Éléments de discernement – 33 / L’État a le devoir d’intervenir et de protéger certains secteurs d’activités au sein du marché économique
  • 11 mars 2012

3. Ce que l’Église a à dire sur les sujets au cœur de la campagne présidentielle 2012 en France
   3.4. Au sujet de l’économie

     3.4.1. Le développement humain authentique ne saurait être exclusivement économique !
     3.4.2. La juste propriété privée
     3.4.3. La promotion des entreprises par l’État

     3.4.4. Le profit ne peut pas être le seul but de l’entreprise
(voir article précédent)

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     3.4.5. L’État a le devoir d’intervenir et de protéger certains secteurs d’activités au sein du marché économique

Alors que le tissu industriel français se distend et que la spéculation financière soulève bien des questions éthiques, l’Église veut rappeler qu’elle se positionne clairement en faveur d’une limitation par l’État des mécanismes de marché qui ne peuvent à eux seuls protéger de façon satisfaisante les différents besoins de la société :

« L’État avait le devoir de défendre les droits fondamentaux du travail, de même, avec le nouveau capitalisme, il doit, ainsi que la société, défendre les biens collectifs qui, entre autres, constituent le cadre à l’intérieur duquel il est possible à chacun d’atteindre légitimement ses fins personnelles. On retrouve ici une nouvelle limite du marché : il y a des besoins collectifs et qualitatifs qui ne peuvent être satisfaits par ses mécanismes ; il y a des nécessités humaines importantes qui échappent à sa logique ; il y a des biens qui, en raison de leur nature, ne peuvent ni ne doivent être vendus ou achetés. Certes, les mécanismes du marché présentent des avantages solides : entre autres, ils aident à mieux utiliser les ressources ; ils favorisent les échanges de produits ; et, surtout, ils placent au centre la volonté et les préférences de la personne, qui, dans un contrat, rencontrent celles d’une autre personne. Toutefois, ils comportent le risque d’une « idolâtrie » du marché qui ignore l’existence des biens qui, par leur nature, ne sont et ne peuvent être de simples marchandises. » Jean-Paul II , encyclique Centesimus Annus, 40

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église

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