4. Ce que l’Église a à dire à chaque citoyen sur sa responsabilité et son engagement personnels, véritables leviers de l’avènement de la « civilisation de l’amour »
   4.1. Chacun est maître de son propre destin !
   4.2. Participer à la solidarité sociale, notamment en payant ses impôts
   4.3. Élargir le champ de son engagement citoyen !

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   4.4. Agir pour changer en profondeur les modes de vie !

L’Église appelle chacun, non seulement à une générosité effective, mais également à une véritable réévaluation de sa façon de vivre :

« Il ne s’agit pas seulement de donner de son superflu mais d’apporter son aide pour faire entrer dans le cycle du développement économique et humain des peuples entiers qui en sont exclus ou marginalisés. Ce sera possible non seulement si l’on puise dans le superflu, produit en abondance par notre monde, mais surtout si l’on change les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés. Il ne s’agit pas non plus de détruire des instruments d’organisation sociale qui ont fait leurs preuves, mais de les orienter en fonction d’une juste conception du bien commun de la famille humaine tout entière. » Jean-Paul II, encyclique Centesimus Annus, 58

Traiter l’urgence, donner, prêter de l’argent ne saurait suffire :

« Les investissements privés et publics réalisés, les dons et les prêts consentis, ne saurait suffire. Il ne s’agit pas seulement de vaincre la faim ni même de faire reculer la pauvreté. Le combat contre la misère, urgent et nécessaire, est insuffisant. Il s’agit de construire un monde où tout homme, sans exception de race, de religion, de nationalité, puisse vivre une vie pleinement humaine, affranchie des servitudes qui lui viennent des hommes et d’une nature insuffisamment maîtrisée; un monde où la liberté ne soit pas un vain mot et où le pauvre Lazare puisse s’asseoir à la même table que le riche. Cela demande à ce dernier beaucoup de générosité, de nombreux sacrifices, et un effort sans relâche. À chacun d’examiner sa conscience qui a une voix nouvelle pour notre époque. Est-il prêt à soutenir de ses deniers les œuvres et les missions organisées en faveur des plus pauvres ? À payer davantage d’impôts pour que les pouvoirs publics intensifient leur effort pour le développement ? À acheter plus cher les produits importés pour rémunérer plus justement le producteur ? À s’expatrier lui-même au besoin, s’il est jeune, pour aider cette croissance des jeunes nations ? » Paul VI, encyclique Populorum Progressio, 47

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Pour aller plus loin

 

Élections 2012 : Éléments de discernement (table des matières et accès au contenu au fur et à mesure de sa mise en ligne)

– Vidéo : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri parle des échéances électorales

Élections : un vote pour quelle société ? Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012

Compendium de la doctrine sociale de l’Église