de la souffrance et de la douleur, et par le mythe de la jeunesse éternelle », l’attention envers les malades doit être considérée comme une priorité. » Jean-Paul II, exhortation apostolique Ecclesia in Europa, 88

L’Église demande que soit pris en considération le malade dans sa globalité, dans sa dignité :

« Dans cette approche des malades et du mystère de la souffrance, l’Église est guidée par une conception précise de la personne humaine et de sa destinée […]. Elle considère que la médecine et les soins thérapeutiques ont pour objectif non seulement le bien et la santé du corps, mais la personne comme telle, qui dans son corps est frappée par le mal. En effet, la maladie et la souffrance ne sont pas des expériences qui regardent seulement le substrat physique de l’homme, mais l’homme, dans sa totalité et dans son unité somatique-spirituelle. On sait du reste comment parfois la maladie manifestée dans le corps trouve son origine et sa véritable cause dans les replis de la psyché humaine.
Maladie et souffrance sont des phénomènes qui, scrutés à fond, présentent toujours des interrogations qui vont au-delà de la médecine elle-même pour atteindre l’essence de la condition humaine en ce monde (
cf. Gaudium et Spes, 10). On comprend donc facilement l’importance que revêt, dans les services socio-sanitaires, la présence […] de personnel sanitaire qui soit guidé par une vision intégralement humaine de la maladie, et sache en conséquence réaliser une proximité humaine complète envers le malade qui souffre. » Jean-Paul II, motu proprio Dolentium Dominum, 2

    3.2.9. Les personnes âgées

L’Église entend stimuler chacun « à découvrir et à valoriser le rôle des personnes âgées dans la communauté civile et ecclésiale, et en particulier dans la famille. En réalité, « la vie des personnes âgées aide à clarifier l’échelle des valeurs humaines ; elle montre la continuité des générations et elle est une preuve merveilleuse de l’interdépendance du peuple de Dieu. Les personnes âgées possèdent souvent le charisme de combler les fossés entre les générations avant qu’ils ne soient creusés : combien d’enfants ont trouvé compréhension et amour dans les yeux, les paroles et les caresses des personnes âgées ! Et combien parmi celles-ci ont, avec empressement, souscrit à ces paroles divines : “La couronne des grands-parents, c’est leurs petits-enfants !” (Pr 17, 6) » Jean-Paul II, exhortation apostolique Familiaris Consortio, 27

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église