Le Père Régis Pellegrin a rejoint le Père le 26 octobre dernier. Ses funérailles ont été présidées par Mgr Xavier Malle. Le Père Guy Corpataux a accueilli l’assistance :

Autour de notre évêque, nous disons « Au-revoir » ce matin à Régis qui a été ordonné prêtre il y a plus de 60 ans, en 1957, jeune Champsaurin des Buissards. C’est dans cette terre qu’on ira déposer son corps tout à l’heure. On peut dire que c’est dans le bassin gapençais qu’il a exercé une première longue partie de son ministère : vicaire rural à Gap, puis vicaire à Chorges. Il devient ensuite, dans la force de l’âge curé de Sigoyer, Neffes, Pellautier, la Freissinouse. Et après un séjour qui se prolongera un peu au delà de l’âge de la retraite, il était le curé d’Aspres-sur-Buech avant de rejoindre la maison Saint-Marcellin. Ceux qui ne l’ont connu que ces dernières années auront sans doute du mal à se souvenir de l’homme passionné qu’il fut, proche des habitants, attentif aux activités humaines de tous ces villages. C’est ainsi qu’il collabora au projet de la station des Guérins. Aumônier de la jeunesse avec ses confrères, il fut l’un des premiers à passer le permis en commun. Sans oublier la fidélité à une de ses passions de plus, le journal paroissial : Notre Amitié. Vraiment, l’enthousiasme de ce temps là est magnifique ! Nous lui disons notre reconnaissance. Et, comme nous aimions l’appeler entre nous, « Au revoir le Rex ! »

Le Père Marius Chevallier a donné l’homélie :

« Au revoir Régis »

Homélie du père Marius Chevallier pour les funérailles du père Régis Pellegrin, le 31 octobre 2018

À-Dieu – pour qui tu as du prix, ce Dieu que tu as cherché, tu as passé ta vie à chercher sa lumière…

Le chemin de ta vie a rejoint celui du Christ… Ce chemin est passé par tes racines champsaurines, les paroisses : Gap, Chorges, Sigoyer, Aspres !

Je m’aventure à dire quelques mots de ton itinéraire spirituel :

Comme tous les prêtres en paroisse, tu as partagé les joies et les peines, la vie quotidienne, des gens de tes paroisses à l’occasion des sacrements. Tes distractions naturelles ne t’empêchaient pas d’être un bon observateur – attentif et à l’écoute – des autres.

Tu étais un observateur, un chercheur engagé avec humilité et discrétion.

À Sigoyer où tu es resté longtemps, tu étais engagé à faire vivre la station de skis des Guérins, trésorier, secrétaire… Tu aimais accueillir dans ce presbytère où tu étais chez toi, avec un jardin bien entretenu, (et ta maman qui entretenait ta gourmandise) !

Je me risque encore à parler des ruptures, des conversions qui ont marqué ta vie. Tu es le dernier prêtre du grand séminaire de l’Adret à Gap – toute une époque où chaque diocèse avait son grand séminaire. Tu as vécu avant Vatican II, donc avec la soutane.

Avec Vatican II, tu vivais dans une Église accueillante au monde et l’Église apportait la lumière de l’Évangile. Une Église bousculée par les événements de monde, de mai 68. Ce n’est pas pour rien que tu as fait beaucoup de sessions, tu étais en formation permanente, tu n’as pas été un prêtre superficiel. La Parole de Dieu, la Bible, le message du Christ, la célébration de la messe étaient au centre de ta vie et de tes questions. Tu aimais retrouver des amis et des confrères à chaque session ;

Comme Thomas, tu posais les grands questions, quand Jésus dit aux douze « pour aller où je vais, vous connaissez le chemin », Thomas est le seul à poser la question : « Nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? », comme l’apôtre Thomas le chemin du Christ n’était pas évident, facile, tu avanças à ton rythme !

Comme lui, tu aurais aimé toucher et voir le Christ du matin de Pâques !

Aujourd’hui, Régis, tu es en avance sur nous. Tu vois le Christ transfiguré, ressuscité, tu ne te poses plus la question « qui nous fera voir le bonheur ? » Avec cette longueur d’avance sur nous qui sommes encore en chemin, on te pardonne tes petits retards liés à ton style de vie un peu poète…

Merci, Régis, pour ton humilité, ta fraternité et tes questions. Il restera tout ce que tu as donné – pour Dieu – pour les autres.

Tu entres dans le Royaume du Christ, ta « nouvelle maison » avec la foule immense de ceux qui ont cherché la lumière. Tu as maintenant la réponse à ta grande question : « Qui nous fera voir le bonheur ? » Jésus peut te dire : « Entre dans la joie de ton Maître » !

 

Cet article a 1 commentaire

  1. brucker

    merci infiniment au père Régis Pellegrin !
    il ns a accueilli à notre arrivée en 1980 à Pelleautier, sachant ns former pour l’aider ds les 4 paroisses, ns faire confiance, ns mettre à contribution toujours avec beaucoup de joies !
    pour le catéchisme, le mouvent des retraités alors que j’étais encore jeune, les grandes fêtes liturgiques à chacun pouvait s’activer, le ski club des Guérins à Ceüzette maintenant supprimé où initiés comme débutants s’amusaient, bref que du BONHEUR…

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