Que fête-t-on jeudi 21 mai ?

On fête l’Ascension, c’est-à-dire l’élévation de Jésus Christ au Ciel. L’Ascension est l’une des principales fêtes chrétiennes.
Comme cet événement de l’Ascension se situe quarante jours
après Pâques, cette fête tombe toujours un jeudi et, cette année, le 22 mai (Pâques ayant été célébré, en 2009, le dimanche 12 avril).

Qu’est-ce que l’Ascension ?

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont
suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux apôtres.

Puis, au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé
qu’ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux
extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).

« Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux
dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : ” Galiléens, pourquoi restez-vous là
à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L’avez vu s’en aller vers le ciel » (Actes des Apôtres 1,
9-11).

L’évangéliste Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à
Jérusalem, remplis de joie » (Luc 24,52)
.

Pourquoi l’Ascension est-elle célébrée dans la joie
?

Le Christ, fils de Dieu fait homme, né de la Vierge Marie, a pleinement assumé
cette condition humaine depuis le jour de sa naissance, dans la nuit de Noël. Environ trente-trois ans plus tard, sa présence terrestre s’achève avec
l’Ascension.

Pourtant, comme le mentionne saint Luc, les apôtres s’en retournent à Jérusalem
« remplis de joie » et non tristes, comme on aurait pu s’y attendre. De la même manière, l’Ascension est célébrée dans la joie par les
chrétiens.

L’Ascension fait en effet partie de l’événement inouï de Pâques : par sa
mort et sa résurrection, le Christ a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans la gloire céleste.

Il ne s’agit pas, bien-sûr, de rejoindre le ciel au sens du firmament, l’espace
que nous observons au-dessus de nos têtes. Il s’agit d’un espace spirituel, celui de Dieu. A propos du ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et
définitif ».
Il précise également que « ce
mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’écriture nous en parle en images : vie, lumière,
paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis »

Les deux hommes vêtus de blanc décrits par les Actes des Apôtres annoncent
alors aux Apôtres que Jésus « reviendra de la même manière ». Et, pour le moment, ils les incitent à ne pas rester les yeux vers le ciel : ils doivent retourner à leurs
responsabilités. Celles-ci leur
avaient justement été indiquées par le Christ : être ses témoins par toute la terre en annonçant sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en
baptisant.

L’Ascension est ainsi un envoi en mission adressé aux Apôtres comme aux hommes
de tous temps. Il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.

La joie qui fait suite à cet événement s’explique aussi par cette annonce du
Christ rapportée par Saint-Matthieu (Mt 28, 20) (et lue au cours de la messe de l’Ascension) : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du
monde ».

Autrement dit, le Christ est sans cesse présent auprès des hommes : même
si, à la suite de l’Ascension, Il n’est plus là physiquement, Il l’est dans les sacrements – dans l’eucharistie en particulier. Il l’est également auprès de ceux qui prient, seuls ou à
plusieurs : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux », avait-Il dit un jour aux apôtres (Matthieu 18, 20). Finalement, l’achèvement de sa vie
terrestre permet sa présence auprès des hommes de tous temps et de tous lieux.

L’Ascension fait donc partie des événements fondateurs de la foi en Christ, et
d’autant plus qu’il a donné aux hommes leur liberté : loin de s’imposer à eux, le Christ les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement.

Les horaires de la messe de l’Ascension, dans les paroisses, abbayes et
monastères de France, sont disponibles 24h/24h, 7j/7j, sur le serveur vocal MessesInfo au 0892251212

                                     
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Charles Troesch depuis Madagascar

Voici quelques nouvelles du séjour à Madagascar de Charles
Troesch, diacre de notre diocèse, envoyé à Antsirabe le 12 mars dernier à la demande de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri pour compléter sa formation en vue du
sacerdoce.

 

Mon séjour touche à sa fin. Je rentre à Gap dans quelques jours. Sur cette
photo, vous pouvez voir une communauté paroissiale dans la brousse. Le bâtiment derrière, c’est l’église. Elle a été construite par les missionnaires français il y a plus de 50 ans. Depuis, elle
tombe en ruine. Les gens de ce village sont très pauvres. Très peu peuvent s’acheter des chaussures. En arrivant au village dimanche dernier pour la messe, les enfants sont restés
« scotchés » en me voyant. Ils ne bougeaient plus. Alors j’ai demandé au Père Célestin (curé de la paroisse) ce qui se passait. Et il m’a répondu que c’était la première fois que les
enfants voyaient un Blanc. Il y a une petite fille d’environ 6 ans qui est venu me toucher la main pour vérifier que j’étais comme elle. En fait ils n’avaient pas peur, mais ils étaient
impressionnés.

Dans le presbytère de la paroisse, il y a un prêtre et un diacre (qui sera ordonné prêtre au mois d’août). C’est une maison très vétuste. Il n’y a pas d’eau. Pour se laver, il faut aller chercher
de l’eau au puit et utiliser des sceaux. La télévision est un luxe réservé à une élite. La seule détente que s’offrent ces deux religieux, c’est parfois une petite soirée pour jouer avec une
vielle boite de dominos. Le jour de mon arrivée sur la paroisse, un bienfaiteur a apporté un vieux réfrigérateur bricolé. C’était la première fois qu’un tel appareil était installé sur la
paroisse. Le Père Célestin et le Diacre Bruno étaient heureux de pouvoir enfin manger des produits frais. Mais mauvaise surprise, l’installation électrique de la maison (datant des années 50) est
trop vétuste pour un tel matériel…

Sur cette photo, on peut voir la pauvreté qui touche Madagascar. Mais je n’ai jamais vu une seule personne se plaindre et se lamenter sur son sort. Les gens sont heureux, et les enfants jouent en
souriant. Le salaire de base est de 30 euros par mois. Un cadre moyen, ou un professeur d’université gagne environ 60 euros par mois. Un prêtre ne touche pas un centime pour vivre. Il ne reçoit
que des dons des fidèles. Et parfois, il n’y a rien à manger. Avec 200 euros, on peut payer une scolarité pour un an dans une très bonne école. Sur ces 200 euros, sont compris la pension
complète, les fournitures, les livres et les vêtements et chaussures pour une année. Des communauté religieuses sont obligées de refuser des séminaristes ou des sœurs parce qu’elles n’ont pas de
quoi les nourrir.

Alors, parfois je pense aux « problèmes » qui existent chez nous, à nos querelles de clocher, à plein de petits détails qui prennent trop d’importance dans notre société. Je n’ai
qu’une chose à dire, Merci Monseigneur de m’avoir envoyé là-bàs. Merci de m’avoir proposé de vivre cette expérience dans l’Eglise de Madagascar. Et merci de m’avoir fait connaître le diocèse de
nos cher Pères Jean-Marie et Albert. J’ai vu ce qu’ils ont vécu avant de venir chez nous à Chaillol. Merci.

A très bientôt. 

Charles Troesch
Diacre du diocèse de Gap et d’Embrun

     
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