3. Ce que l’Église a à dire sur les sujets au cœur de la campagne présidentielle 2012 en France
   3.5. Au sujet du travail et des salaires

     3.5.1. La valeur du travail
     3.5.2. Le juste salaire
     3.5.3. La reconnaissance du travail de la mère au foyer
     3.5.4. Le chômage

     3.5.5. Le temps de travail
(voir article précédent)

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      3.5.6. Les rémunérations indécentes et la spéculation

La France est régulièrement secouée par des affaires de rémunérations de dirigeants d’entreprises « indécentes » au regard de la situation économique et sociale du plus grand nombre. L’Église sur ce sujet fait preuve d’une clarté évidente :

« Dans les pays économiquement développés, il n’est pas rare que des rétributions élevées, très élevées, soient accordées à des prestations peu absorbantes ou de valeur discutable, tandis que des catégories entières de citoyens honnêtes et travailleurs ne reçoivent pour leur activité assidue et féconde que des rémunérations trop infimes, insuffisantes ou, en tout état de cause, disproportionnées à leur apport au bien commun, au rendement de l’entreprise comme au revenu global de l’économie nationale. Aussi bien, Nous estimons être de Notre devoir d’affirmer une fois de plus que la rétribution du travail ne peut être ni entièrement abandonnée aux lois du marché ni fixée arbitrairement : elle est déterminée en justice et équité. (…) Il est clair que les principes exprimés ci-dessus valent partout et toujours. » Jean XXIII, encyclique Mater et Magistra

Concernant la propriété privée spéculative, l’Église se prononce également de façon très nette :

« le Concile a rappelé aussi non moins clairement que le revenu disponible n’est pas abandonné au libre caprice des hommes et que les spéculations égoïstes doivent être bannies. » Paul VI, encyclique Populorum Progressio, 26

« La propriété des moyens de production, tant dans le domaine industriel qu’agricole, est juste et légitime, si elle permet un travail utile ; au contraire, elle devient illégitime quand elle n’est pas valorisée ou quand elle sert à empêcher le travail des autres pour obtenir un gain qui ne provient pas du développement d’ensemble du travail et de la richesse sociale, mais plutôt de leur limitation, de l’exploitation illicite, de la spéculation et de la rupture de la solidarité dans le monde du travail . Ce type de propriété n’a aucune justification et constitue un abus devant Dieu et devant les hommes. » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 43

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église